‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documentsChapitre 117 sur 172 · CARRIER MIS EN ÉTAT D ARRESTATION · texte numérisé non relu

CARRIER MIS EN ÉTAT D ARRESTATION

de lui et lont conduit au Comité de Sûreté générale. »

Contrairement à lattente du public, il ne fut point question de Carrier h cette séance ; le rapport n'était pas encore achevé. 1/un des membres de la Commission annonça seulement qu'il serait déposé le primidi (21, H novembre), c'est-à-dire dans deux jours.

L'attitude provocante des Jacobins durant cette journée avait animé contre eux un grand nombre de citoyens; aussi, quand, sur les huit heures du soir, un groupe partit du Palais- Egalité ou, plus exactement, du Café de Chartres, en annon- <;ant l'intention d'envahir le Club de la rue Saint- Ilonoré et d'en disperser les membres, les passants s'empressèrent de le suivre pour se joindre à lui, et lui apporter du renfort. « Ils ont formé le siège de cette enceinte, ci-devant consacrée au patriotisme et aux principes, et ont assailli la salle d'une grôle de pierres. On assure qu'elles pleuvaient jusque sur le président... On a entendu les assaillants demander Carrier, Billaud-Varennes, CoUot d'Herbois*. » Fayau, d'après le récit du Journal desLoi.s-, aété sublime. « Montrons du courage, a-t-il dit; repoussons les chouans; sachons mourir k notre poste. » Ce journal ajoute : « Les portes enfoncées, les assiégés sont forcés de courir. M*"*' Crassous est empoignée et troussée par six

leau de Fontenay au cours de cette séance, contre les libelles et les libellistes réactionnaires. Dans VOraleur du peuple du 21 brumaire, p. 227, il est aussi parlé du bvas de Goupilleau de Fontenay.

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