‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 39 sur 499 · POISSY · texte numérisé non relu

POISSY

tianum, où les Romains entretenaient une flotte pour contenir les peuples voisins. Au iv' s., ce port était trèscommerçant; car il y avait, si l’on doit en croire certains historiens, deux préfets de navigation , dont l’un, résidant à Paris, était désigné sous le nom de prœfectus cl as si s Andfrelianorum. En 1710, Chilpéric rendit à Andrésy une ordonnance qui a donné à penser que les rois de la première race y possédaient un château. Du reste, des débris de portes et de tours prouvent qu’au moyen âge ce lieu a été fortifié. En 1592, il s’y .tint des conférences pour la conversion d’Henri IV. Andrésy n’est plus aujourd’hui qu’un petit village; mais, de la belle promenade qui longe la Seine, on découvre de charmants paysages, et les coteaux qui s’élèvenL à l’Ô. offrent l’une des plus belles vues panoramiques des environs de Paris.

L 'église d’Andrésy se trouve à l’extrémité supérieure du village. Son clocher en ardoise, qui surmonte une tour carrée dont un côté seulement est ancien , attire de loin les regards. L’entrée principale, située sous cette tour, s’ouvre dans la grande rue , mais il y a une autre entrée sur le quai, à côté du chœur.

Un porche ogival, orné autrefois de sculptures, précède la porte, de chaque côté de laquelle s’élevaient cinq colonnes élégantes; à g., on a eu l’ingénieuse idée de couper trois de ces colonnes au-dessous des chapiteaux, pour mettre à leur place la porte du clocher. La porte franchie, on descend dix marches. L’intérieur se compose d’une nef et de deux bas côtés; mais toute la partie g. de la nef et le bas côté g., beaucoup plus large que le bas côté dr., ont été reconstruits, en même temps que les trois côtés de la tour, à une époque comparativement moderne. Les seules parties vraiment intéressantes de cette église sont le côté dr. de la nef et le bas côté dr. , qui paraissent dater du

xin' s. Les galeries du premier étage sont assez jiien conservées.

Une des nombreuses maisons de campagne d'Andrésy a appartenu à Mme la comtesse de Marsan, gouvernante des enfants de France.

La voie ferrée, longeant la rive g.

de la Seine, laisse à g. plusieurs châteaux environnés de parcs et agréablement situés au pied de coteaux boisés dont quelques-uns ont servi de carrières; on dépasse successivement les châteaux de Villieis, de Mignaux et à’Hacqueville ; le parc de ce dernier est arrosé par un petit ruisseau que franchit la voie ferrée et qui va se jeter dans la Seine. Le chemin de fer passe ensuite devant le village de Vilaines près duquel se trouvent une croix trèsancienne, à côté de trois tilleuls, et un moulin à vent, au haut d’un mamelon. Un arbre magnifique, nommé Salfara , planté vers 1810, couvre une grande partie de la place de Vilaines. Lavoie ferrée, côtoyant un petit chemin ombragé par des noyers, atteint bientôt le v. de Médan (199 hab.) , où l’on remarque, outre un château avec terrasse dominant la vallée de la Seine, une église surmontée de deux tours et dont la façade a été mutilée. Les fonts baptismaux ont servi, dit-on, au baptême de Charles le Chauve.

34 kil. Triel (omnibus, 20 cent.), v. de 1965 hab., bâti sur la rive dr. de la Seine, est relié à la station par un pont suspendu de trois arches. Il possède plusieurs villas modernes ; mais son château, qui appartenait à Mme la princesse de Conti, a été détruit pendant la Révolution. L’église, construite sur une vaste terrasse plantée d’arbres, a été bâtie à diverses époques. La nef est du style gothique ; le chœur est postérieur à la Renaissance. Toutes les parties anciennes sont tellement délabrées qu’il devient impossible de les restaurer. On remarque surtout à l’ex-

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