‹ J'apprends à lire: Histoires et contes amusantsChapitre 6 sur 11 · LE CHEMIN DU CIEL (Q · texte numérisé non relu

LE CHEMIN DU CIEL (Q

Comment le bébé fut sauvé

C'était dans le temps que les Hébreux vivaient dans un pays voisin du leur.

Un jour, le roi de ce pays-là se dit:

“Avant bien longtemps, il y aura trop d’'Hébreux dans mon pays. Il y en a déjà beaucoup trop.”

Cette idée lui fit peur. C’est pourquoi il dit à ses soldats: ‘Faites mourir tous les bébés des Hébreux qui sont des petits

garçons.”

Marie était une petite fille des Hébreux.

Elle aimait beaucoup les bébés. Or, il n’y avait pas de bébé chez elle.

Mais un jour, le bon Dieu lui donna un petit frère. C’était un tout petit bébé.

Et comme :il était beau! Marie l’aimait beaucoup.

Le père et la mère de Marie avaient srand’peur des soldats du roi.

“Je vais lui faire une cachette,” dit le père.

Il fit une cachette et mit le tout petit bébé dedans.

Marie aimait à aider son papa et sa maman à prendre soin du bébé. Elle allait souvent à la cachette voir son petit frère.

Un jour, un soldat arriva à la maison où vivait Marie. Il regarda partout dans la maison, puis 1l s’en alla.

Il n’avait pas trouvé le bébé.

Aussitôt que le soldat fut parti, la mère de Marie dit: ‘“J’ai grand’peur, Marie, que les soldats viennent à le trouver. Je crois que quelqu'un leur a dit qu’il y en avait un ici. Mon Dieu, que faut-il faire?

—J’ai une idée, dit Marie. La fille du roi va souvent à la rivière. Et elle va toujours à la même place. Je la vois presque tous les jours quand je vais m'amuser dans l’eau.

“Allons mettre le bébé parmi les joncs.

La fille du roi en aura peut-être pitié, et le fera porter chez elle.

—C’est une bonne idée, dit sa mère.

Mais 1l nous faut un panier pour le mettre dedans, et nous n’en avons pas. Peux-tu trouver assez de joncs pour en faire un?

—Oui, répondit Marie. Il y en a assez près de la rivière. Je cours à l'instant

en chercher”?

Marie courut à la rivière. Elle arriva bientôt avec beaucoup de joncs.

“Faisons le panier aujourd’hui même,” dit la mère de Marie.

Marie et sa mère se mirent donc tout de suite à faire le panier. Le soir du même jour, le panier était fini.

Le lendemain matin, de bonne heure, la maman mit le bébé dans le panier.

Puis elle alla avec Marie mettre le petit panier sur l’eau parmi les joncs.

Alors, elle fit une prière: “Mon Dieu, dit-elle, faites qu’il n’arrive pas de mal à Puis, elle dit à Marie:

mon cher bébé “Reste près d’ici, toi, pour voir ce qui va arriver.”

Marie alla se cacher parmi les joncs.

À quelque temps de là, elle entendit des voix. C’étaient la fille du roi et ses

amies qui venaient à la rivière.

Tout à coup, la fille du roi s’arrêta.

Elle avait vu le panier parmi les joncs.

“Va donc voir ce que c’est,” dit-elle à une de ses amies.

Celle-ci alla voir ce que c'était, puis elle porta le panier à la fille du roi.

Aussitôt que la fille du roi vit l’enfant, elle dit: “C’est un enfant des Hébreux.” Elle le trouva beau et en eut pitié.

“Mon père, dit-elle, a dit aux soldats de faire mourir tous les petits garçons des

Hébreux, Mais je vais sauver celui-ci!”

Marie avait tout vu et tout entendu.

Elle courut à la fille du roi et dit:

“Voulez-vous que j'aille vous chercher une femme parmi les femmes des Hébreux pour prendre soin de ce bébé?

—Va,” lui répondit la fille du roi.

Marie courut aussitôt chercher sa mère.

“Emporte ce bébé chez toi, dit la fille du roi à la mère de l’enfant, et prends-en bien soin. Donne-lui tout ce qu’il lui faut.

Tu auras de l’argent pour tout ce que tu

feras pour lui.

En s’en allant, la mère de l'enfant dit:

“Merci, mon Dieu, d’avoir sauvé mon cher bébé!”

