‹ J'apprends à lire: Histoires et contes amusantsChapitre 5 sur 11 · S RS · texte numérisé non relu

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L’automne et les oiseaux

Quand vient le vent froid de l’automne Et que la faïîne est bonne, Papa Merle dit en chantant: “Viens-t’en, Maman.”

Quand vient le vent froid de l’automne Et que la faîne est bonne, Le roitelet s’en va comme la nuit,

Sans bruit.

Et quand la neige de l’automne Aux champs un habit donne, La mésange se voit dans le jardin, Matin.

C’est que la petite mésange, Tout comme le bon ange, N’a jamais froid. Elle a de chauds habits, Tout gris.

Le pique-nique des oursons

C’était dans un grand parc. Il y avait là beaucoup d'animaux. Personne ne leur faisait jamais de mal.

Un jour, une grosse mère Ours partit avec ses deux oursons. Elle voulait montrer à ses petits comment se trouver à manger.

Elle allait lentement. De temps à autre, elle tournait un arbre qui était par terre.

C’était pour montrer à ses oursons où il y avait des vers et des insectes.

Elle en trouvait quelques-uns.

Tout à coup, la grosse mère Ours fit un grognement et regarda ses petits. (Cela

voulait dire:

“Attention! Ne faites pas de bruit. Il y a quelque chose de bon pas loin d’ici.” Elle se leva sur ses pattes de derrière pour mieux renifler l’air. Les oursons se mirent sur leurs pattes de derrière, eux

aussi, et se mirent à renifler.

Oui, it y avait quelque chose de bon pas bien loin des ours. C'était le dîner d’un homme, d’une femme et de leurs trois enfants. Ils étaient en pique-nique dans le bois, et avaient mis leur dîner à terre sur une nappe.

À ce moment-là, la mère Ours fit un autre grognement. Cela voulait dire:

“Venez. Nous allons avoir quelque chose de meilleur que des insectes à manger.”

Puis elle partit.

Les oursons étaient si contents qu’ils se mirent à courir même en descendant.

La mère Ours leur donna à tous deux un coup de patte. Cela voulait dire:

“Un ours ne doit pas courir quand il va en descendant. Il a les pattes de devant plus courtes que les pattes de derrière, et il peut tomber s’il court en descendant.

Pas si vite, mes petits!”

Cinq minutes après, les ours étaient à quelques pas de l’homme, de la femme et des trois enfants. Alors, la mère Ours fit un gros grognement.

L'homme entendit le grognement, et tout de suite après, il vit les trois ours.

“Des ours! s’écria-t-il. Vite, à l’auto!

Dépêchez-vous !”?

En un rien de temps, tout le monde était dans l’auto. Mais le dîner était encore sur la nappe.

Les ours allèrent lentement s’asseoir sur la nappe blanche. Un des oursons ne fit pas attention et s’assit sur une tarte.

Les ours aiment beaucoup ce qui est sucré. (Cinq minutes après, il n’y avait plus de gâteaux, ni tartes, ni bonbons.

C'était drôle de voir les deux oursons manger avec leurs deux pattes de devant

à la manière des petits enfants.

Un des petits oursons se prit la tête dans une boîte.

Aussitôt que sa mère s’en aperçut, elle donna un coup de patte à la boîte. La boîte alla rouler sur l’herbe.

Quand tout fut mangé, la mère Ours fit un grognement, et tous les trois s’en allèrent dans le bois.

Ce fut le premier pique-nique de ces

oursons-là.

Le poney et l’auto

Lucie avait un joli poney blanc, tout blanc, qu’elle appelait Blanchet.

Presque tous les jours, Lucie et son poney allaient se promener. Quelquefois Lucie allait sur le dos de Blanchet, et d’autres fois elle prenait sa jolie petite voiture rouge.

Un jour, le père de Lucie arriva en auto.

C’était un auto qu’il venait d’acheter. Il

le mit dans la grange près du poney.

Blanchet avait peur des autos, et il ne les aimait pas. Or, ne voilà-t-il pas que le père de Lucie venait lui en mettre un sous le nez!

Le lendemain, Lucie alla se promener en auto. Blanchet la vit partir et la vit arriver. C’en était trop! Il se fâcha tout rouge.

