‹ Ivan Wyjighine; ou, Le gilblas russeChapitre 24 sur 39 · DE MA TA.NTE · texte numérisé non relu

DE MA TA.NTE

ma propre demeure un cercle composé des lîommes les plus aimables et les plus répandus, ïu as été témoin, Vane , de nos .soirées musicales ; je n'ai pas besoin de te les décrire. Jeune comme je l'étais, je ne pus me contenter de l'amour semiplatonique du prince Tchvanot , et , d'abord pour faire diversion , ensuite par Jiabitude^ j'eus des liaisons de cœur.

Plaisirine promettait de m'épouseraus- 'sitot (|ue le prince Tclivanof m'aurait assuré une petite fortune, comme d en avait l'intention. Mais, les afiaires de ce prince se déraui^èrent j une partie de son bien était engagée, l'autre était en litige, et malgré toute sa bonne volonté , il ne put me faire un sort. Plaisirine me lia iivec Grabitine ,ce commis parvenu qui , par sa i^rossièreté et ses es.igeances me

1(S8 FIN DE l'histoire

rendit la vie insupportable. Quelques mois après ton départ pour Orenbourg , je rompis tout- à- fait avec lui, et j'avais même le projet d'épouser un peintre, pauvre à la ve'rité , mais très laborieux , et surtout fort amoureux de moi, lorsque tout-à-coup une maladie cruelle m'alita j la petite vérole naturelle se déclara , et avec une telle violence que tout mon corps fut couvert de pustules. Ce commis inljumain,ce Grabitine, qui me haïssait depuis que je le fuyais, profita du temps où la fièvre me privait de ma connaissance, pour enlever tous les effets ([ui me restaient. Plaisirine, qui était un de ces petits employés du troisième ordre, destinés à ramper sous le joug et à ne s'élever qu'à force de bassesses , qui recherchent partout les femmes liées aux

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