CHAPITRE V
M. Gologordowski voulut fêler,, à la fois, le jour anniversaire de la naissance de sa femme et le gain d'un procès de dix déciatines(i)de terre. Ceprocès^qui durait depuis trente ans , avait coûte aux parties soixante fois plus que ne valait l'objet en litige; mais comme le point
(i) La déciatine est une mesure agraire de 2400 sagènes carrées ; la sagèiie a 78 pieds 9 4 lignes de France.
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principal était d'arriver à ce qu'on voulait , une démonstration publique de joie et de triomphe devait servir au moins de compensation aux dépenses et aux insultes supportées si longtemps par le vainqueur , et surtout d'humiliation pour le vaincu. On s'y prit huit jours d'avance pour envoyer les invitations aux pareils , aux voisins et même à des personnes de connaissance retirées dans le fond de la province. Josse le fermier amena deux de ses frères en Israël qui furent chargés, comme fournisseurs, de la provision des vins et des épiceries. Ces fournisseurs improvisés ne vendirent au patron , à ce que j'ai oui dire dans la suite chez l'intendant, que des marchandises appartenant à notre prudent fermier , qui n^nit garde de livrer
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ses denrées en son propre nom j car M. Gologordowski n'eût pas manqué de le payer en obligations et en lettres de cliansfe : et comment refuser M. Gologordowski ! Comme il n'y avait pas d'apparence que ses deux compères fussent payés en argent comptant^ et que le blé n'était point encore mûr , la récolte des seiiiles et des fromcns fut vendue sur pied, ou, comme on dit, mangée en herbe. Josse était muni d'une contre-lettre de nos prétendus fournisseurs , et il était sûr de recevoir le blé cueilli, battu et vanné , de plus , trois douzaines de veaux encore à naître , avec la clause qu'ils seraient nourris huit mois entiers à la charge du maître des troupeaux. Mais si M. Gologordowski, en cette affaire, V endit son blé verd et ses veaux non en-
core nës , il reçut en e'change une superbe livraison de vins et de comestibles frais , destines à disparaître en un seul jour. Tous les chasseurs de la compagnie du maître, et tous ceux des villages , furent chargés de pourvoir la table de gibier; on leur distribua à chacun une livre de poudre et une demi- livre de plomb, moyennant quoi ils dorent absolument rapporter soixante pièces de gibier. Il y avait de droit trois faux coups sur deux livres de poudre, et pour chaque autre coup manqué il devait être compté un grivne (i) d'argent à la caisse de l'intendance seigneuriale. Josse présenta à M. Gologordowski un état de
(i) Le grivne d'argent vaut environ 5o centimes.
tous les paysans ayant des œufs, du lacune , des poules et des poulets , et toute la valetaille du logis eut ordre d'aller enlever chez eux ces denrées de £,'ré ou de force. Il fut convenu qu'on promettrait aux gens dociles une remise de quelques jours de corvée, suivant la valeur de l'objet cédé , et qu'on rappellerait aux mutins qu'il existait de par le monde un certain M. Kantschoukowski (i), en les menaçant en outre de y exécution. Dans les gouvcrnemcns de Pologne on nomme exécution , l'usage d'envoyer chez le paysan un certain nombre de gens de service, ordinairement les plus mauvais sujets, qui s'y
(i) Kantschoukowski ( l'intendant) est celui que nou'' avons oppelé \q fouet vivant.
établissent pour manger , boire et faire des leurs , jusqu'à ce que le malheureux ait pajé la redevance, ou toute autre contribution exigée parle maître. Quelquefois on envoie ainsi les garnisaires en punition d'une lâche qui n'a pas e'té remplie , d'une insulte faite au juif monopoleur, ou pour différentes causes de ce genre. Les préparatifs du bal produisirent durant les sept jours entiers, dans la maison , un mouvement et un bouleversement extraordinaires. Dans les villages régnèrent le pillage et la terreur , comme si l'ennemi s'en fût emparé. Des laquais avides, impiloyablcs^ exerçaient les mêmes ravages qu'eussent pu taire de véritables maraudeurs. Ils furetaient dans les coffres pour y trouver les poules, dans le linge pour trouver le beurr^'.
