‹ J'apprends à lire: Histoires et contes amusantsChapitre 9 sur 11 · CL · texte numérisé non relu

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Jacques et la fève

Les fèves merveilleuses Il y avait une fois une femme pauvre qui avait un fils qu’elle appelait Jacques.

Un jour, elle dit: “Jacques, nous n’avons plus d’argent, et nous n’avons plus rien à manger. Va vendre la vache au marché.” Jacques partit avec la vache. Sur son chemin, il rencontra un homme qui avait

de jolies fèves dans sa main.

“Veux-tu vendre ta vache? demanda

l’homme.

—Oui, monsieur, répondit Jacques. Je vais au marché pour la vendre.

—J’ai ici des fèves merveilleuses, lui dit l’homme. Elles valent plus que des diamants. Je te les donnerai si tu veux me donner ta vache.

—(C’est bien.” dit Jacques. Il donna la vache et s’en alla chez lui avec les fèves.

Quand sa mère vit les fèves, elle se mit à pleurer. “Plus de vache, et plus d’argent!

dit-elle. Et ces fèves ne valent rien!” Elle jeta les fèves par la fenêtre.

Mais alors une chose bien merveilleuse arriva. À sa grande surprise, Jacques trouva, le lendemain matin, qu’une des fèves avait poussé. Elle était si grande qu’il ne pouvait en voir le haut.

Je savais bien que c’étaient des fèves merveilleuses! s’écria-t-il. Il faut que je

monte voir ce qu’il y a là-haut!”

Jacques monte sur la fève

Jacques se mit à monter. Il monta si haut que la terre était loin en bas. Mais Jacques était encore loin du haut.

Quand il était fatigué, il s’arrêtait.

Mais alors, il pensait à sa pauvre mère et montait encore.

Enfin, après bien du temps, il arriva au haut de la fève merveilleuse.

“Que c’est beau!” s’écria-t-il.

Il avait devant lui un beau château!

Il le regardait encore, quand une jolie

fée lui apparut.

La fée lui dit: “Il y avait une fois, dans le beau château que tu vois là-bas, un roi, une reine et leur fils.

“Mais pas loin de là, vivait un géant.

Ce géant voulait l’or du roi. Or, une nuit, après que le roi fut endormi, le géant entra dans le château et mit le roi à mort.

“En ce temps-là, la reine et son fils étaient sur la terre. Quand la reine eut appris que le roi était mort, elle n’osa plus monter au château. Et elle est encore sur la terre avec son fils.

“Sais-tu qui est cette reine? demanda la fée.

— Non, répondit le petit garçon.

—C’est ta mère, dit la fée.

—Ma pauvre mère! s’écria Jacques.

—Tout ce qui est dans le château est à vous, continua la fée. As-tu peur d’aller

chercher quelque chose au château?

—Je n’ai peur de rien, répondit le petit garçon.

— Alors, dit la fée, va au château chercher la poule aux oeufs d’or et la harpe qui parle.”

Jacques monta le long d’un petit chemin, et alla frapper à la porte du château. La femme du géant ouvrit la porte.

“Va-t’en! dit-elle. Si le géant te trouve ici, il te fera mourir! Oh! le voici qui vient! Je l’entends! Vite, cache-toi dans cette petite chambre!”

Jacques avait à peine fermé la porte de la petite chambre que le géant entra.

Aussitôt le géant se mit à renifler. Puis, d’une voix qui fit trembler le château, il dit:

“Femme, il y a de la viande fraîche, ici.

Je crois que c’est un petit garçon. Va me

le chercher.

—C’est la viande que je viens de faire cuire pour ton souper, dit sa femme.

Tiens, viens souper.”

Après son souper, la géant dit avec un grognement effrayant: ‘Femme, va chercher ma poule magique.”

Sa femme courut chercher la poule magique et la mit sur la table près du géant.

“Bonne poule, dit le géant, donne-moi un oeuf.”

Aussitôt la poule lui donna un oeuf d’or.

“Un autre,” dit le géant. La poule lui donna un autre oeuf d’or.

“Encore un autre,” dit le géant. La poule lui donna encore un autre oeuf d’or.

Le géant prit les trois oeufs d’or, et les mit dans sa poche. Puis il s’endormit.

Jacques avait tout vu par une fente dans la porte. “C’est la poule que la fée m’a

dit d’aller chercher,” se dit-il.

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Jacques ouvrit doucement la porte, alla encore plus doucement prendre la poule, la mit sous son bras et sortit du château.

Vite, il descendit le petit chemin et courut à la fève merveilleuse. Puis il descendit sur la terre.

Comme sa mère fut contente quand elle

vit la poule aux oeufs d’or!

La harpe magique

Après ce temps-là, Jacques et sa bonne mère n’avaient plus besoin de rien. Ils vivaient heureux.

Mais Jacques n’oublia pas ce que la fée lui avait dit. Il pensait souvent à la harpe magique.

Un jour, il dit: ‘Maman, il faut que j'aille au château chercher la harpe.”

Il partit donc. Il monta sur la fève, alla au château et frappa à la porte.

La femme du géant ne savait pas qui il était. Il était plus grand et avait changé.

Elle ne savait pas que c'était le petit garçon qui avait pris la poule aux oeufs d’or. Elle le laissa donc entrer.

