PONTS. — PLAGES
de jonction avec le quai aux Meules, il est bordé par l’immense façade de la caserne Saint-Sever. Le quai aux Meules, de peu d’étendue , est bordé par les vastes bâtiments des docks.
Viennent ensuite, du même côté, le quai de la Grande-Chaussée et, enfin, celui des Curandiers, en face de F lie (lu Pettt-Gaq.
Sur la rive dr., le quai de la Bourse, qui fait suite au quai Napoléon, se prolonge du pont suspendu à la rue de l’Impératrice.
On y remarque, outre la Bourse et l’hôtel d’Angleterre, les principaux restaurants et cafés de Rouen; il est planté d'arbres et décoré de la statue de Boïeldieu (F. ci-dessous). Le quai du Havre est limité d’un côté par la rue de l’Impératrice et de l’autre par le boulevard Cauchoise ; vient ensuite le quai du Mont-Riboudeî qui fait face à l’Ile du Peîit-Gay. Au delà, s’étend l’acenue du Mont-Riboudet qui se prolonge jusqu’au faubourg Cauchoise.
Places. — Fontaines. — Statues.
Rues.
La place du Vieux-Marché, sur
laquelle se tient le plus ancien des marchés de Rouen (il existait dès le xi” s. ) , occupait au xv« s. tout l’espace compris entre la rue du Vieux-Palais et l’église Saint-Ëloi.
Des maisons s’y étant élevées vers le commencement du xvr> s., la place du Vieux-Marché fut partagée en deux portions inégales portant, l’une le nom de Vieux - Marché , l’autre , la plus petite et la plus rapprochée de l’église Saint-filoi, celui de place de la PuceUe, parce que c’est là que les Anglais brûlèrent Jeanne d’Arc, le 30 mai 1431.
Sur le lieu oû mourut l’héroïne, fut élevée, quelques années après sa mort, une jolie fontaine triangulaire qui a été détruite, et qu’a remplacée une autre fontaine ridicule et vulgaire, sculptée par Paul Slodtz. Jeanne d’Arc- est représentée sous le costume
sic
de Bellone, mais d’une Bellone du règne de Louis XV.
Au mois d’août 1864, a eu lieu l’adjudication relative à la construction des halles couvertes qui doivent être établies sur cette place. Les travaux de serrurerie ont été évalués à la somme de 140 000 fr., et les travaux de maçonnerie à celle de 96 000 fr.
Ces importants travaux sont en voie d’exécution.
La place Saint-Éloi, qui entoure l’église de ce nom (aujourd’hui temple protestant), servait autrefois de cimetière à la paroisse.
La place dxi Marché-Neuf s’ouvre dans la rue de l’Impératrice, sur l’un des côtés du palais de justice. Au commencement de ce siècle, cette place était décorée d’une statue en plomb doré, représentant Louis X.1V dans sa jeunesse. La statue a été remplacée par 1 obélisque actuel d’où sort une fontaine abondante.
La place de l’ Hôtel-de-Ville , bordée au S. par les bâtiments de l’hôtel de ville et l’église Saint-Ouen, mesure environ 200 mèt. de longueur et près de 125 mèt. de largeur.
Le 15 août 1865 a eu lieu sur cette place l’inauguration d’une statue équestre, en bronze, érigée par souscription à l’empereur Napoléon I,r.
Cette statue est l’œuvre de M. Vital- Dubray. Napoléon, calme, dans son costume favori de chasseur de la garde, avec la redingote grise et le petit chapeau, sur un cheval qui se cabre , est représenté sortant de l’hôtel de ville et s’avançant vers les troupes qu’il va passer en revue. Il répond par un salut aux acclamations de la population rouennaise.
Le bronze est celui des canons d’Austerlitz, avec lesquels avaient été fondus les balanciers de la Monnaie de Rouen, et que l’administration municipale, lors de la suppression de cet établissement, a spontanément offerts pour servir à l’exécution d’une statue de Napoléon I".
Le piédestal, construit d’après les
dessins et sous la direction de M. Desmarest, architecte en chef du département, mesure 5 mètres 80 centimètres au-dessus du sol.
Ses quatre faces portent six panneaux sur les deux grandes faces desquels (S. et N.) sont gravées des inscriptions en lettres d’or, sur table de marbre rouge (griette d’Italie) et surmontées de palmes et de lauriers dorés.
On lit sur le panneau de la grande face sud : Empire français; — Code Napoléon; et, sur le panneau de la grande face du nord : Concordat ; — Légion d’honneur.
Entre les deux tables d’inscription de ces deux faces, on voit l’aigle impériale, en bronze, tenant dans ses serres une branche de laurier et planant au-dessus d’un bouclier à l’initiale de l'Empereur et auquel est suspendue la croix de la Légion d’honneur.
Le panneau E. porte l’inscription dédicatoire, en lettres d’or sur marbre rouge :
A NAPOLÉON i«r LA VILLE DE ROUEN ET