“Je suis de trop ici! se dit-il. Je m’en vais !”

Ce soir-là, après souper, il sortit de la grange sans faire de bruit. Il s’en alla jusqu’au chemin, puis il se mit aussitôt à courir: toc et toc, toc et toc.

Tout à coup, il se dit: “Que j'ai soif!”

Or, il vit un étang tout près. Flic, flac!

Il sauta dedans à quatre pattes.

Il y avait beaucoup de grenouilles dans cet étang. Cela leur fit grand’peur. Vite

elles s’en allèrent se cacher dans l’eau.

Peu de temps après, Blanchet entendit les grosses grenouilles dire:

“Va-t’en de là! Va-t’en de là!”

Les grenouilles moyennes disaient:

“Saute! Saute!”

Les petites grenouilles disaient:

“Tu es pris! Tu es pris!”

Blanchet essaya de sortir de là.

“En effet, se dit-il, je suis pris!”

Blanchet essaya à nouveau de sortir.

Mais c'était peine perdue.

“Tu descends! Tu descends!” disaient les grosses grenouilles.

“C’en est fait de toi! C’en est fait de toi!” disaient les grenouilles moyennes.

“Et tu vas mourir! Tu vas mourir!” disaient les petites grenouilles.

Blanchet se dit: “Les grenouilles ont peut-être raison!”

Il eut peur et se mit à crier: “Hi, han!”

Le chien d’un fermier l’entendit et se mit à japper.

Le fermier entendit son chien japper.

“Qu'est-ce qui le fait japper comme ça?

se dit-il. Je fais mieux d’aller voir.”

Il sortit voir ce que c'était. Il entendit les grenouilles, puis, Blanchet.

“C’est un cheval, se dit-il. Et je crois qu’il est dans l’étang.”

Le fermier fut bien surpris de trouver le poney de Lucie dans l’étang.

Vite, il courut à la maison, alla à son téléphone et appela le père de Lucie.

“AIIÔ! dit-il. Je viens de trouver le poney de Lucie dans l’étang qui est près de chez moi . . . Oui, j'irai vous aider.”

Il prit un câble et des planches, et s’en alla vers l’étang.

Quand 1l arriva à l’étang, les grosses grenouilles disaient:

“Trop tard! Trop tard!”

Les grenouilles moyennes disaient:

“Peine perdue! Peine perdue!”

Les petites grenouilles disaient:

“C’en est fait de lui! C’en est fait de tué

Peu de temps après, le fermier entendit un auto venir. C’était le père de Lucie

qui venait lui aider.

Les deux hommes se mirent aussitôt au

travail. Ils mirent des troncs d’arbres dans l’eau, puis ils mirent des planches sur les troncs d’arbres.

Ensuite, le fermier mit un câble autour du poney et attacha l’autre bout du câble à l’auto. Alors, le père de Lucie monta

dans son auto.

far

L’auto se mit alors à tirer lentement sur le câble.

Pif, paf! Blanchet mit un de ses pieds de devant sur les planches, puis l’autre pied.

Flic, flac! Il mit ensuite les deux pieds de derrière sur les planches.

Il était sauvé!

“Vat'en, maintenant! Vite, va-t’en!” disaient les grosses grenouilles.

“Ne reviens plus! Ne reviens plus!” disaient les grenouilles moyennes.

“Dis merci! Dis merci!” disaient les petites grenouilles.

Aussitôt que le poney eut marché un peu, le père de Lucie l’attacha à l’auto.

Puis il dit au fermier: “Grand merci!”

Ensuite 1l monta dans son auto et s’en alla lentement.

Blanchet n’avait plus peur de l’auto, T2

Le lendemain matin, après déjeuner, la

petite Lucie courut à la grange voir son poney blanc.

“Que je suis contente, dit-elle, de te voir ici! Tiens, voici une pomme.”

Elle lui donna la pomme, puis elle sauta sur son dos.

“Allons nous promener !”” lui dit-elle.

Quand Blanchet passa près de l’auto, il était content, cette fois-ci. Il se passa le nez sur l’auto. Cela voulait dire:

“Merci! Je ne t’en veux plus.”

# Etoile, la fourmi noire

Mille Lacroix aimait à parler des fourmis à ses écoliers.

