Moniteur du 20 nivôse an II {Réimpression, X!X
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citèrent aussi, dans le même rapport, ces deux lignes d'une lettre de Prieur et Turreau à Tun d'eux : « Concerte avec les généraux les mesures propres à exterminer les brigands sur la rive droite, nous nous chargeons de la gauche. Ce n'est plus des ennemis à combattre, mais des ennemis à assommer^. »
Polybe raconte que, lorsque l'armée des mercenaires fut devenue un sujet d'inquiétude pour la république carthaginoise, Hamilcar réussit à les envelopper si habilement que, de quarante mille hommes, pas un seul ne se sauva. Michelet, eu rapportant ce fait dans son Histoire romaine y alouie qu'en cet âge de fer, celte extermination souleva l'horreur de tous les peuples, et qu'on appella la guerre des mercenaires la guerre inexpiable. Après quinze ou seize siècles de civilisation chrétienne, la République de la Convention avait ramené la France au temps d'Hamilcar.
i. Happori de Heniz et Francastel sur leur mission avec Prieur et Garrau, p. 4 et 33.