‹ J'apprends à lire: Histoires et contes amusantsChapitre 8 sur 11 · DU TRAVAIL POUR TOUS · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL POUR TOUS

Le petit camion rouge

Il y avait une fois, dans un magasin, un joli camion rouge.

Joseph et Jeannot allaient souvent à ce magasin voir les jouets. Il y avait des trains, des autos, des balles, et beaucoup d’autres jouets. Mais ce que Joseph et son ami Jeannot aimaient le mieux, c'était le petit camion rouge.

“J'aimerais bien l’avoir! disait Jeannot.

—[1l y a tant de choses que je pourrais

faire avec ce camion!” disait Joseph.

Un jour, l’homme qui tenait ce magasin entendit les deux petits garçons.

“Je me demande, se dit-il, qui des deux aura ce camion.”

Ün jour, la mère de Jeannot dit: “Veuxtu bien, Jeannot, aller au magasin pour moi? Je voudrais des oeufs, du beurre et du sucre. J’en ai besoin pour faire un gâteau.

—Oui, maman, répondit Jeannot. J’iral tout à l’heure.”

À ce moment-là, Jeannot s’amusait avec sa toupie. Il continua à s’amuser et oublia d'aller au magasin.

À peu près dans le même temps, Joseph entendit sa mère qui l’appelait. Il courut voir ce qu’elle voulait.

“Voudrais-tu aller au magasin pour moi? lui dit-elle.

—Avec plaisir, maman,” dit Joseph.

Et il alla tout de suite au magasin.

Sur son chemin, Joseph passa près de

Jeannot, qui s’amusait avec sa toupie.

“Hé! Hé! Joseph! dit Jeannot, regarde comme ma toupie neuve va longtemps!

Attends donc une minute!

— Non, dit Joseph, je n’ai pas le temps.

Je vais au magasin pour maman.”

À quelque temps de là, Joseph passa de

nouveau. Il avait plusieurs paquets.

Ce soir-là. qui était un soir d'automne,

Joseph alla aider son père à ramasser des feuilles dans le jardin.

“Je pourrais faire cela tout seul, dit Joseph, si j'avais un petit camion.”

Le père de Jeannot alla, lui aussi, dans son jardin ramasser des feuilles. Mais Jeannot oublia d’aller lui aider. Il alla

s’amuser à jouer à la balle.

Une après-midi, en s’en allant à l’école, les deux petits garçons s’arrêtèrent devant le magasin où était le camion rouge.

“Qu'est-ce qu’il y a sur le papier qui est sur le camion?” demanda Jeannot.

Joseph regarda le papier. “Vendu, ditil. Il est vendu!”

Les deux petits garçons se regardèrent sans dire un mot, puis ils s’en allèrent lentement à l’école. Ils étaient tristes.

Cette nuit-là, Joseph ne dormit pas très bien. Il pensait souvent au petit camion et au mot Vendu. Aussi, le lendemain matin, ouvrit-il les yeux de bonne heure.

Tout à coup, il aperçut quelque chose qui le fit sauter à bas de son lit. Le camion rouge était là, dans sa chambre!

Dans le camion rouge Joseph trouva un papier qui disait: «À un petit garçon qui aime à aider. Bonne fête!”

Re cs

À la campagne

Cet été-là, pendant les vacances, Léo, François et leur soeur Mina allèrent chez leur grand-père.

Leur grand-père vivait à la campagne.

C'était un fermier. Il avait une grande terre et beaucoup d’animaux.

Léo, François et Mina aimaïent beaucoup la campagne. Ils aimaient les arbres et les champs.

Ils aimaient aussi aider leur grand-père

et leur grand’/mère.

Une après-midi, le courrier avait une lettre pour les enfants. C'était une lettre de leur mère.

Mina ouvrit la lettre et se mit à lire.

“Oh! s’écria-t-elle tout à coup, maman et papa viennent nous voir samedi!

—Dans quatre jours!” dit François.

Ils allèrent tous les trois en courant dire cela à leur grand’mère.

“Nous voulons faire quelque chose pour eux, grand'/mère! dit Mina. Qu'est-ce que nous allons faire?

—Faisons du beurre? demanda Léo. Il y a une baratte à la cave.

—Je le veux bien, dit la grand’/mère.

—Oh! je sais autre chose que nous pouvons faire, dit Mina. Allons cueillir des bleuets pour leur faire une tarte!