et SOUS les fichus.... pour chercher des œufsj ils de'robaient tout ce qui leur semblait bon à prendre, et insultaient en mille façons à la de'tresse des pauvres villageois, de leurs femmes et de leurs fiîlcs. Malheur, aux lieux où les gens de la classe la plus abjecte , où des misérables sans mœurs comme sans e'du cation , sont armés de quelque pouvoir ! De tels hommes s'efforcent de voiler leur bassesse par les airs al tiers de la tyrannie , pensant qu'ils seront considérés , respectés en proportion de ce qu'ils feront trembler un plus grand nombre de gens honnêtes. Il accourait du matin au soir dans notre cour des paysans, des femmes qui se plaignaient de ce qu'on leur demandait l'impossible ; ils prenaient Dieu à témoin que le juif avait donné
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sur cu„x de faux renseignemens , qu'ils n'avaient point ce qu'on exigeait d'eux. Gris superflus ! Le patron en croyait le maudit hébreu plutôt qu'il n'en eût cru sa femme et ses enfans ; il renvoyait les plaignans à M. Kantsclioukowski^lequel, par l'efîet d'un seul de ses regards , les faisait sortir en foule de la cour. La cuisine était en permanence, et afm de pre'venir tout larcin, on avait aposté à toutes les issues , en guise de sentinelles, des cochers qui , eux-mêmes , dérobaient des viandes , des poules et des œufs ; et dès qu'on les avait relevés de garde , pendant la nuit , ils portaient leur butin au cabaret. Tous les valets étaient occupés du nétoiement et de la décoration des chambres. C'était pour la première fais, depuis un au , que l'on époussetait TOME I. 9
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1g6 portraits de famille , que l'on en de'-' logeait les araignées. Les fauteuils d'aune et de clicne y gagnèrent de nouvelles housses. Les meubles de bois d'acajou qui décoraient deux chambres seulement, furent enduits, non pas de vernis précisément, mais d'une bonne huile de chénevis. On regratta à neuf les planchers, car il était impossible de les laver. Toutes les glaces appartenant aux valets gentilshommes, aux résidens,aux dames commensales, furent transportées des ailes du bâtiment dans les grands appartemens qui , outre tant de changemens et de nouveautés , furent ornés , la veille de la fête , de festons , de guirlandes , de branches de pin et de sapin. î^'Os musiciens étaient continuellement à l'étude et faisaient de fréquentes répé-
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titions dans la grange, où le révérend père jésuite, chimiste habile, du moins connu pour tel dans tout le gouvernement , préparait un feu d'artifice , pour en faire un objet de surprise à madame Gologordowski, sa pénitente ; et deux chasseurs y travaillaient sous ses ordres. Il y avait une écurie particulière pour les chevaux des conviés; on la pourvut d'un certain fourrage nommé \efoin des comnés ; ce fourrage consiste en algues de lac et en herbages de marais qu'on ne pourrait broyer ni avec les dents des chevaux , ni même avec la meule d'un moulin. U avoine des conviés était un composé où entraient, pour un quart chacun , un hachis de paille , des ])ourriers de blé, des criblures de sarrasin et de l'avoine rouillée. Sans doute que les
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lois de riiospitalité prescrivent de bien nourrir les conviés , leurs gens el leurs bétesj cependant le patron, tout préoccupé du désir de Lien amuser et régaleà' les maîtres, se promit bien , en affamant les chevaux et les gens , d'en imputer la laute à son intendant, dans le cas où, par hasard, un de ses hôtes auraitla petitesse de s'enquérir de son monde. Au reste , il fut pris des mesures différentes pour les personnes utiles , c'est-à-dire , pour les officiers civils du gouvernement et du district; on confia leurs valets et leurs chevaux à la sollicitude particulière du maréchal et de l'écuyer.
Toutes choses furent amenées à bonne fui;, et le grand jour se leva au contentement de tout le monde. La foule des cenvives arrriva pour la messe/Les car-
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rosses, les calèches, les LvitcLki et les colimajki ou telecks (i) encombréreat tout l'espace compris entre les écuries et les étables. Presque chaque famille avait amené dix-huit ou vingt chevaux', quatre à leur e'qnipage, quatre au britchk;?, où étaient les valets et les servantes avec des coffres et des carions , et une paire aux colimajki, où se trouvaient des lits enfermés en de grands porte-manteaux carrés , et des casserolles enveloppées de foin , lesquelles avaient servi à préparer le dîner en route. Les célibataires vinrent la plupart à six chevaux , très peu à quatre. Quelques familles arrivèrent avec un nombre de bétes beaucoup plus considérable, parce que le nombre des
(i) Espèce de petites charrettes.
