‹ Ivan Tourguéneff d'après sa correspondance avec ses amis françaisChapitre 76 sur 91 · Revue Générale Inler nationale, mars · texte numérisé non relu

Revue Générale Inler nationale, mars

7)1 ont ern'oyc, Les Reliques vu>anips^ha Montre, etc. C'est le prince GaLitzin qui a traduit Fumée, et non pas Mérimée, comme on le croyait parce qu'il avait écrit une préface pour cette œuvre. On verra par les lettres que nous publions qu'il avait seulement, avec Tourguéneff, revu les épreuves de cette | traduction. A Mérimée appartient entièrement la traduction de : Le Juif, Pêtouchkoi>, le Chien et le Brigadier. Le comte Sollohoub a traduit Une niellée dé gentilshommes; Delavau plusieurs non-' velles écrites aux environs de 1860 et parues dans la Rei'ue des Deux-Mondes ; Xavier Marmier quelques autres nouvelles publiées chez Hachette, sous le titre général de Scènes de la Vie russe, et M. Charrière les Mémoires d'un Seigneur russe, traduction d'ailleurs si imparfaite, quo Tourguéneff en fut très affecté. Depuis, deux autres traductions de cette œuvre, dont la mienne, ont paru sous le véritable titre de Récils d'un Chasseur.

Il est vrai que, dès les débuts de la carrière de Tourguéneff, c'est Louis Yiardot (pii le présenta au public français, et si on a continué i\ lui attribuer les traductions parues depuis, c'est qu'elles ont été éditées par Hetzel qui avait pour principe de ne pas faire figurer sur ses volumes les noms des traducteurs de Tourguéneff. Lhie seule exception fut faite à cette refile, et ce fut en ma faveur, lorsque je publiai dans cette maison ma traduction de Un Bulgare [A la veille).

Pour la j)aitie des œuvres de Tourguéneff, tra-

d'après sa correspondance 303

duite par Louis Yiardot en collaboration avec l'auteur, voici comment elle fut faite : « Tourguéneff, dit M. Durand-Gré ville dans son excellente étude sur l'écrivain russe, dictait une traduction aussi littérale que possible de son œuvre à M. Yiardot qui la mettait en français littéraire sous sa direction. Chaque phrase difficile, chaque mot douteux était discuté entre eux et le résultat finissait par être excellent Nous croyons savoir,

ajoute M. Durand-Gréville, que Mme Yiardot collaborait à ces traductions; elle l'a fait, en tout cas, dans les dernières années, pour plusieurs nouvelles ' . »

Quant à Mme la comtesse de Gubernatis, née de BésobrasofF, elle a traduit en lidAien Ean.v printanières et Terres çierges, mais cette dernière traduction n'a pas été publiée.

1. Bibliothèque L'nivei'selle (Suisse) , de novembre et décembre 1890.

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