‹ Ivan Wyjighine; ou, Le gilblas russeChapitre 25 sur 39 · DE MA TANTE · texte numérisé non relu

DE MA TANTE

grands et aux riches , pour obtenir par elles , en promettant de les épouser , quelques hautes protections; Plaisirine, dis-je^ m'abandonna du moment qu'il ine vit dans la misère. Un autre ami , l'abbé Prêtatoat , s'était déjà retiré , et je serais morte sans aucun secours, si une dame russe qui avait été irritée contre moi lorsque son mari venait à mes soirées , ne se fût venj^^ée par des bienlaits. Le propriétaire ne voulait plus me laisser dans mon logement sans être payé d'avance , et c'est alors qu'on me transporta malade dans cette chambre où tu m'as retrouvée j j'y étais abandonnée , quand la dame russe , ayant eu connaissance de ma position désespérée , m'envoya son médecin avec un peu d'argent j i'ilc prit pour moi, à ses gages^une fenune

KJO FIN DE l'histoire

«ju'elle chargea de me i>arder. Mais^coni' iJie cette clame n'était pas riche ellemême , elle ne pouvait faire beaucoup pour moi. Dans cette extrémilé la Providence divine m'a envoyé, en loi^ moii {ils , secours et consolation. C'en est t'ait (le ma beauté j ainsi je ne crains pas le retour de cette vanité et de celte étourderie qui lurent la cause de mes fautes. Des aujourd'hui , le repentir , la piété et l'amour maternel rempliront seuls le vide de mou cœur. Ivane, sache qu'aucune créature sur la terre ne peut devenir aussi malheureuse qu'une femme rpii , ])renant sa beauté pour le mérite par excellence, ou pour un domaine d'un grand revenu, courL après hs jouissances thi moment. J'ai d autres yeux pour voir d('sormais K\s choses de la vie. Oue se-

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