M II., I
leurs instants ! Mais non : il lui manque jusqu'à la douceur de confier son secret : dans « ce monde sauvage » (1), ce n'est pas seulement l'amour qui est inconnu, c'est Famitié même. Un parti lui reste : l'oublier ; mais comment ? Tout ce qu'il fait pour se distraire de cette « image adorée » (2) ne la lui rappelle que plus vivement; les dessins qu'il trace sont pour elle ; les fleurs qu'il cultive, pour elle; il les protège avec un soin jaloux contre les ravages des insectes et la violence du vent ; elles porteront ses hommages aux pieds de sa déesse :
Dieux (3)! ils seront touchés par elle!
Avant que de m'en détacher,
Que des pleurs, des baisers de flamme,
Fassent passer toute mon âme
Dans ces fleurs qu'elle doit toucher (4) !
Est-il besoin de se demander le nom de ce Chartreux ? Fontanes a montré une circonspection excessive, quand il disait de cette pièce, dans le rapport dont j'ai parlé, que peut-être Gresset s'y est peint : il est permis de l'affirmer hardiment. Le nom que le poète reclus donnait a sa cellule de Louis-le-Grand ne fournit-il pas un commencement de preuve, et Gresset n'a-t-il pas été « le Chartreux » de sa Chartreuse ? D'autre part, n'a-t-il pas en commun avec son personnage l'aversion qu'il lui prête pour la vie claustrale ? A ces indices légers s'en ajoute un autre plus sérieux : c'estle texte, découvert par M. do Beauvillé, de l'envoi qui accompagnait l'épitre, et qui suffît à lever tous les doutes :
(1) Œuvra de. Gresset, I, 260.
(2) Id., 1,251.
(3) Il eat singulier qu'un Chartreux invoque» lesdicux ». (1) Œuvra de Gresset, I, 252.
Ce misanthrope, ce sauvage,
fcj'il faut le dire clairement,
Ce chartreux n'est qu'un pauvre sage
Qui ne l'est plus en vous voyant,
Ou l'est peut-être davantage :
Car on ne l'est bien qu'en aimant (1).
Nous connaissons ainsi le héros : c'est l'auteur de Ver- Vert; mais quelle est l'héroïne ? Ce petit problème offre plus de difficulté que le précédent, sans avoir la même importance. Le manuscrit que M. de Beauvillé a eu sous les yeux porte l'indication : à Mmc la duchesse de (2) ; il s'agit sans doute — comme il
le suppose sans donner de preuves — de la duchesse de Picquigny (3). Celte hypothèse a tous les caractères d'une haute vraisemblance : Mm9 de Picquigny était alors dans tout l'éclat de sa radieuse jeunesse ; son château a voisin ait Amiens ; d'ailleurs, comme Gresset deviut ù Paris, l'année suivante, un familier de sa maison, on peut croire que dès 173o il n'était déjà plus pour elle un étranger. Ces relations n'étaient probablement pas encore assez intimes pour autoriser l'envoi d'une épîlre aussi brûlante ; mais rien ne prouve et il n'est pas nécessaire d'admettre qu'elle parvint à son adresse. En tout cas, soit que Mme de Picquigny en ait eu connaissance, soit qu'elle l'ait ignoré, c'est à elle que revient sans doute l'honneur d'avoir enflammé le jeune cœur de Gresset.
Amoureux et libre, Gresset se trouva tout d'un coup forl dépourvu : sou amour était, pour le moment, sans espoir ; quant à sa liberté nouvelle, si elle le comblait de joie, elle lui ôtait sa douce quiétude et son insouciance du lendemain. Il chercha une posi-
(1) De Beauvillé, 59.
(8) Et non de Chaulnos, comme l'écrit M. de Beauvillé; elle ne s'appellera ainsi .nie dans la suite.
