‹ J. B. GreuzeChapitre 16 sur 90 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le Salon de lyôS. — Enthousiasme et lyrisme de Diderot pour son ami Greuze. — Le triomphe de la peinture morale. — Une épidémie de sensibilité à la fin du xviii" siècle. — Le Paralytique ou la Piété filiale. — La Malédiction paternelle. — Le Fils puni. — Ce qu'il faut penser de la morale dans l'art. — Causes générales de la dépréciation qu'ont subie les œuvres morales de Greuze. — Leurs défauts techniques.

« C'est vraiment là mon homme que Greuze. Oubliant pour un moment ses petites compositions qui me fourniront des choses agréables à lui dire, j'en viens tout de suite à son tableau de la Piété filiale qu'on intitulerait mieux : De la récompense de la bonne éducation donnée.

« D'abord le genre me plaît : c'est la peinture morale. Quoi donc ! le pinceau n'a-t-il pas été assez et trop longtemps consacré à la débauche et au vice? Ne devons-nous pas être satisfaits de le voir concourir enfin avec la poésie dramatique à nous toucher, à nous instruire, à nous corriger et à nous inviter à la vertu ? Courage, mon ami Greuze, fais de la morale en peinture et fais -en toujours comme cela. Lorsque tu seras au

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