LES GRANDES EXÉCUTIONS
Incertitudes sur Tépoque où commencèrent les grandesnoyades. — Fusillades nombreuses à Nantes à la fin de frimaire, avant la bataille de Savenay. — Fusillades ordonnées par les généraux, dont Tune accomplie avec une cruauté particulière au témoignage de Benaben. — Récit fait à la Convention, par un messager, de fusillades dont il avait été le témoin à son passage à Ancenis. — Bataille de Savenay. — Hommage rendu par Beaupuy à la bravoure des vaincus. — Sixmille morts enterrés dans la banlieue de Savenay, selon Westermann. — Deux mille fusillés après la bataille, selon Benaben. — Nombreuses fusillades à Nantes après la bataille de Savenay. — Démarche delà Municipalité de Nantes en faveur des prisonniers demandant à se rendre. — Accueil fait par Carrier à cette démarche. — Les deux grandes exécutions par la guillotine, sur la place duBoufl'ay, comprenant quatre enfants. — Divers témoignages sur les grandes noyades, dont celui de Carrier lui-même. — Scène du représentant avec Gonchon, président delà Commission militaire. — Qui a payé les noyades? — Les mariages républicains. — La noyade proposée ailleurs qu'à Nantes comme moyen d'exécution des contre-révolutionnaires.
Les preuves des grandes noyades de prisonniers, exécutées à Nantes, en nivôse et pluviôse, sont si nettes, si variées et si concluantes, que je négligerai, comme étant d'ordre secondaire, la question de savoir si la destruction, par ce moyen, des débris de Tarmée royaliste amenés à Nantes, a, ou n'a pas commencé dès les premiers jours de frimaire. Pour l'affirmative, il y a le nombre des témoignages ; pour la négative, il y a le défaut de précision de ces mêmes témoignages, l'attitude hésitante de Carrier auprès des Corps administra-