‹ J.-B. CarrierChapitre 172 sur 207 · Bulletin du Tribunal révolutionnaire, VII · texte numérisé non relu

Bulletin du Tribunal révolutionnaire, VII

d'oreilles de brigands. 11 fut aussitôt mis en accusation '.

Le 14 frimaire, selon le Bidletin du Tribunal révolutioiinaire ^ deux autres citoyens furent, sur la demande de l'accusateur public, mis en état d'arrestation : le commandant Lefaivre et un marin, du nom de Massé, qui avaient conduit en pleine mer, pour les noyer, une quarantaine lie personnes. L'époque de ce crime (5 ventôse an II) était postérieure de deux mois au départ de Nantes de Carrier ; et, parce qu'il ressemblait à ceux qui étaient reprochés à Carrier, ce n'était pas une raison suffisante pour en impliquer les auteurs dans une affaire à laquelle ils étaient étrangers.

Ce qui avait manqué jusque-là dans Finstruction, c'étaient les dates des événements, qui, seules, pouvaient, en éclairant les juges sur l'enchaînement des faits, leur fournir le moyen de déterminer les responsabilités. Ce fut Guillaume Laënnec qui les donna dans une déposition très nette, heureusement recueillie par Villenave. Le soir même (14 frimaire), Laënnec écrivait à sa femme que sa déposition avait tellement impressionné Real qu'il la lui avait fait répéter au sortir de l'audience. GouUin, que cette déposition touchait aussi sensiblement que Carrier, ne trouvant rie'.n à y répondre au témoin, lui reprocha son fédéralisme.

1. M. de la Sicotière, réminent auteur de Frotté et les insurrections normandes, a publié sur ce Dhéron, dans la Revue de Bretagne et de Vendée (octobre 1879, janvier, avril 1880) une notice extrêmement intéressante.

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