Marie en était bien contente, elle aussi.

Elle avait maintenant un petit frère avec qui elle pourrait jouer. Et comme elle le trouvait beau! Elle aimait aider sa maman à en prendre soin.

Quand l’enfant fut plus grand, sa mère alla le mener à la fille du roi.

La fille du roi fut pour lui comme une mère. Elle l’appela Moïse. Ce mot veut dire sauvé des eaux.

Quand Moïse fut un homme fait, le roi faisait encore mourir les petits garçons des Hébreux.

Mais le bon Dieu avait sauvé Moïse pour quelque chose. Un jour, Il l’appela et lui dit comment faire pour faire sortir

les Hébreux de ce pays-là.

Le petit Samuel

Longtemps après Moïse, il y avait, chez les Hébreux, une femme qui s’appelait Anne. Cette femme n’avait pas d'enfant.

Un jour, elle fit une promesse au bon Dieu. “Si Vous voulez bien me donner un fils, dit-elle au bon Dieu, il sera à Vous.”

Dieu entendit la prière de cette pauvre femme. Après quelque temps, Anne eut un fils, qu’elle appela Samuel.

Anne aimait beaucoup son petit Samuel, et elle en prenait grand soin.

Samuel était un bon petit garçon. IL aimait beaucoup sa mère. Il aimait à lui faire plaisir, à lui aider et à travailler pour elle.

Mais, pendant tout ce temps-là, Anne

pensait souvent à sa promesse.

Samuel était encore petit quand sa mère alla le mener chez le grand prêtre. Le grand prêtre s’appelait Héli.

Anne raconta à Héli ce qui était arrivé, et demanda au grand prêtre de garder son petit Samuel.

Héli fut content de garder Samuel avec lui. ‘“{ m'a l’air d’un bon petit garçon,” dit-il à la mère de l’enfant.

Héli se mit à aimer beaucoup Samuel.

C’est que le petit garçon faisait toujours

de son mieux pour aider à Héli.

Une nuit que Samuel était au lit, Dieu l’appela. Samuel répondit: “Me voici!” Il se leva aussitôt et courut à la chambre du grand prêtre.

“Vous m'avez appelé? dit-il à Héli.

— Non, je ne t’ai pas appelé, répondit le grand prêtre. Retourne te coucher.”

Samuel alla se coucher de nouveau.

Bientôt après, Dieu l’appela encore une fois. Samuel se leva, alla à la chambre du grand prêtre et dit:

“Me voici! Vous m'avez appelé?”

Héli répondit: ‘Non, je n’ai pas appelé.

Retourne te coucher.”

Samuel alla se coucher encore une fois.

Mais il ne pouvait plus dormir.

“Quelqu'un m’a appelé, se dit-il. Je l’ai entendu de mes deux oreilles.”

Samuel ne savait pas que dans ce temps

Dieu parlait quelquefois aux hommes.

Quelque temps après, Samuel entendit la même voix qui l’appelait. Il courut à Héli et dit: ‘Me voici! Vous m’avez appelé?”

Alors, Héli se dit: “C’est Dieu qui appelle l’enfant.” Il dit donc à Samuel:

“Va te coucher de nouveau. Siquelqu’un t’appelle, dis: ‘Parlez, mon Dieu, votre serviteur Vous écoute. ”

Samuel alla se coucher de nouveau. Il

entendit bientôt la même voix. Il dit

aussitôt: “Parlez, mon Dieu, votre serviteur Vous écoute.”

Dieu se mit alors à parler à Samuel.

Samuel fit bien attention. Le lendemain matin, il savait encore tout ce que Dieu lui avait dit. Il raconta tout au grand prêtre.

Après cette nuit-là, Dieu parlait de temps en temps à Samuel. Samuel écoutait toujours avec beaucoup d’attention.

Quand Samuel fut grand, il se fit prêtre et prit la place d’Héli. Il était bon pour tout le monde, et tout le monde l’aimait beaucoup.

Quand il fut vieux, Dieu lui parlait encore de temps en temps. Et toujours Samuel écoutait avec attention et disait:

“Parlez, mon Dieu, votre serviteur Vous écoute.”

La Noël du petit aveugle

C'était, il y a longtemps de cela, le soir avant Noël. Ii y avait des bergers dans un champ près de Bethléem.

