‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 407 sur 499 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

Les Bretons, conduits par Guy de Thouars, qui avait pris le titre de duc de Bretagne, démantelèrent cette place forte et la livrèrent au pillage (1204). Trentedeux ans plus tard, saint Louis, ayant acheté la vicomté d’Avranches pour 160 livres tournois, en fit relever les fortifications et « c’est sans doute depuis cette époque, dit M. le Héricher, que la ville possède des fleurs de lis dans ses armes, dont la principale pièce est un château d’argent. •

Vers 1317 Avranches fut définitivement réincorporée au duché de Mortain par Philippe le Long.

Après avoir opposé une résistance invincible au roi Jean, .qui était entré en Normandie en 1354, Avranches fut une des premières villes qui tombèrent au pouvoir du duc de Clarence, frère d’Henri V, roi d’Angleterre (1418). L’année suivante, les troupes du roi de France l’enlevèrent aux Anglais qui la reprirent en 1421 et, malgré les efforts de la France, la gardèrent jusqu’après la bataille de Formigny, c’est-à-dire jusqu’en 1450, année pendant laquelle ils en furent expulsés après un siège de trois semaines; le capitaine anglais Lampet et ses cinq cents hommes durent sortir de la ville sans autre chose qu’un bâton blanc à la main.

Pendant les guerres de la ligue du Bien- Public, Avranches se soumit volontairement au duc de Bourbon (1464), mais Louis XI la reprit deux ans après, prise, en 1467, par le duc de Berry, elle fut rendue à la France par le traité d’Ancenis (1468).

Les Avranchais, très-attachés â la religion catholique, résistèrent énergiquement aux protestants (l’extrême activité qu’ils déployèrent fit donner à leur ville le nom d’ Allumette de la Ligue), et la trahison seule put ouvrir l’entrée de leur cité à Montgommery f 1563), dont les soldats s’y rendirentcoupables des plus grands excès. Chassés par Matignon (1562), les huguenots rentrèrent à Avranches l’année suivante et y commirent de nouveaux crimes.

Les dévastations commises par les calvinistes dans la ville excitèrent chex les habitants une telle haine contre le parti protestant qu’ils refusèrent de reconnaître Henri IV, sous prétexte qu’il n’était pas catholique et qu’il favoriserait les novateurs. Les troupes royales assiégèrent Avranches en 1591 et s’en emparèrent, non, toutefois, sans avoir éprouvé une vigoureuse résistance. L’évêque lui-même, François Péricard (Louis XIII l’envoya, en 1625, comme ambassadeur À la cour de

ed by C*oogle

Page 1