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chevaux annonce Timpoitance du maître. Quant à moi , je ne blâme nullement l'idée de M. Gologordowski de nourrir ces animaux dlvraie ^ de cril^Iures et d'herbages aquatiques. En effet ^ l'usage de mettre, en faisant visite, toute son écurie au râtelier d' autrui , est pour le maître du logis l'e'quivalont d'une irruption de Tar tares , et si les propriétaires ne recouraient pas , en pareille occasion, à l'invention au fourrage des coîiviés , d'un fourrage en pure de'coration,il est certain que deux bals, dans une campagne, suffiraient pour absorber au delà des récoltes annuelles du foin et de l'avoine ; mais comme sans bétes il n'est point de réunion possible, le grand point est de savoir les traiter convenablement, du moins en apparence.
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Après la messe , on passa à la salle du déjeûner, que j'appellerai plutôt l'abreu- ■voir d'eau-de-vie j parce que les dames n'ymangèrentpas, et que les hommes n'y firent guères que boire. Des eaux-de-vie de différentes couleurs et de différons goûls ne cessaient de passer de main en main, avec ces mots: « Goûtez un peu celle-ci » jusqu'à ce que les flacons fussent vides. Puis on alla rejoindre les dames au jardin. Les gens prirent ce temps pour dresser la table du festin.
Cependant , le nombre des visites allait toujours croissant , et quatre laqaais les suivaient au jardin avec des plateaux chargés de flacons à liqueur, et d'assiettes avec des friandises.
A deux heures après midi la table se couvrit de mets 3 les musiciens, au com-
ig4 bal et enlèvement.
mandement du maître de chapelle, se formèrent en deux lignes sur l'escalier du jardin , et tout-à-conp exe'cutèrent une polonaise. G'e'tait le signal du dîner ; tous les convives se réunirent aussitôt dans la grande allée. M. Gologordowski offrit son bras à une très honorable dame, à l'épouse du maréchal du gouvernement j le maréchal fit la même politesse à madame Gologordowski ; chaque cavalier suivit cet excmplci toute la compagnie, marchant sur quatre de front, se rendit à la salle à manger , et lorsqu'on fut à table cha([ue dame se trouva placée entre deux cavaliers (i).
(i) En Russie , il n'en est pas de mêmej les cavaliers , en entrant clans la salle à manger, saluent leurs dames et les quittent; les hommes
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Toutefois M. Gologordowski sut faire placer les personnes marquantes au haut bout, quoiqu'elles fussent entrées des dernières dans la salle. Avant qu'on eut trouve' le temps de s'asseoir , il les appelait du sein de la foule par leurs qualités, les priant de ne point s'éloigner de la dame du logis , et il assaisonnait cet appel de plaisanteries et de mots pour rire.
Le dîner fut magnifique ; on y comptait plus de cent convives, et il y avait assez à manger pour tous. Quant au service des vins , il y fut observé un ordre particulier j le vin de table ordinaire , ou vin de Franconie, transvasé en des
vont alors se placer d'un côté et les femmes de l'autre.
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carafes, se trouvait sous la main des convives; les vins fins de qualités diverses étaient présentés et versés par des laquais sous la direction du maréchal et de l'écuyer. Le premier, escorté de trois valets , était à droite de la table , le second à gauche avec le même nombre de laquais. D'un côté comme de l'autre, le premier laquais était chargé des bouteilles du meilleur vin, le second du vin médiocre , et le troisième du vin le plus commun,qui cependant était désigné sur l'étiquette, par le nom des vins les plus exquis. D'après une convention arrêtée la veille , le maréchal et l'écuyer comprenaient, aux paroles de M. Gologordowski , à quel convive il fallait verser tel ou tel vin d'entre les trois sortes ^ par exemple , quand le maître disait à une
personne : « Faites honneur à mon vin, monsieur; buvez, je vous prie ^ et croyez qu'il en vaut la peine j » c'était le cas où l'on avançait une des bouteilles d'élity. « De grâce, buvez , ce vin n'est pas mauvais » • c'e'tait alors la deuxième division qui donnait. « Qu'est-ce donc ?
vous ne buvez pas ! hé , versez à monsieur j )) ces mots étaient le signal du vin très ordinaire. Il me semble que le patron savait par cœur le goût de ses hôtes; en effet j tous buvaient de manière à prévenir les désirs et les exhortations de M. Gologordowski. On conviendra que la conduite du patron était fort sage; à quoi bon offrir un breuvage exquis à tel convive qui savoure de bonne foi le vin le plus détestable , pourvu qu'un laquais, en versant, le décore d'un beau
nom. ]i en est sans doute qui sablent les vins de Champagne et de Hongrie avec délices , parce qu'ils en reconnaisseiit l'excellence ; mais combien de gens ne songent qu'à pouvoir dire : nous avons bu du vin de Hongrie; nous avons sablé le Champagne. La bible nous enseigne qu'il ne faut point jeter les perles, afin qu'elles ne soient pas foulées aux pieds *. Après le dessert, ou apporta une coupe profonde, à large orifice, et chargée de chiffres et de devises. M. Gologordowski la remplit jusqu'aux bords , et porta la santé de son épouse ; et , aux bruyantes acclamations, aux vivat de; l'assemblée, au tonnerre de l'orchestre' , au tintement des cymbales , il la vida
* Le dicton latin est moins poli.