Mais aussitôt, le géant arriva. Jacques eut à peine le temps de se cacher.

Le géant se mit à renifier. Puis il dit:

“T1 y a de la viande fraîche, ici.

—C'est le bon dîner que je viens de te préparer, dit sa femme. Viens diner.”

Le géant fit un grognement et alla se mettre à table.

Après son diner, le géant dit d’un ton effrayant: “Femme, va chercher la harpe.”

Sa femme courut chercher la harpe et la mit sur la table près du géant.

“Harpe, dit le géant, donne-moi de la musique.”

Aussitôt la harpe se mit à jouer.

Jacques n’avait jamais entendu une aussi belle musique.

Le géant l’écouta longtemps. Puis il tomba endormi.

Alors, Jacques sortit doucement de sa cachette, prit la harpe et sortit.

Mais comme il sortait, il frappa la harpe contre la porte. Aussitôt la harpe dit:

“Géant! Géant! Sauve-moi!”

Le géant sauta debout, et vite comme le

vent, 1l se mit à courir après Jacques.

Il courait si vite qu’il ne vit pas une pierre dans son chemin. Son pied frappa cette pierre, et 1l tomba.

Jacques descendit à terre et courut chercher la hache. Il donna trois, quatre, cinq, six, sept coups de hache à la fève, et la fève tomba. Cric, crac, patatras!

Ce fut la fin du méchant géant.

Aussitôt, la fée apparut à Jacques et Itimdit:

“Tu es un garcon brave, Jacques. À l’avenir, tu seras heureux autant qu’on

peut l’être sur la terre.”

Les animaux se font une maison

Les animaux se sauvent

Il y avait une fois, dans une petite grange, un gros mouton blanc.

Un bon jour, le fermier dit au mouton:

“Mange tout ce que tu peux. Je veux aller te vendre au marché dans deux semaines.

— Ah! se dit le mouton blanc, on veut m'engraisser pour me tuer! Mais je ne suis pas encore mort.”

Il se mit à frapper contre sa porte: Pan, pan! Cric, crac! la porte s’ouvrit.

“Maintenant, se dit le mouton, je vais

aller voir mon ami le cochon.”

Le mouton arriva bientôt où se trouvait le cochon.

“Bonjour, mon ami! dit-il au cochon.

Tu as beaucoup engraissé depuis que je t’ai vu. Tu as bonne mine!

—Le fermier me donne beaucoup de bonnes choses à manger, dit le cochon.

—Sais-tu pourquoi il te donne tout cela?

demanda le mouton.

— Non, répondit le cochon.

—C’est pour t’engraisser, puis te tuer, et ensuite te vendre, dit le mouton.

—Hein? Qu'est-ce que tu dis là? dit le cochon avec un grognement.

—Le fermier me l’a dit ce matin, dit le mouton.

—Je ne veux pas mourir maintenant!

dit le cochon.

— Alors, dit le mouton, viens avec moi.

Allons nous bâtir une maison loin d’ici.”

Le mouton frappa contre la porte: Pan,

pan! Cric, crac! la porte s’ouvrit, et le cochon sortit. Alors, le mouton et son ami le cochon allèrent trouver l’oie.

“Bonjour, mon amie l’oie! dit le cochon.

Tu as engraissé. Tu as bonne mine!

—Vous avez bonne mine, vous autres aussi, dit l’oie.

—Sais-tu pourquoi le fermier te donne beaucoup à manger? dit le cochon.

— Non, répondit l’oie.

—C’est pour t’engraisser, puis te tuer, et ensuite te vendre au marché, dit le cochon avec un grognement.

—Hein? Qu'est-ce que tu dis là? dit l’oie. Il ne fera pas cela!

—]1 me l’a dit ce matin, dit le mouton.

—Je ne veux pas mourir maintenant!

dit l’oie. Qu'est-ce que je dois faire?

— Nous, nous allons dans le bois voisin nous bâtir une maison, dit le mouton.

—Est-ce que je puis aller avec vous?

demanda l’oie.

—Qu'est-ce que tu peux faire? demanda le cochon.

—Je puis mettre de la vase dans les fentes, répondit l’oie.

— Alors, viens,” dit le cochon.

Les trois amis arrivèrent bientôt chez le coq. Le coq venait d’avoir à manger.

I1 était content et chantait: “Cocorico!”

“Bonjour, mon ami le cog! dit l’oie. Tu as engraissé. Tu as bonne mine!

—Vous avez assez bonne mine, vous autres aussi, dit le coq.

—Sais-tu, dit i’oie, pourquoi le fermier nous donne beaucoup à manger?

— Non, répondit le coq.

—C’est pour nous engraisser, dit l’oie, puis nous tuer, et ensuite nous vendre au marché.

—Hein? Il ne fera pas ça! dit le coq.

—Ï[] me l’a dit ce matin, dit le mouton.

—Je ne veux pas mourir maintenant!

dit le coq. Où allez-vous? Voulez-vous bien m’amener avec vous trois?

— Nous allons nous bâtir une maison dans le bois, dit le cochon. Qu'’est-ce que tu peux faire, toi, pour nous aider?

—Je puis vous réveiller, dit le coq.

—Aiors, viens,” dit le cochon.

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