tion, et d'abord dans l'Eglise môme, comme l'atteste une lettre du P. Lavaud au lieutenant de police (17 décembre 1735) (1). Ses efforts furent inutiles, et il se décida à rentrer dans le monde. Il avait par bonheur des amis influents, entre autres les trois frères Ghauvelin. Ils étaient apparentés au garde des sceaux qui portait le même nom ; leur intervention aurait dû, semble-t-il, épargner à Gresset son excursion involontaire à la Flèche ; mais ils ne purent ou ne voulurent pas le défendre (2). L'un d'eux était abbé; nous le retrouverons plus tard mêlé à divers incidents de la vie du poète. Un autre, d'abord chevalier, puis marquis, fut blessé à la bataille de Parme (1734) ; Gresset lui envoya ses condoléances et ses félicitations : « Cette chienne d'Italie vous sera donc toujours et funeste et glorieuse.... » (3). Mais c'est avec le troisième que sa liaison fut le plus affectueuse ; celui-là avait fait sa carrière dans l'administration ; honnête et libéral, il aimait les lettres et les littérateurs ; comme maître des requêtes, il avait donné, àl'insu du garde des sceaux, la permission tacite d'éditer pour la seconde ïohia flcnriade (i) ; il faisait traduire de ïhou en français (5); il pressait Voltaire de publier son Charles XII :
(lj <( ... Je voulais aussi vous parler du sieur Gresset; vous n'ignorez pas, sans doute, qu'il est à Paris depuis qnelques jours ; il y est en habit ecclésiastique et déterminé à suivre cet état. Quelques personnes déconsidération s'intéressent, à ce qu'on dit, à lui ménager un honnête établissement. 11 paraît s'en rendre digne partout ce qui i vient de ses sentiments présents, et delà sage conduite qu'il se propose de tenir.... » Inséré par M. de Monmerqué dans le recueil Société des bibliophiles français, en 1829. — Ap. de Cayrol, I, 68.
(2) D'après de Wailly {Lettre à èCAlembert, communiquée par M. de Belloy i, le garde des sceaux eut en cette circonstance la main
par les réclamations des dévots et de sa sœur ; ce qui ne l'empêcha pas de devenir, dès cette époque, le proteeteuret l'ami de Gresset, — 1! se i>eut qu'il y ait là quelque confusion entre le garde des sceaux et l'un de ses j arents, les troisfrères Chauvelin, car nulle part, dans la vie du poète, on ne voit qu'il soit entré en relations directes avec le ministre de Fleury.
(3) De Beâuvillé, 115.
(I Voltaire. Œuvres complètes, XXXIII, 20G-7. (5) Id., XXXIII. 227.
Si vous ne l'avez pas imprimé, ajoutait-il, je vous déclare que je le ferai imprimer demain » (1). Aussi Voltaire ne tarit-il pas d'éloges sur son compte ; il lui attribue « la rage du bien public » (2), l'appelle « vrai protecteur des beaux-arts » (3), et déclare qu' « il soutient tant qu'il peut l'honneur de notre nation, qui s. h va grand'erre » (4). Nommé intendante Amiens i 1 T . : I ), il eut l'occasion d'apprécier mieux que personne la valeur de Gresset, et le sauva, quatre ans plus tard, de la crise où il se débattait. Le poète avait envoyé à M. Orry, contrôleur général des finances, un placeten vers, bien humble, vague à dessein, où il ne sollicitait qu'une petite position tranquille et l'air de Paris (.") ; M. de Chauvelin l'appuya d'une recommandation sans laquelle, très probablement, la supplique du poète tut allée dormir l'éternel sommeil danslescartons poudreux du ministère. Grâce à son ami, Gresset obtint ce qu'il désirait : une aimable sinécure, qui, sans l'fhipêcûer d'écrire des vers, lui donnait de quoi vivre.
< >n a longtemps cru que cette position lui valut cinq mille francs de traitement et le titre de poète de Paris ; certains disaient même historiographe de la ville de Paris (6). Pour cette dernière charge, on connaît les
(1) Voltaire, Œuvres complètes, XXXIII, 220.
(2) Id.. XL, 181 .
! I., XXX III, 22î»-30.
(4) Id., XXXIII, 230.
Do Cayrol, 1, 70-1. La date du 14 octobre 173.'», qu'il attribue à ce
. ne peut être exacte ; cette pièce est sûrement postérieure à
«set Eut i x puise de la Compagnie de Jésus et à la cor-
i; de ses supérieurs (avec le cardinal de Fleuiy et le lieu-
teoant de police) dont cette expulsion fut le résultat. D'autre part,
rite après les démarches infructueuses qu'il avait
air un poste ecclésiastique, par conséquent après la
du P. Lavaud HT décembre 173j) qui nous révèle ces démarches.
appartient à la lin du mois de décembre 1 ":-!."> ou au com-
mencement de l'année 1736. — M. de Wadly (Lettre à d'Alembert,
t M. di Belloy) nous apprend que Gresset n'était
tes ii marches que fit M. de Chauvelin auprès li'Orry.
