PREFACE. III
les misères du commerce, ni la rapacité des gens de loi , ni les défauts de la législation , etc. , etc. Et, partout, il se montre animé d'un profond sentiment moral , et d'une haute impartia lité, qui n'épouse le parti d'aucune classe contre les autres •, ami des lumières qu'il réclame pour tous, et dont il signale l'absence comme l'obstacle au bien et la source de tous les maux publics et particuliers.
La satire est plébéienne; aussi voyons-nous qu'elle excite toujours la défiance des hautes classes. Là^ sans doute, l'auteur trouvera quelques adversaires j mais il aura pour lui cette foule d'hommes distingués que l'aristocratie russe compte dans ses rangs. Le nom de i\L Bulgarine ne peut manquer de devenir populaire dans cette bourgeoisie naissante qui se forme et s'enrichit lentement de ce que perd l'esclavage. Elle doit ressentir vivement le mérite d'un ouvrage qui relève aux yeux des Russes tout ce qui est national , et qui veut , pour tous ^ les biens et les lumières ainsi que la considération sociale qui en découle.
Mais , la circonstance la plus frappante de