‹ Ivan Tourguéneff d'après sa correspondance avec ses amis françaisChapitre 34 sur 91 · A SAINTE-BEUVE · texte numérisé non relu

A SAINTE-BEUVE

Paris, mardi, 23 novembre 18G8.

Hôtel Byron, rue Laflite.

Monsieur,

Des lettres que je reçois de Bade m'obligent de partir ce soir même, et me privent du plaisir de dîner avec vous. Je n'ai pas besoin de dire combien je le regrette : une pareille occasion manquée n'est pas de celles qu'on retrouve ou dont on se console vite.

Je m'étais permis, il y a quelque temps, de vous offrir quelques-uns de mes ouvrages : je ne puis me rappeler si les deux volumes ci-joints étaient du nombre'. Vous le voyez, dans le doute, je ne m'abstiens pas; je tiens trop h l'honneur d'être lu par vous pour ne pas même courir risque de paraître importun.

Croyez aux sentiments d'admiration sincère De votre tout dévoué

Iv. TOURGUÉXEFK.

p. s. — Permettez-moi de vous donner mon adresse pendant l'hiver : Carlsruhe, giand-duché de Bade, poste restante.

1. L'uu de ces volumes a dû être Fumée dont la traduction française a paru en 1868.

d'après sa correspondance 171

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