‹ J'accuse! (volume 2)Chapitre 8 sur 13 · Epilogue · texte numérisé non relu

Epilogue

will never look for 'Jm ligùt '.

Un Allemand a '^sr?t ce livre.

Non point un Français, un Russe ou un Anglais.

Un Allemand honnête et incorruptible, qui n'a pas été acheté et qui n'est pas à vendre.

Un Allemand qui aime son pays comme quiconque, et qui a écrit ce livre précisément parce qu'il l'aime.

Né sur le sol allemand, élevé dans la culture allemande, Allemand d'origine, de langue et de sentiment, il connaît toutes les vertus du peuple allemand, mais il connaît aussi ses fautes et ses faiblesses. Chez le peuple allemand, comme chez tous les autres, les vertus engendrent des faiblesses : de la fidélité naît la confiance aveugle, qui ne recherche pas si la bonne foi du peuple n'a point t'té trompée ; le dévouement dégénère chez lui en obéissance passive, qui ne demande pas si la voie indiquée conduit au crime ou à la ruine.

Les conducteurs du peuple allemand ont scandaleusement abusé de sa confiance, et ils ont mis le bandeau de l'ignorance «ur ses yeux, jadis si clairvoyants. Ils ont transformé ses bourgeois pacifiques en guerriers pleins de haine et animés du désir de la vengeance ; les représentants de la '.ivil'sation et de l'intelligence en adorateurs fanatiques et aveugles du succès; les hommes d'une culture universelle en nationalistes étroitb ; les lumières de l'art et de la science en piliers de casernes.

On a corrompu et aveuglé le peuple allemand pour Cexcite^ à une guerre qu'il ne prévoyait paSy à laquelle il n'a jamaiè

1 Ceax qui sont insensibles aux ténèbres, ne chercheront jamais la tumière.

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