JULLIEN ET LE RAPPEL DE CARRIER
(7 février). M. llamoldit que la lelircMle JiillioTi du 10 pluviôse, datée de Tours, dut parvenir à Paris le 19 *. A leur arrivée, ils allèrent trouver Jiillien de la DrôriKî, père du petit Jullien, qui les conduisit au Comité de Salut public'-. « Je dois dire, a déclaré ce représentant, lors de l'appel nominal sur la mise en accusation de Carrier, qu'au récit des faits imputés à Carrier, et au vu des pièces et des lettres, les membres parurent tous indignes, qu'aucune voix ne s'éleva en sa faveur, et que son rappel fut décidé sur-le-champ. Ainsi ce fut mon fils qui délivra Nantes de l'oppression de Carrier-.)) Jullien de la Drôme, à ce moment, parlait comme père, et aussi comme ami des membres du Comité de Salut public. Si l'on en croit Métayer, le Comité n'aurait point été unanime, et plusieurs députés auraient défendu Carrier ; mais cela importe peu pour l'étude de la conduite du petit Jullien.
La démarche avait réussi avec une promptitude qui correspondait, de la façon la plus heureuse, aux vœux ardents du jeune confident de Robespierre, auquel il écrivait, le 23 pluviôse (11 février : « J'attends, mon bon ami, avec impatience, le résultat du voyage des sans-culottes nantais que je t'ai adressés-^. ))
Que Jullien ait contribué à hâter le dénouement de l'affaire, on ne saurait le nier, et les patriotes de Nantes ont eu raison de lui en témoi-