L. N. Vauquelin , chimiste
né à Saint-André d’Hébertot le ts mai 1743,
mort à Saint-André d'Hébertot le i4 novembre 182».
A l'auteur des decouvertes du chrême et de ta glucine, actif promoteur
de l'analyse chimique rigoureuse.
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LE CHATEAU D’HÉBERTOT.
Le château d'Hébertot (il a appartenu à la famille du célèbre chancelier d’Aguesseau) , admirablement situé sur la g. du chemin de fer de Pont-l’Évêque à Ronfleur, au fond d’un joli vallon que dominent des collines couvertes d'un rideau de magnifiques sapins, entouré d’arbres séculaires, de charmilles, de bosquets et de pelouses, offre un aspect grandiose. Malheureusement le remblai du chemin de fer. qui précède le tunnel, le prive d'air et de vue. Les diverses constructions dont il se compose appartiennent à trois époques.
a La partie la plus ancienne, dit M. de Caumont, est un gros pavillon, que l’on pourrait appeler presque un donjon, auquel le temps a laissé une teinte grisâtre qui ne manque pas d’harmonie. Son toit rapide est porté sur une corniche à corbeaux saillants, avec mâchicoulis. On l’a attribué à Louis XIII.
« Il occupe l’extrémité des constructions. Contre son flanc s’appuie le corps principal du château, sans détails architectoniques, mais encore assez imposant. Je crois que ce bâtiment date au plus tôt du règne de Louis XIV. Le propriétaire y a récemment ajouté une bâtisse assez bien comprise, que termine une svelte tourelle, dont limage se mire dans l'eau, à l'extrémité opposée au donjon.
« Si l’extérieur a été respecté, il n’en a point été de même pour l’intérieur. Il a été ravagé pour satisfaire à ce que l’on nomme les exigences des mœurs de chaque époque successive. Aussi est-on heureux de voir encore un petit salon, ou plutôt une galerie, dont le plafond, peint sous Louis XIV, est orné, à chaque angle, des blasons des anciens maîtres.
« Cette pièce sert d’antichambre au grand salon qui occupe tout le rez-dechaussée du donjon. La cheminée de cette salle a pour pieds-droits deux pilastres cannelés d’ordre dorique :
un blason en relief occupe le centre du manteau. Les poutres et poutrelles |
du plafond, la frise du haut des murs sont couvertes de rinceaux d’une riche composition. Dans les entrelacs de la frise apparaît une nouvelle série de blasons accompagnés des noms des familles auxquelles ils appartenaient. J’en ai compté onze, non compris le blason en relief du manteau de la cheminée qui porte les trois roses et les fleurs de lis de Nollent. »
On peut revenir i Trouville, ou par le chemin de fer (la station de Quetteville est à 4 kil. environ du château d'Hébertot, vers le N. O.), ou par la route de terre d’Ilon fleur à Pont-l'Êvèque. A Pont-l'Évêque on aura encore le choix entre la route et le chemin de fer.
La route de Saint-André-d’Hébertot à Pont-l’Évêque descend la jolie vallée boisée de la Calonne, dominée à dr.
par Vieux-Bourg (173 bab.). Sur le territoire de cette commune se voient les ruines importantes du château féodal de Malesmains. Des murs couverts de lierre défendent, dit M. de Caumont, une enceinte entourée de fossés. On passe, un peu plus loin, sous le chemin de fer de Pont-l’Évêque à Hon fleur, pour suivre la rive dr. de la Calonne qui se jette dans la Touques à Pont-l’Évêque, où elle alimente de jolies fabriques. Après avoir laissé à g., au milieu de la verdure, le village de Launay et à dr.
celui de Surville (H. 68), on passe encore une fois sous le chemin de fer et l'on entre dans la belle avenue de peupliers qui précède Pont-l'Ëvêque.
De Pont-l’Évêque à Trouville (P.
ci-dessus, p. 389).
DE TROUVILLE A TOURQÉVILLE