‹ J.-B. CarrierChapitre 103 sur 207 · LA SOCIÉTÉ VINCENT-LA-MONTAGNE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ VINCENT-LA-MONTAGNE

La (h'piilaiioli uo lui pas iiiieiix accueillie; la porle lesia fermée, et le si^crétaire leur répondit (|iie, « fussent-ils des citoyens enragés, sortis i\u diable ou de l'enfer, ils ne seraient pas reclus; que, d'ailleurs, Carrier ne recevait même pas les généraux ».

Très froissée, la Société écrivit, dès le retour de la députation, une lettre à Carrier où elle se plaignait du traitement infligi' à des amis et à des frères, qu'un secrétaire indigne avait repoussé, au risque de laisser échapper IMieureuse occasion de s'emparer de Cliarette. (( La Société veut que les brigands soient totaletnenf (létriiits et exter)ninès^ et c'est pour cela qu'elle a chargé des commissaires de prendre toutes les mesures nécessaires pour y parvenir ^ »

(^ette lettre, qui porte la date du 12 pluviôse, an II (31 janvier 1794), n'était pas parvenue à son adresse, que Carrier, informé de son contenu, signait l'ordre au premier officier de la force publique de lui amener Champenois. Celui-ci, le lendemain dans la matinée, était appréhendé, et, malgré la promesse de se rendre de bonne volonté, conduit à travers la ville, entre quatre fusiliers, jusqu'à la maison de Bourg-Fumé. L'entrevue fut des plus animées; les propos les plus vifs furent échangés. Carrier reprocha à Champenois d'avoir cherché à avilir en lui la représentation nationale, d'avoir fait la motion de décacheter ses lettres, et ne parla de rien moins que de le faire guillotiner. Champenois, à l'en croire, car

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