XI.II
50, rue de Douai.
Jeudi (janvier 1880;.
Mon cher ami, Je suis ici pour un instant et ne puis aller vous voir. Mais je sais que vous avez vu hier Stassulevitcli et je suppose que vous avez été content de l'entrevue. Flaubert m'avait parlé de la répétition générale delà pièce deDaudet (qui devait avoir lieu aujourd'hui)^ et il voulait m'y mener, mais je n'ai rien vu, ce qui me fait supposer que c'est remis. Je ne doute pas que vous n'y alliez aussi vousmême. Ecrivez-moi à Bougival pour que je puisse venir ici (ainsi que pour la première représentation). En tout cas écrivez ce que vous savez, et au revoir, sans doute, bientôt.
Tout à vous,
Tv. ToiRGUÉXEFF.
1. C'est probablement à la fin de 1879, avant la mort Ho Flaubert, que Tourguéneff, à son retour de Russie, a envoyé ce thé et cette boîte que Zola conserve toujours. C'est ainsi qu'est fixée la date de cette lettre. — Dans la première phrase, il n"esl ppint question du théâtre de rOpéra-Comiquc, mais bien de la taverne située au coin de la rue Favart, où se réunissait à cette époque la société des Cinq (Flaudert, Gon<'ourt, Zola, Daudet, ïourçuéneff).