TOME I
VU apporter de différentes maisons , de« corbeilles^ des paniers de vin, etc. Il n'y eut point de classes pendant trois jours j apparemment qu'après un si grand assaut à la fourchette, MM. les maîtres eurent besoin de ce temps pour se remettre en haleine.
J'avais fini le cours des sciences qu'on enseignaitjComme on a vu, à la pension ; mais, d'après un avis motivé de Tabbe' Prétatout , je dus continuer d'assister aux leçons jusqu'à ce qu'on eût arrête' ce que l'oa ferait de moi. J'étais dans un cabinet attenant à la chambre du comité secret, et j'écoutais à la porte ce que l'abbé disait à ma tante. — Que Yane aille encore à sa pension , disait-il ; il ne vous en coûte pas un demi-rouble , puisque c'est le prince qui paie. Ce que
V^E PENSION. aOj
je vous propose est nécessaire , non pas pour qu'il devienne plus instruit , mais pour qu'il n'apprenne pas chez, vous des choses qu'il ne convient pas qu'il sache. La jeunesse est curieuse et indiscrète, et Vane a toujours été plus fin, plus pénétrant qu'on ne l'est communément à son âge. Me comprenez -vous bien? Au reste, nous trouverons bientôt le moyen de le placer avantageusement. — Kli bien !
soit, répondit ma tante 5 je me résignerai à tout ce qu'il faudra , par amour pour lui.
Du moment que mes camarades d'études eurent quitlé la pension , je me trouvai si supérieur aux nouveaux de la première classe que je dédaignai d'écouter et d'apprendre aucune leçon. Je me livrais, en présence des maîtres^ à la kc-