‹ Ivan Tourguéneff d'après sa correspondance avec ses amis françaisChapitre 4 sur 91 · PoMo «usse renommé · texte numérisé non relu

PoMo «usse renommé

d'après sa correspondance 11

vous l'avez vu, qu'est venue demeurer ma fille de Spasskoïé. » ' — Il s'agit de l'enfant que TourguénefT a eue dans sa jeunesse, étant étudiant, d'une serve de sa mère. Cette petite fille se trouvant malheureuse en Russie, Tourguéneff se confia à Mme Viardot, qui lui conseilla de la faire venir et prit sur elle de surveiller son éducation.

En 1850, la mort de la mère d'Ivan Sergueïévitch le força à rentrer en Russie, et ce n'est qu'en 1855 qu'il revint auprès de ses amis. Il visita plusieurs centres de l'Eiirope, puis se fixa avec la famille Viardot à Bade. ]\Iais la guerre de 1870 les obligea à regagner Paris, que Tourguéneff ne quitta plus, si ce n'est pour aller chaque année, ou tous les deux ans, soit à Pétersbourg, soit à Spasskoïé, sa propriété du gouvernement d'Orel.

C'est par la famille Viardot que Tourguéneff fut mis en relations avec le monde artistique et littéraire français; c'est dans leur maison que, dès son arrivée à Paris en 1847, il rencontra pour la première fois George Sand, amie de longue date de Louis Viardot, avec qui elle avait fondé, en 1841, la Revue Indépendante. Mais c'est plus tard seulement que leurs relations devinrent suivies, grâce à Flaubert.

Vers la même époque, il fit la connaissance de

Page 1