III
quelque peine à se tenir debout. » Cette idée lui procura un peu de satîâ£aiction.
Cependant Toungyoung s'était rendu à Matcfaut), à la maison de Sse, pour y porterie billet d'InTitation. Sse Yeoule reçut le billet, et retint le concierge à dînen « Y aura-t-il quelques hôtes chez vous demain ? » lui deinanda*t*iL
— « Il n'y en aura pas d'autres que le seigneur Tchang, qui loge au château et qui lient compagnie à mon maître, » répondît le concitôrge.
Sse Yeoute savait qui était Tchang£anjou, et il ne poussa pas plus loin ses questions. Quand
concierge eut fini de dîner, et qu'il eut &Àt ses rémercîmens: « Monsieur, ajouta-t-il , demain, 'ne mangue: & pas, je vous en prie, d,ai> river un peu de bonne heure. La route est longue, et vous mepargnerez la peine de revenir. »
' « Je serais bien fâcbé de vous donner cette peine, dit Sse Yeoute; je viendrai de bonne heure, soyez-en sûr, »
Le concierge partit, et Sse Yeoute resta partagé entre rincertitude et la satisfaction : «Quand ce Tchangfanjou serait un génie, disait-il , il ne saurait pénétrer mon affaire ; et comment
îtnaginerait-il que toute la sienne est dans mon esprit ? S'il se montre récalcitrant^ je le déiuas» querai tout-à-fait; , et je le réduirai à n'avoir pas un lieu où il puisse se cacher, »
Les effets de ce plan devaient être de faire inan(juer àVun le trésor quil voulait découvrir, «t d'enlever à l'autre ce <]u'il croyait déjà tenir :
Tandis qne Iliosime s'apprête k taer le tigre.
Le tigre soD|;e à dérorer l'homme ;
Mais les dâMts du crabe et dn cormoran •
Tonnent k ramntage àtt pécheur.
On apprendra dans le chapitre suivant ce qui arriva le lendemain, à FeatreTue de ces d#ux personnages.