—J]1 y en a le long des clôtures,” dit la orand'mère.

Ce soir-là, après souper, les enfants allèrent chercher les vaches. Plus tard, ils allèrent chercher le lait.

Arrivé à la maison, Léo dit à sa bonne grand'/mère: “Nous avons assez de temps pour faire le beurre avant d’aller nous coucher. Allons chercher la baratte!”

La grand’/mère se mit à sourire. Puis elle dit: “Non, Léo. On ne fait pas le beurre avec le lait. On ne prend que la crème. Et la crème, mon cher Léo, ne

sera pas prête avant samedi matin.”

Le lendemain matin, les enfants étaient debout avant sept heures.

Après le déjeuner, leur grand’mère leur dit: “Qu'est-ce que vous pensez faire aujourd’hui ?

—Cueillir des bleuets, répondit Mina.

—C’est bien, dit la grand’mère. Allez cueillir des bleuets maintenant, et après le dîner, vers deux heures, j'irai avec vous trois au bord de la mer.”

Comme les enfants étaient contents!

Ils aimaient beaucoup s’amuser dans l’eau et dans le sable.

Ils allèrent donc, tout d’abord, cueillir des bleuets. Ils en trouvèrent beaucoup.

Leur grand’mère en était très contente.

“Il y en a assez pour quatre tartes,” leur dit-elle.

Pendant l'après-midi, ils allèrent tous

au bord de la mer.

Enfin, le samedi arriva. Après déjeuner, vers huit heures, Léo, François et leur soeur Mina allèrent à la cave chercher la

vieille baratte.

| Leur grand’mère mit la crème dans la baratte et leur montra comment on fait le beurre. Puis, elle leur dit: “Qui va essayer le premier?

? répondit Léo.

Mina se mit à l’instant à faire le beurre.

Puis, elle donna sa place à son frère Léo. Ensuite, ce fut le tour de François.

Ainsi, la baratte allait tout le temps.

—Mina

De temps à autre, la grand’/mèêre venait regarder la crème dans la baratte.

Une bonne fois, elle dit: “Venez voir!”

Les enfants allèrent près de la baratte.

“Voyez-vous, dit-elle, les morceaux de beurre? Dans cinq minutes il sera fini.”

Cinq minutes après, la grand’mère alla à la baratte et sortit le beurre. Il y en avait deux livres. Il y avait aussi une grande casserole de lait de beurre.

“Merci, mes enfants, dit la grand’mère.

Cela fera grand plaisir à votre papa et à votre maman.”

Comme Mina, Léo et François étaient contents d’avoir fait ce beurre!

Pendant l’après-midi, la grand’mère fit cuire une tarte aux bleuets, un gâteau et des biscuits sucrés. Léo et François, eux, allèrent chercher du bois, et Mina mit la

table pour le souper.

Tout à coup, un auto arriva. C’étaient le père et la mère des trois enfants. En un rien de temps, Léo, François et Mina étaient dehors dans les bras de leur papa et de leur maman.

“Nous avons fait quelque chose pour vous! dit Mina.

—C’est une surprise! dit Léo.

—C’est quelque chose de bon à manger,” dit François.

Dix minutes après, tout le monde était à table. Voici que la grand’/mère dit:

“Vous voyez ce beurre? Ce sont vos petits enfants qui l’ont fait.”

Un peu plus tard, Mina alla chercher la tarte aux bleuets.

“Ce sont eux qui sont allés cueillir ces bleuets, dit encore la grand’mère.

—Vous avez de bons enfants, dit le vieux

grand-père. Ils n’ont pas peur du travail.”

L'histoire du premier bol

Abdon et son premier bol

Il fut un temps qu’il n’y avait pas de maisons du tout sur la terre. Tout le monde vivait sous terre, dans des trous.

Dans ces trous, il n’y avait pas de lits, ni tables, ni chaises, ni bols, ni pots, n1 casseroles.

C’est en ce temps-là que vivait un petit

garçon qui s'appelait Abdon.

Abdon aimait bien s'amuser avec les autres enfants. Mais il aimait surtout à s’amuser avec la vase jaune qui se trouvait au bord de la rivière.

Il allait souvent s’asseoir près de la rivière. Il prenait de la vase jaune et faisait des boules. Pour faire ces boules, il roulait de la vase sur des pierres.

Un jour, il fit une grosse boule. Ensuite, il fit un trou rond dans la boule avec un petit morceau de bois.