Avec ces bergers, il y avait deux petits garcons. Un de ces petits garçons était aveugle. Or, ce petit aveugle savait bien jouer de la flûte.

Tout à coup, le petit aveugle s’écria:

“Jentends quelque chose de merveilleux!

Entends-tu cela, toi? dit-il à son ami.

—QOui,”” répondit son ami.

Les autres bergers qui étaient près de là avaient aussi entendu cette musique et ce chant merveilleux. De plus, un ange leur avait dit ce qui était arrivé.

Vite ils allèrent trouver les deux petits garçons, et l’un d’eux leur dit: “Faites donc attention à nos brebis. Nous allons à Bethléem.” Puis ils s’en allèrent.

Le petit aveugle, lui, pensait encore à la musique des anges. “Quelle belle musique!” dit-il.

Le lendemain matin, un des bergers qui étaient allés à Bethléem raconta aux deux petits garçons ce qu’ils avaient vu.

“Nous avons vu Jésus, dit-il Nous l’avons vu avec sa Mère. C’est un tout petit Bébé maintenant. Mais un jour, Il sera notre Roi.

—J’irai le voir aujourd’hui même.” dit le petit garçon qui n’était pas aveugle.

—J’aimerais bien y aller, moi aussi! dit le petit aveugle à son ami. Veux-tu bien

m’amener ?

—Mais tu ne peux pas le voir, toi,” dit l’autre.

Le petit aveugle avait un petit agneau qu’il aimait plus que tout au monde.

“Si tu veux m'amener, dit-il, je te donnerai mon petit agneau. J’aimerais tant aller où se trouve le petit Jésus!”

L'autre petit garcon eut pitié du pauvre aveugle et lui dit: ‘Viens si tu veux.”

L’aveugle donna son agneau à l’autre petit garcon, et tous deux s’en allèrent à Bethléem.

Les deux petits garçons arrivèrent bientôt où se trouvait l'Enfant Jésus.

“Comme IL est beau!” se dit celui qui pouvait le voir. Il aila se mettre à genoux tout près de l’Enfant et dit:

“Voici mon petit agneau.” Et il mit le petit agneau à terre tout près de l’Enfant Jésus.

Pendant ce temps-là, le petit aveugle était près de la porte. Il ne pouvait pas voir le petit Jésus, mais il était content, tout de même, d’être près de Lui. Il prit sa flûte et se mit à jouer. |

Il n’avait pas oublié la musique et le chant merveilleux des anges. Il essaya de jouer l’air de cette musique. C’est tout

ce qu’il avait à donner à Jésus.

Quand le petit Jésus entendit la musique Il regarda l’aveugle et se mit à sourire.

Alors, quelque chose de merveilleux arriva. L’aveugle se mit tout à coup à

voir! Il vit l'Enfant Jésus avec l’agneau, et il vit sa Sainte Mère et Saint Joseph.

Comme il était content! IL courut se mettre à genoux près de l'Enfant. Et tout ce qu’il put dire fut: ‘Merci! Merci, Jésus!”

La prière d’un enfant

Autrefois, bon Jésus, il Vous faisait plaisir de voir les petits enfants, de leur parler, de les prendre dans vos bras, et de les bénir.

Je crois, bon Jésus, que Vous aimez encore les petits enfants. Je crois que Vous aimez encore les voir, leur parler et les bénir.

C’est pourquoi je viens à Vous. dJ’ai besoin de Vous. Faites que je reste bon, afin que j'aille, un jour, demeurer avec Vous pour toujours dans votre beau grand Ciel!

Le petit serviteur du roi

Dans un pays, bien loin d'ici, il y avait un petit garçon qui s’appelait Joseph.

Joseph vivait avec sa mère dans une vieille maison. Il n’avait plus de père, et sa mèêre était très pauvre. Souvent, il n’y avait rien à manger à la maison.

“Si j'étais plus grand, disait Joseph, j'irais chercher du travail, et je ferais de l’argent.”

Mais la bonne maman de Joseph disait:

“Dieu aura soin de nous.”

Un jour, un homme arriva à la vieille maison où vivait le petit Joseph. Il avait de beaux habits, un beau cheval noir et une belle voiture.

“Le roi, dit-il à la mère de Joseph, a besoin d’un petit serviteur. Je crois que votre fils ferait son affaire.”

La pauvre femme aimait bien son fils, mais elle dit: ‘“Veux-tu y aller, Joseph?

