‹ J.-B. CarrierChapitre 112 sur 207 · Une mission en Vendée^ p · texte numérisé non relu

Une mission en Vendée^ p

JULLIEN i;t le haim'Kl de carrier 243

sonniers de Nantes, et qu'il lui a dit qu'on ne révolutionnait qu(^ pai' de pareilles mesures ^ De son arrestation, des menaci^s de mort, rien. Et pourtant Jullicn n'entendait |)as raillerie sur les égards dus à sa personne. Le 28 pluviôse (16 février), ayant négligé, à son arrivée à la Rochelle, démontrer ses pouvoirs, il avait dû subir un court emprisonnement. La lettre dans laquelle il dénonce (( l'injustice atroce commise à son égard » n'occupe pas moins de quatre pages d'impression'-. Cette atteinte à sa dignité n'avait pourtant pas la gravité des menaces de mort adressées, une certaine nuit, dans la petite maison de Bourg-Fumé.

Revenons aux faits certains.

Jullien, arrivé à Nantes le 10 pluviôse, après un séjour d'au moins quatre jours, est parti de Nantes au galop de ses chevaux, et il se trouve rendu à Angers le 15 pluviôse (3 février), avec les députés de la Société populaire, soit qu'il les ait rejoints, soit qu'il ait fait route avec eux. H n'y a plus à craindre que les lettres ne soient intercept('es, et il en écrit trois qu'il remet aux députés.

La première pour son père Jullien delà Drôme : « Au reçu de ma lettre, vole, je t'en prie, chez Robespierre avec les braves sans-culottes que je t'adresse. Il faut étouffer la Vendée qui renaît; il faut rappeler Carrier qui tue la liberté. J'avais des détails si importants à communiquer au Comité de Salut public que j'ai hésité un instant si je ne me rendrais pas à Paris Qu'on n'attende pas un jour pour rappeler Carrier, et le

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