‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documentsChapitre 76 sur 172 · Moniteur du 18 décembre 1792; Réimpression^ XIV · texte numérisé non relu

Moniteur du 18 décembre 1792; Réimpression^ XIV

sa satisfaction des services rendus, et, considérant que l'extermination des brigands les rendait dorénavant inutiles, prononçait la dissolution de la compagnie ^

Je ne finirais pas si je reproduisais ici toutes les lettres des représentants en mission dans TOuest qui parlent de l'extermination des brigands-. Carrier aurait bien voulu faire croire qu'une large part de gloire devait lui revenir dans la prise de Noirmoutier; mais cette gloire, si on peut en apercevoir dans un fait d'armes que ternit l'exécution de douze cents prisonniers en violation d'une capitulation, revient tout entière à Turreau, à Bourbotte et à Prieur de la Marne^. Carrier dut se borner à annoncer le fait à la Convention, en l'accompagnant de cette phrase: «Leurs prêtres sauveront-ils les brigands de la mort très prochaine qui les menace tous*? » Les exécutions deNoirmoutier avaient eu un caractère si odieux que Hontz et Francastel, dans le rapport sur leur mission, trouvèrent opportun d'en rappeler les circonstances, avec Tintention discrète, mais évidente, de faire savoir au public qu'ils n'avaient pas fait pire. « On se rappelle, disaientils, que les brigands qui, à Noirmoutier, mirent bas les armes, quand ils furent vaincus, ne subirent pas moins le supplice réservé aux rebelles. » Ils

\. Conseil général de la Commune de Nantes, f* lOfi; Registre des arrêtés des représentants, f* 24 (Arch. municip.). Les procèsverbaux des expéditions des Eclaireurs existent encore ; ils ne présentent qu'un très mince intérêt.

2. Voir Recueil des actes du Comité de Salut public^ IX, 645 et 659, et passim.

3. Voir Revue du Bas-Poitou, 1896. Les Commissions de Noirmoutier, par A. Lallié.

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