‹ J.-B. CarrierChapitre 117 sur 207 · JULLIEN ET T>E RAPPEL DE CARRIER · texte numérisé non relu

JULLIEN ET T>E RAPPEL DE CARRIER

(lo Nantes. Il m'a dit à moi-mrm(M|iron no révolutionnait qno par do semblables mesures... Je t'ai donné des détails sur ('arrier et sur Nantes; les patriotes que je t'ai adressés te diront le reste ^ »

Dans ses renseignements au Comité de Salut public, il loue les autorités constituées de Nantes, composées de vrais sans-culottes. La Société populaire bien disposée, et animée des meilleurs principes, a besoin cependant d'être un peu stimulée. Il s'est, ajoute-t-il, concerté avec le maire pour donner aux fêtes décadaires une solennité qui contribue à électriseret à républicaniser le peuple. Il se plaint des spectacles qui sont les repaires de l'aristocratie. Il faut, dit-il, les fermer ou ne les laisser jouer que des pièces républicaines. Il trouve que l'église Sainte-Croix, où la Société populaire tient ses séances, est un local incommode, malsain et défavorable aux orateurs. Il croit qu'il importe à l'esprit public que le Club occupe une salle imposante et commode. 11 y a encore, dans la Société populaire, quelques modérantistes et quelques négociants; mais un scrutin épuratoire, calqué sur celui des Jacobins de Paris, les en fera sortir prochainement''.

Emprisonné après thermidor-^, JuUien'% qui

1. Rapport de Courtois, p. 359, et Une t)iission en Vendée, i^. 227 et 228.

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