jusqu'à la dernière goutle, après avoir salué sou voisin; puis il lui tlil : « A vous, monsieur. » La coupe fil le lour de la table en passant ainsi de main en main. A la fin , les convives refusèrent de boire^ alle'guant se'rieusement la raison « qu'il n'était pas encore nuit » ; le patron se leva , l'assemble'e fit de même , et chacun , prenant sous le bras une ou deux dames^se rendit caliin caha, battant de l'œil, au jardin où déjà les attendaient, dans un bosquet ,1e café et des assiettes de conserves. A peine les maîtres eurent quitté la salle du banquet , que les laquais de la maison , les valets étrangers, messieurs de la musique, et jusqu'aux servantes, tous se jetèrent à la fois, comme d'avides vautouus, sur les débris du festin , et sans écouler,
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sans même entendre les voix menaçantes du maréclial et de l'écujer , ils enlevèrent tout le comestible morceau par morceau , et les bouteilles entame'es se portèrent à leurs bouches comme pour sonner la fanfare. Le de'sordre fut plus grand encore à la cuisine , lorsqu'il s'a- £^it de re'partir les alimens destine's aux valets. Les arrivans, intrus fieffés , se firent droit à eux-mêmes , s'emparèrent des casseroles , et rien ne put les empêcher de satisfaire copieusement l'appétit qu'ils avaient pris dans la route. Aujourd'hui que je me rappelle tous les détails du grand assaut de bâfre qui eut lieu dans cette journée, je me persuade qu'avec la moitié des vivres de tout genre qui furent consommés , l'on aurait pu régaler parfaitement maîtres et
valets; il aurait fallu de l'ordre ; mais l'ordre et la maison de M. Golo^ordowski avaient dès longtemps fait divorce.
Après dîner, quelques personnes âgées allèrent faire un somme; la plupart des convives entourèrent les tables de jeu où des amateurs patente's , de francs chevaliers d'industrie lancèrent la banque et le pbaraon. Tous ces propriétaires qui , pendant le repas, s'étaient récriés , à l'envi l'un de Fautre, sur la difficulté des temps , sur la décadence du commerce des blés, sur la rareté extrême de l'argent , versèrent à pleines mains sur une carte, l'argent, l'or et les assignations de la banque. Quelques-uns d'entr'eux", après avoir perdu jusqu'à leur dernier copeck, jouèrent leurs clievaux,
leurs équipages , leurs troupeaux et jusqu'aux vases, cuves et autres ustensiles de leurs fabriques d'eaux -de-vie ; dans la clialeur du jeu, ils semblaient ne pas songer qu'à force de vouloir regagner , ils allaient droit à une ruine complète. Les jeunes gens, et plusieurs vieux galanlins , conversaient avec les dames ; échaulFës par le vin et par la vue des belles, comme les joueurs l'étaient par celle des cartes, ils leur faisaient de tendres déclarations , ou les entretenaient de leurs bonnes fortunes passées. Enfin , les vapeurs du soir commençant à s'élever, les dames rentrèrent à la hâte dans les chambres particulières, pour changer de toilette et pour se préparer à la danse. A luiil heures, les appartemens se trouvèrent éclairés , la musique rassembla
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tout le monde, et M. Gologordowski ouvrit le bal avec sa femme par une polonaise. Les danses se prolongèrent jusqu'à minuit^ et Ton se remit à tabli' pour souper.
Le souper ne fut ni moins copieux^ ni moins rcclierché que le dîner ^ mais on but d'une façon beaucoup plus large, et presque tous les convives poussèrent cet amusement au-delà même du point où s'éclipse entièrement la raison. On fit sortir les musiciens, et alors commencèrent de bruyantes protestations d'amitié entre les hommes; ils s'embrassaient, se baisaient, se juraient d'oublier toute querelle et tout ressentiment. Ils appelaient, ils retenaient les dames, voulant qu'elles fussent témoins de leur réconciliation; ils les forçaient à garantir par