Eod.^ p. 236 et suiv. Lettre à Barère
remplacer par un représentant jeune et populaire, montagnard et sans-culotte, actif et laborieux. Lis à Robespierre cette lettre, et lis toi-même celle que je lui écris. J'enverrai de Tours d'autres détails. »
La seconde pour Barère : « Il faut sauver la commune de Nantes et la République. J'y ai trouvé l'ancien régime. Je viens de Nantes. J'ai vu la Vendée renaissante J'ai vu dans Carrier un satrape, un despote, un assassin de l'esprit public et de la liberté. Ecoute les détails des patriotes de Nantes... Que le Comité rappelle Carrier et le remplace... »
La troisième pour la Société des Jacobins : « Je viens de Nantes, frères et amis. J'y ai vu les sansculottes de cette commune dans la consternation, et sous le joug de la tyrannie. On ne peut ni parler, ni écrire. La liberté n'existe plus, et la Vendée est aux portes, et les généraux sont, dans les murs, au sein des plaisirs et de la mollesse. Secondez-nous au Comité de Salut public et sauvons la patrie^. »
Est-il besoin de faire remarquer que la forme primesautière de ces lettres ajoute à l'invraisemblance des lettres envoyées de Lorient, huit jours auparavant, pour dénoncer la conduite de Carrier, selon le récit fidèle et complet de la Biographie des hommes du jour?
Munis de ces recommandations, Métayer et Samuel, les députés de la Société de Vincent-la- Montagne, continuèrent leur voyage. Il y a lieu de supposer qu'ils arrivèrent à Paris, le 19 pluviôse