‹ J. B. GreuzeChapitre 24 sur 90 · RÊVE D'AMOUR · texte numérisé non relu

RÊVE D'AMOUR

Réduction 'de la gravure de Jules Jacquemart, d'après le tableau de J. B. Gteuze. (Collection de M. H. L. Bisclioffsheim, à Londres.) — (Smith, t. VIII, p. 424, n» 86.)

attendre le baiser; les yeux d'enfants, ces yeux candides et transparents, qui sont baignés de fraîcheur comme une feuille de rose au matin, sont devenus des yeux qui savent, qui guettent, qui provoquent, et qui désirent. Les gestes, plus alanguis et plus harmonieux, ont une grâce enveloppante qu'ils ne connaissaient pas autrefois. La jeune fille de Greuze — l'Accordée ou une autre — a passé du village à la ville, cela ne se voit que trop. Six mois, un an peut-être, ont suffi pour qu'elle soit devenue

LE TENDRE U É S I R , TABLEAU DE J. C. GREUZE. Réduction de la gravure de C..., exécutée sous la direction de Massard, d'après une épreuve tirée de la Collection de M. Henri Beraldi. — (Smith, t. VIII, p. 410, n« 32.)

6o LES ARTISTES CÉLÈBRES

la jeune femme du Rêve d'amour ou du Tendre désir. Ce n'est là qu'une première étape; elle connaîtra bientôt toutes les joies, tous les désespoirs et toutes les ruses de l'amour; ce sera alors la Volupté, la Malice, l'Ecouteuse, la Rêveuse; ce sera même, si l'on veut, la Pudeur, mais une Pudeur qui n'est plus chez la femme qu'un moyen d'affrioler le désir. Qui sait même si notre égarée n'ira pas plus loin? Il se peut que nous la

Courir y se.

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