‹ J.-B. CarrierChapitre 75 sur 207 · Pièces remises à la Coumilsslon des Vingt ei Un, p · texte numérisé non relu

Pièces remises à la Coumilsslon des Vingt ei Un, p

lement ému de cette scène qu'en rentrant il se mit au lit et mourut peu de jours après. Un commissaire bienveillant nommé Allard, qui a fait de cette scène un récit conforme à celui de David-Vaugeois ajoute : « Les noyades n'en continuèrent pas moins ^ »

Des centaines d'enfants de tout âge, venus d'Angers et de Savenay, avaient été placés à l'Entrepôt oii on les avait laissés croupir dans l'ordure. De bons citoyens en avaient adopté un certain nombre. Il avait été question de confier, au commissaire ordonnateur de la marine, ceux qui paraîtraient propres à ce service. Gonclion, Bignon, le Comité révolutionnaire, avaient été d'avis différents sur la destination à leur donner, et deux choses bien certaines, c'est qu'à la fin de nivôse il y avait de nombreux enfants dans la partie de l'Entrepôt appelée la Cayenne, parce qu'on y déposait les marchandises de cette colonie, et que les témoins et même les accusés ont été unanimes à reconnaître qu'ils avaient disparu. Sont-ils morts de maladie ou y eut-il une noyade spéciale d'enfants ordonnée par Carrier ? Michelet le croit et attribue sans raison le fait à Robin, avec cette réflexion que «• Robin était lui-même un enfant, et que nul âge n'est plus cruel pour Tenfance^ ». M. Berriat-Saint-Prix, qui, dit-il, « ne peut ajouter foi à une pareille horreur », présume que les enfants sont morts de maladie et que leurs cadavres, ayant été jetés à la Loire, le bruit avait couru qu'ils avaient été noyés '^.

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