‹ J'accuse!Chapitre 15 sur 18 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

volets clos. Combien de temps la Vérité devra-t-elle rester à la porte du château, mendiant et transie, et demandant vainement l'entrée, tandis qu'à l'intérieur le mensonge s'assied à la table somptueuse.

Ouvrez les portes! La vérité a assez attendu. Il esi temps que vous la fassiez entrer et que vous lui prépariez la place d'honneur. En recevant votre hôte, vous vous honorerez vous-mêmes.

Faites la paix avec l'étranger, et vous n'en aurez pas besoin à l'intérieur! Ouvrez les portes aux paroles libres, à la lumière qui éclairera vos ténèbres, à l'air qui chassera les miasmes empoisonnés! Vous étouffez, là-dedans! Ouvrez les portes!

Croyez-vous que le soleil ne se lèvera pas si vous murez vos fenêtres? Croyez-vous que l'astre du jour ne luira pas parce que vos yeux de chauve-souris ne peuvent pas en supporter l'éclat. La Vérité pénétrera, malgré tout, dans vos maisons closes, par les fentes et les interstices, comme des poussières de soleil, par les cheminées et les conduits; elle minera le sol sous vos pas, elle arrachera le toit de dessus vos têtes. Ouvrez et laissez-la entrer : vous sauverez au moins votre maison.

Ne l'entendez-vous pas, ne voulez-vous pas l'entendre — pas même maintenant? Dans ce cas votre maison sera détruite et elle vous ensevelira sous les décombres. Car, je vous le dis, si V Allemagne continue à vaincre comme jusqu'ici, elle vaincra jusqu'à sa mort.

J'ai écrit mon livre pour empêcher cela. C'est un livre destiné à éclairer le peuple allemand.

Je suis convaincu que l'histoire qui pèse la culpabilité et l'innocence dans sa balance d'airain confirmera

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