“Cela ressemble, se dit-il, aux grosses coques de noix que maman prend pour aller chercher de l’eau!”

À ce moment-là, il vit, pas bien loin, des enfants qui s’amusaient dans l’eau.

Il courut à eux et oublia ses boules.

Le lendemain matin, il pensa à ce qu’il avait fait à sa grosse boule de vase. Il

courut aussitôt la voir.

Elle était dure! IL la prit et courut la

montrer à sa mère.

Sa mère la prit dans ses mains, la regarda un instant, puis elle demanda à Abdon: “Où as-tu pris cela?”

Abdon se mit à sourire. Puis il dit:

“C’est moi qui l’ai fait. J’ai fait ça avec de la vase. Ne pensez-vous pas que ça ferait bien pour aller chercher de l’eau à la rivière?

— Nous allons voir cela tout à l’heure, répondit la mère d’Abdon. J’ai soif. Va me chercher de l’eau fraîche.”

Abdon courut aussitôt à la rivière avec son bol.

Deux minutes après, il arrivait avec de l’eau. Il donna le bol à sa mère. Sa mère regarda dans le bol.

“Cette eau est trouble,” dit-elle.

Abdon regarda, lui aussi, dans le bol.

“Elle n’était pas trouble, maman, dit-il, quand je suis parti de la rivière.

—Cela veut donc dire, mon garçon, dit sa mère, qu’on ne peut pas aller chercher de l’eau avec cela.”

À ces mots, elle jeta le bol dans le feu.

Pauvre Abdon! Il était bien triste. Il regarda quelque temps son bol dans le feu, puis il sortit lentement. IL n’avait plus

envie d'aller s'amuser avec de Ia vase.

Le joli bol rouge

À quelque temps de là, Abdon entra dans la maison. Il pensa aussitôt à son bol, et regarda vers le feu.

“Oh! s’écria-t-il. Il est rouge! Comme il est beau!”

Il prit un long bâton et sortit son bol du feu. Il était beaucoup trop chaud pour le prendre. Mais quelques minutes après, il le prit avec ses mains.

“IL est bien plus beau qu'avant, se dit le petit garçon. Mais il y a un morceau de cassé. Je crois que je sais ce qu’il

faut faire pour le réparer!”

Il courut à la rivière et mit son bol rouge dans l’eau. Après un bout de temps, il le prit de nouveau.

“IL est encore dur, se dit-il. Je ne pourrai pas le réparer!”

Mais alors il pensa tout à coup: “L’eau ne devient pas trouble dedans. Oh! je sais maintenant comment faire un bol pour aller chercher de l’eau!”

Il prit de la vase, la roula sur une pierre, et fit une grosse boule. Puis, il fit un grand trou rond dans la boule. Il avait fait ainsi un autre bol. Ensuite, il mit ce bol sur une pierre, au soleil.

Ce soir-là, quand tout le monde fut couché, Abdon mit son bol dans le feu.

Le lendemain matin, son gros bol était rouge, comme le premier. Abdon le sortit du feu. Quand il fut froid, il alla à la

rivière chercher de l’eau pour sa maman.

Il arriva à sa mère en courant. ‘“Maman, dit-il, j'ai fait un autre bol. L’eau ne devient pas trouble dans celui-ci!”

Sa mère regarda dans le bol. ‘Tu as raison,” dit-elle.

Ce fut le premier bol. Et c’est Abdon, un petit garçon, qui le fit.

Après ce temps-là, Abdon fit beaucoup de bols. Il fit même des pots. Et il montrait aux autres comment en faire.

Bicolore et son jardin

Bicolore avait un beau jardin derrière sa maison de briques. Il avait dans ce jardin tout ce qu’un cochon pouvait désirer manger.

C’est là que Bicolore passait presque tout son temps. Il y était de bonne heure le matin, et souvent il y était assez tard le soir.

Aussi, son jardin faisait-il l’envie de ses voisins. Et l’on venait de loin pour

voir le beau jardin de Bicolore.

Mais un jour, Bicolore se mit à penser:

“J'ai un beau jardin, mais je travaille fort. Jetravaille trop fort. Il doit y avoir du travail plus facile que ça. Il n’y a pas de mal à aller essayer d’en trouver.”

Bicolore partit donc à la recherche d’un travail plus facile.

