‹ J.-B. CarrierChapitre 105 sur 207 · LA SOCIÉTÉ VLNCENT-L A-MONTAGNE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ VLNCENT-L A-MONTAGNE

]g commerce les arrôlcs absurdes doiil relVel iiiévilahle avaitété d'accroître la disette, et qui avaient indisposé toute la population; le 12, il avait ordonné l'arrestation de (^hamjxMiois; à la Société populaire, il avait |)arl(' de proclamer la ville de Nantes en état de rébellion, ('ettc série d'extravagances n'atteignait guère que des patriotes, et elle pouvait parfaitement continuer.

Pour être plus ancien, le ressentiment des membres du Comité révolutionnaire n'en était pas moins vif. Ils ne pardonnaient pointa Carrier une scène qu'il leur avait laite le M nivôse, en présence de Klébei', lorsqu'il leur avait reprocbé, contre leur attente, l'arrêté inhumain interdisant aux citoyens de recueillir chez eux les enfants des prisonniers, et la menace de les faire guillotiner si cet arrêté n'était pas de suite retirée Ils souhaitaient surtout son départ, parce qu'ils redoutaient qu'il ne mît à exécution le projet, dont il parlait quelquefois, de les destituer de leurs fonctions, et de les remplacer par Lamberty, Robin, et autres agents de cette sorte-.

La Société populaire, qui faisait cause commune avec le Comité révolutionnaire, et qui comptait parmi s(^s membres tout le personnel des diverses administrations, avait contre Carrier le grief de ses mauvais traitements, de ses mépris, de ses dédains, et de ses menaces, qui, pour être demeurées sans effet jusqu'à ce moment, n'étaient pas sans causer

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