Veux-tu aller avec lui?”

Joseph aimait bien sa mère. Laisser sa mère lui faisait de la peine. Mais il était brave, et il dit: “Oui, maman, j'irai.”

Joseph monta donc dans la belle voiture et alla avec l’homme au palais du roi.

On lui mit de beaux habits, et on lui montra ce qu’il avait à faire.

Le roi fut bien content de Joseph, et Joseph était content parce qu’il pouvait

faire de l’argent pour sa mère.

Un jour, le roi appela son serviteur.

Mais Joseph n’alla pas trouver le roi.

“Qu'est-ce qu’il y a donc?” se dit le roi.

Il se leva, alla à la porte et l’ouvrit. Il aperçut Joseph endormi sur une chaise.

Il alla à son petit serviteur pour le réveiller. Mais voici qu’il aperçut un papier dans la poche de Joseph. Il le prit.

C'était une lettre de la mère de Joseph.

Elle lui disait merci de l’argent qu’elle avait eu de lui. “Depuis que tu es au palais, disait-elle aussi, j'ai eu de quoi manger tous les jours. Merci, Joseph, grand merci!”

Le roi eut pitié de cette pauvre mère et de Joseph. Il prit de l’or et le mit avec la lettre dans la poche de Joseph.

Puis, il s’en alla sans réveiller son petit

serviteur.

Quelques minutes après, le roi appela Joseph de nouveau. Cette fois, Joseph sauta debout et courut au roi.

“Tu as bien dormi!” lui dit le roi.

Joseph fut tout à fait surpris quand il entendit cela. “Quelqu'un lui a dit, se ditil, que j'ai dormi. Il va peut-être me dire de m’en aller chez moi!” Il avait envie de pleurer.

À ce même moment, il mit la main dans sa poche et trouva l'or. Il se mit aussitôt à pleurer.

“Qu'est-ce que tu as donc? dit le roi.

—On vient de me jouer un tour! répondit Joseph. Je n’ai pas pris cet or. C’est quelqu’un qui l’a mis dans ma poche!

—Cet or est pour toi et pour ta bonne mère, dit le roi. À l’avenir, j'aurai soin d’elle et de toi aussi.”

Pierre et les voleurs

Il y avait une fois un petit garçon qui s’appelait Pierre. Il n’avait plus de père, et sa mère était très pauvre.

Un jour, sa mère lui dit: ‘Pierre, il y a un homme qui vient de partir d'ici. Il cherche un petit garçon pour aller en voyage avec lui et d’autres hommes.

Aimerais-tu y aller?

—J’aimerais bien cela, répondit Pierre.

—Ce sera un long voyage, dit la mère.

Mais si tu fais ta prière tous les jours, si tu es bon envers tout le monde, et si tu ne dis jamais de mensonge, Dieu aura soin de toi. Veux-tu bien me faire la promesse que tu feras tout cela?

—QOui, maman, répondit Pierre, je vous en fais la promesse.”

Peu de jours après, Pierre partit.

Un jour, les hommes qui étaient avec Pierre furent pris par des voleurs. Les voleurs prirent tout l’argent et tout l’or qu'ils avaient. Puis, ils allèrent au petit garçon.

Pierre avait grand’peur. Il ne savait pas ce qui allait lui arriver.

Aussitôt qu’ils arrivèrent à lui, un des voleurs dit: ‘Nous n’avons pas le temps de nous amuser. Il n’a pas d’argent.”

Mais un autre voleur alla à Pierre et dit: “Combien d’argent as-tu?

—J’ai cinq sous, répondit Pierre.

—Tu as de l'argent! s’écria le voleur.

Pourquoi le dis-tu?

—C’est parce que, répondit Pierre, j'ai fait la promesse, avant de partir, de ne jamais dire de mensonge à personne, de faire ma prière tous les jours et d’être bon

envers tous le monde.”

Le voleur mit sa main dans la poche de Pierre, et trouva les cinq sous. Mais il ne les prit pas. Il prit cinq sous dans sa poche et les mit dans la main du petit garçon. Puis il dit:

“Tu es un brave garçon. Tiens toujours ces promesses, mon petit, et tu seras toujours bon.

“S1 j'avais prié Dieu tous les jours, si j'avais été bon envers tout le monde, et si je n’avais jamais dit de mensonge, je

ML

ne serais pas un voleur aujourd’hui.

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