Il n’était pas encore bien loin, quand tout à coup il entendit de la musique. Il s’arrêta et se mit à écouter. Puis, il aperçut un beau chat jaune qui jouait du violon devant la porte d’une maison.

“Voilà ce qu’il me faut, se dit-il. Ca doit être plus facile que de travailler dans un jardin du matin jusqu’au soir.”

Il alla trouver le chat et lui dit: “Bon:jour, M. le Chat.

— Bonjour, dit le chat.

—M. le Chat, dit Bicolore, voudrais-tu

bien me montrer à jouer du violon?

—Avec plaisir, répondit le chat. Tiens,

voici mon violon. Essaye tout de suite.” Bicolore prit le violon et essaya de jouer.

Mais ce n’était pas de la musique. Le violon faisait: Coui, coui, coui!

“Ce n’est pas de la musique que je fais là, dit Bicolore. Ah! je crois que je ne

peux pas apprendre à jouer du violon!

— 51, tu peux apprendre, dit le chat, mais il faut des heures et des jours de travail avant de savoir jouer.

— Alors, dit Bicolore, je ne saurai jamais jouer du violon. C’est encore plus dur que de travailler dans un jardin. Je vais chercher autre chose. Adieu!”

Un peu plus loin, il vit un chien dans la cuisine d’une grosse maison de pierre.

Ce chien faisait du beurre.

“Cela a l’air facile,” se dit Bicolore.

Il alla trouver le chien.

“M. le Chien, dit-il, voudrais-tu bien me montrer à faire du beurre?

—Avec plaisir,” répondit le chien.

Le chien lui donna sa place.

Après un bout de temps, Bicolore était fatigué. Il s’arrêta pour souffler un peu.

“Non, dit le chien, il ne faut pas arrêter

quand on fait du beurre.”

Bicolore se mit à penser: “C’est plus dur que de travailler dans mon jardin.”

Il se leva et dit au chien: “Reprends ta baratte. Je ne veux pas apprendre à faire du beurre. Je vais chercher autre chose. Adieu!” Et il partit.

Il aperçut bientôt un homme qui prenait le miel dans ses ruches.

“Voici quelque chose qui a l’air facile,” se dit-il. Il courut à l’homme.

“Monsieur, dit Bicolore, avez-vous besoin de quelqu’un pour vous aider à faire cela?

Je cherche du travail.

—QOui, répondit l’homme, j'ai besoin de quelqu'un. Tu peux t’y mettre tout de suite.”

Bicolore se mit aussitôt au travail. Mais les abeilles étaient loin de l’aimer. Elles se mirent à le piquer sur le dos et sur les

jambes.

“Oh! que ça fait mal! dit le cochon.

—Elles me font mal, à moi aussi, de temps en temps, dit l’homme, mais Je prends le miel tout de même. Il faut que

tu essayes de nouveau.

— Non! Non! dit Bicolore. J’en ai assez!

Je m’en vais chez moi travailler dans mon jardin. J’ai appris qu’il n’y a pas de travail facile. Adieu!”

Il retourna donc à son jardin.

La vieille femme et les gâteaux

Il y avait une fois une vieille femme qui faisait des gâteaux.

Elle avait, ce jour-là, une robe noire, un tablier blanc et un bonnet rouge.

Vers onze heures du matin, un pauvre arriva à sa porte. ‘“J’ai grand’faim, madame! dit-il. Donnez-moi un de vos gâteaux, s’il vous plaît.

—Ces gâteaux-ci sont trop gros pour

toi, dit la vieille femme. Attends.”

La vieille femme fit un tout petit gâteau.

Elle le roula plusieurs fois sur sa planche.

Puis, elle le mit dans son four.

Mais le petit gâteau devint aussi gros que les autres.

Je ne te donnerai pas ce gâteau-là, dit la vieille. Il est bien trop gros pour to1.”

Elle se mit donc à faire un autre gâteau, beaucoup plus petit que le premier. Elle le roula longtemps sur sa planche. Puis elle le mit dans son four.

Mais il devint aussi gros que le premier.

“Je ne te le donnerai pas, dit la vieille femme. Je vais t’en faire un autre.”

Cette fois-ci, elle en fit un tout petit, gros comme une fève.

“Il sera assez gros pour toi,” dit-elle au pauvre.

Mais il devint aussi gros que les autres.

“Je ne te donnerai pas celui-ci non plus!

dit la femme au bonnet rouge. Va-<t’en!”

