‹ J. B. GreuzeChapitre 25 sur 90 · LA VOLUPTÉ · texte numérisé non relu

LA VOLUPTÉ

Réduction de la gravure de Ccurtry, d'après le tabl<-au de J. B. Greuze. (Ancienne Collection de San Donato.)

retrouvions sur les planches, dans tout l'éclat d'une beauté capiteuse, en Bacchante couronnée de pampres, avec ou sans amphore, ou en gracieuse et svelte Flore, parcourant les campagnes soumises à son empire, une guirlande de fleurs à la main et suivie d'un amour papillonnant qui lui sert de groom.

La volupté a cela de bon pour elle, qu'elle ne rougit guère de ses écarts. Comme la femme du Baiser envoyé, elle se montre en déshabillé à la fenêtre. La polissonnerie est d'allure plus sournoise : elle semble

trouver soo contentement moins dans la chose elle-même que dans le plaisir de l'intrigue et du sous-entendu. En ce genre comme en l'autre, Greuze avait de qui tenir. Le xviue siècle a été friand de la gravelure équivoque qui satisfait l'animal vicieux que tout homme porte en lui sans blesser ouvertement les convenances. Boucher et bien d'autres avaient sacrifié à ce goût du jour, et Greuze ne dédaigna pas de faire

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