“T1 fait beau les voir travailler, leur disait-elle. Pas une n’est à rien faire.

De plus, la fourmi sait toujours se tirer d'affaire.”

Or, Léon avait vu une fourmilière dans le parc.

“Ce n’est pas loin de l’école, dit-il.

— Allons la voir demain? dit Rose.

—Je le veux bien,” dit Mile Lacroix.

Le lendemain matin, Mile Lacroix et ses

écoliers allèrent voir la fourmilière.

Ils arrivèrent bientôt à la fourmilière.

Il y avait beaucoup de fourmis dehors.

Elles couraient ici et là.

“Voyez-vous ce petit trou-là? dit Mlle Lacroix. C’est la porte de leur maison.

—Ce sont les fourmis rousses, celles-ci, n'est-ce pas? dit Pierre.

—QOui, Pierre, répondit Mile Lacroix.

—En voici des noires, dit Léon. Ÿ a-t-il des fourmis rousses et des fourmis noires dans la même fourmilière?

— Assez souvent, répondit Mile Lacroix.

Les fourmis rousses vont chez les fourmis noires et volent des oeufs. Et c’est ainsi qu’il y a quelques fourmis noires dans la fourmilière des fourmis rousses.

—Qu’est-ce que les fourmis noires font?

demanda Marie.

—Elles font le même travail que les

fourmis rousses, répondit Mile Lacroix.

—Qu'’est-ce qu’une fourmi mange en hiver? demanda Marc.

—Je le sais, moi, répondit Jean. J’ai trouvé ça dans un livre. Elles ont une grande chambre. C’est, je crois, leur magasin. FElles y mettent quelque chose à manger pendant l’été, et pendant l’hiver elles mangent cela.

—C’est bien cela, dit Mile Lacroix.

—Les fourmis noires vont-elles, elles aussi, chercher quelque chose pour mettre dans le magasin? demanda Rose.

—QOui, Rose, répondit Mile Lacroix.

—Voici une petite fourmi noire, dit Marie. Comme elle a les yeux brillants!

Appelons-la Étoile. Oh! je veux savoir si elle aime le gâteau.”

Marie lui donna des miettes de son bon gâteau. Aussitôt Étoile prit une miette

et s’en alla vers la fourmilière.

Peu de temps après, Étoile sortit de la

fourmilière. Il y avait d’autres fourmis à sa suite.

“Regardez! dit Rose. Je crois qu’Étoile a dit aux autres qu’il y avait beaucoup d’autres miettes de gâteau!”

En effet, Étoile et les autres fourmis allèrent toutes chercher des miettes.

“Comme elles sont fortes!” dit Léon.

À ce moment, Étoile était la dernière.

“Si vous voulez savoir combien elles sont fortes, dit Mile Lacroix, mettez quelque chose sur leur porte.”

Guy avait un gland. Il le mit sur la

porte de la fourmilière.

Quand Étoile arriva à la fourmilière, elle vit le gland sur la porte. Elle fit le tour du gland pour voir si c'était bien là qu'était la porte.

“Elle sait bien que c’est là qu’est la porte,” dit Marie.

Étoile mit sa miette de gâteau à terre et se mit à pousser sur le gland.

“Le gland est bien trop gros pour elle, dit Guy.

—Attendez un peu, dit Mile Lacroix,

nous allons voir quelque chose arriver.”

Tout à coup, Étoile partit. Elle alla dans l’herbe où il y avait d’autres fourmis.

Puis, elle se mit à courir vers le gland.

Les autres fourmis allèrent à sa suite.

“Oh! dit Lucie, elle est allée chercher des fourmis pour lui aider!”

En effet, Étoile et les autres fourmis allèrent au gland et se mirent à pousser.

Le gland se mit bientôt à remuer, puis il roula en bas de la fourmilière.

“Comme elles sont fortes! dit Pierre.

—C’est merveilleux! s’écria Léon.

—Mille Lacroix a raison, dit Rose. La fourmi sait se tirer d'affaire.

—À l'avenir, dit Léo tout bas à Jean, tu me verras travailler bien plus qu'avant. Étoile vient de me montrer que je peux me tirer d'affaire bien mieux que je re le fais.”

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