Le pauvre vieux s’en alla donc de chez la vieille femme sans avoir eu à manger.

Aussitôt après, la vieille femme prit une chaise, s’assit et se mit à manger un de ses gâteaux.

Mais alors, voici que quelque chose de merveilleux arriva. Elle se mit à devenir toute petite et à se changer en oiseau.

Elle s’aperçut d’abord que son nez était un bec pointu. Bientôt après, ses deux bras étaient des ailes noires, et à la place de ses pieds elle avait des griffes pointues.

Elle avait encore sa robe noire, son tablier blanc et son bonnet rouge, mais tout cela était de la plume!

Il n’y avait plus de vieille femme.

C'était maintenant un petit oiseau noir,

blanc et rouge.

Vous l’avez peut-être vu cet'oiseau. On le voit sur les troncs d’arbres. Il monte ou descend. Il cherche des insectes et des vers. C’est ce qu’il mange maintenant.

Vous l’avez peut-être entendu, aussi. Il fait du bruit comme s’il frappait avec un petit marteau. C’est avec son bec qu’il fait ce bruit.

Il a un tablier blanc, une robe noire et un bonnet rouge. On l’appelle, dans notre pays, le pic à tête rouge.

La casserole merveilleuse

Il était une fois une petite fille qui avait très bon coeur. Elle vivait avec sa mèêre près d’un grand bois.

Une nuit d’été qu’il faisait très chaud, sa mère tomba malade.

“Que j'aimerais, dit la malade, avoir de la bonne eau fraiche!

—J’irai vous en chercher, maman,” dit la petite fille.

Elle alla à la cuisine, prit une petite

casserole et courut au puits.

LA

Mais le puits était à sec.

“Qu'est-ce que je vais faire? se dit la petite fille. Pauvre maman, je vois bien que s1 elle n’a pas d’eau fraîche, elle ne pourra pas dormir !”

Elle se mit donc à penser. Tout à coup elle pensa à la source qui était dans le bois. ‘“J’irai à la source, se dit-elle. Il fait noir, mais je n’ai pas peur.”

Elle partit donc. Il faisait très noir. Il n’y avait pas de lune. Elle trouva, enfin, le petit chemin qui allait à la source.

Dans le bois, il faisait encore plus noir qu’en dehors du bois. Une fois, elle tomba et se fit mal. Mais elle continua son chemin.

“Je ne dois pas penser à moi-même, se dit-elle. Il faut que je trouve la source.”

Enfin, elle trouva la source, prit de l’eau

et partit pour s’en revenir.

Sur son chemin, elle rencontra un petit chien. Le petit chien regarda la casserole et se mit à japper.

“II a soif! se dit la petite fille. Il fait pitié!”

Elle mit de l’eau dans sa maïn et mit sa main près du nez du chien. Le chien but toute l’eau.

Aussitôt, une chose merveilleuse arriva.

La casserole se changea en argent et devint brillante comme la lune.

La petite fille pouvait voir son chemin un peu mieux, maintenant. Elle s’en alla donc, le plus vite GE ’elle put, vers sa pauvre mère.

Mais bientôt, elle rencontra un vieux.

Le vieux lui dit:

“Petite fille, peux-tu me dire où il y a de l’eau fraîche? J’ai grand’soif, et tous

les puits que je trouve sont à sec!

—J’ai de l’eau fraîche dans ma petite casserole, dit la petite fille. Je m'en vais la porter à ma mère qui est malade. Mais si vous la voulez, j'irai en chercher d’autre pour elle.”

Elle donna la casserole au vieux. Le vieux but toute l’eau qu’elle avait.

Aussitôt voici que la petite casserole d'argent se changea en or, et elle devint brillante comme un petit soleil.

Maintenant, la petite fille pouvait voir très bien son chemin. Elle courut à la source, et s’en alla à la maison en courant.

Elle donna la casserole d’or à sa mère et dit: “C’est de l’eau fraîche, ça, maman.”

Sa mère prit la petite casserole d’or et but toute l’eau qu’il y avait dedans.

“Comme elle est bonne! dit-elle. Merci, ma bonne enfant! Je crois que je pourrai

dormir, maintenant.”

Mais voilà qu’aussitôt la casserole d’or se changea en sept diamants! Puis les sept diamants se mirent à monter dans les airs, et se changèrent en étoiles.

Ce sont les sept étoiles brillantes que l’on voit encore souvent, le soir, quand il fait nuit.

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