‹ Ivan Tourguéneff d'après sa correspondance avec ses amis françaisChapitre 33 sur 91 · TAINE ET RENAN · texte numérisé non relu

TAINE ET RENAN

Après les lettres de Tourguéneff à Flaubert et à George Sand, nous groupons maintenant toutes celles que nous avons pu nous procurer, écrites par Tourguéneff aux autres convives du diner Magny.

La première en date est adressée à Sainte-Beuve. Elle a sans doute été la seule, c'est du moins ce qui nous a été dit. D'ailleurs, elle ne précéda que de quelques mois la mort de Sainte-Beuve, et ce n'est qu'en cette année 1868 que les rapports entre le critique français et le romancier russe devinrent relativement fréquents.

Celle à Théophile Gautier est également unique. Sa teneur même nous fait penser qu'il n'en fut pas écrit d'autres : Tourguéneff part pour un long voyage en Russie et il exprime l'espoir de voir

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Théophile Gautier l'année suivante, mais l'année suivante ne vint pas pour celui-ci, qui mourut le 20 octobre de cette même année 1872.

En somme, les relations entre TourguénefF et Sainte-Beuve et Théophile Gautier furent trop intermittentes pour qu'une absence prolongée de TourguénefF n'ait pas interrompu entre eux toute correspondance.

C'est à l'obligeance de M. le vicomte de Spoelbcrch de Lovenjoul, l'éminent bibliophile, que nous devons communication de ces deux intéressantes lettres.

Les lettres à Charles Edmond sont de 1872 et 1880; elles ne forment qu'une faible partie de la correspondance échangée entre TourguénelT et Charles Edmond qui, comme nous le savons, avaient fait déjà connaissance en 1843, au cours du philosophe Scheeling, à Berlin, et dont les relations devinrent plus intimes à l'arrivée de TourguénefF à Paris, en 1847. De cette correspondance, il n'a été conservé que les trois lettres que nous donnons aujourd'hui, et dont nous devons la communication à M. Jules Claretie.

Viennent ensuite la demi-douzaine de billets adressés à Taine et quatre lettres à Renan, qui nous ont été communiquées par les familles de ces deux illustres écrivains.

L'importance de ce paquet de lettres est moins dans l'intérêt propre de plusieurs d'entre elles que dans ce fait qu'elles fixent le degré d'intimité de

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récrivain russe avec ces éminents représentants des lettres françaises. C'est là le but principal de leur publication, qui formera, je crois, un chapitre intéressant de l'histoire des relations intellectuelles entre la France et la Russie.

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