(Eavresd I -set, historiographe de la ville de
ileure, 1740 (de Cayrol, I, !■>). (Jette édition, dont le titre
attribué à Gresset constitue la principale singularité, appartenait à
noms de ceux qui l'ont successivement exercée au xvm9 siècle, et Gresset n'y figure point : rien d'ailleurs ne le désignait pour l'occuper. Ouant au titre de poète de Paris, il était déjà par lui-même assez bizarre pour exciter quelque défiance : les recherches de M. deCayrol (1) et surtout de M. Berville (2) ont réduit la légende à néant. M. Berville démontre qu'un pareil Litre, d'une part, n'a jamais existé, d'autre part, n'a jamais été porté par Gresset, et cela pour trois motifs : 1° s'il avait existé, l'histoire de Paris en fournirait des traces, soit dans des récits officiels de fêtes, soit en tête de quelques poésies de circonstance, ce qui n'est pas ; 2° Gresset, s'il l'eût en effet porté, y aurait fait allusion quelque part : or il n'en parle jamais ; 3° il n'a jamais été fonctionnaire de la ville de Paris, sans quoi les sommes qu'il a, dit-on, reçues, seraient mentionnées aux comptes budgétaires de la ville ; or, à la suite d'une enquête provoquée par M. Berville, on n'a rien découvert (3). La vérité est que Gresset eut en tout et pour tout, dans l'administration des postes, un titre sans emploi avec mille écus de rente (4).
Ce n'était point l'opulence, mais c'était le repos assuré. Aussi Gresset fut-il transporté de joie ; si bien qu'il oublia ses rancunes contre ses anciens maîtres et dans les Adieux aux Jésuites entonna en leur honneur un véritable dithyrambe. Cette pièce (5), sous forme
M. de Cayrol ; on la trouve aujourd'hui à l'hôtel Carnavalet, où je l'ai eue sous les yeux.
(2) Ouvr. cité, 120-7.
(3) Il m'a été impossible de reprendre son étiquete p ittt mon propre compte, la plupart des archives de la ville ayant été brûlées pendant la Commune.
(1) De Cayrol, I, 72. — De Wailly Lettre à d'Alembert, communiquée par M. de Belloy) ajoute qu'il l'obtint seulement » en attendant qu'il pût trouver quelque chose qui lui convint". 11 esl vrai qua ce provisoire semble avoir duré assez longtemps, — peut-être jusqu'à la liu de sa vie.
(."> M. de Cayrol paraît la mettre au nombre des ouvrages de 1736; j'incline plutôt à croire, avec M. Berville, qu'elle a été Compo-
d'épître, était dédiée à son cher abbé Marquel, qui, au courant de ses chagrins intimes, lui avait prédit qu'ils ne seraient pas éternels :
La prophétie est accomplie, Cher abbé, je reviens à toi (I) ;
il n'accuse pas la Compagnie, il n'en veut qu'à la fatalité ; elle seule lui a fait prendre, à « un âge où l'on s'ignore » (2), un engagement incompatible avec son humeur indépendante ; aujourd'hui,
C'en est fait ; à mon sort ma raison me ramène (3).
Mais en abandonnant les jésuites, il leur rend justice :
Si dans leurs foyers désormais je n'habite,
Mon cœur me survit auprès d'eux (4 ;
car ils ne sont pas tels que le prétend « la ténébreuse calomnie > 5 ; on ne peut voir des mortels plus vertueux, des esprits plus sincères, des cœurs plus sensibles ; a parfaits amis » (6), ils ne se vengent «le leurs adversaires qu'en les comblant de leurs bienfaits. Aussi leur disciple (chassé, mais content) laissera-t-il à d'autres les récriminations injurieuses. — Voilà un por-
sée dans les derniers jours de 1735, et immédiatement après l'expulsion de Gresset ; on voit que l'auteur est encore sous l'impi toute fraîche de la délivrance. D'ailleurs, si elle appartient à 1736, elle est antérieure au 19 janvier de celte année, date de la lettre ou Voltaiie parle à M. de Cideville de cette pièce. ( I i/Jiives de Grestet, II, ÎU'J.
1 !.. II. 110. Ceci a l'air de vouloir dire que Gresset a quitte spontanément la Compagnie ; on s'explique sans peine le motif d'amour-propre qui l'a poussé à ce petit mensonge. Mais peut-être est-ce ne de la tradition d'après laquelle son départ avait été volon-
; h prévalu jusqu'à nos jours.
(Euvru de Qresfet, II, 110.
(5) Id , II, 110.
(tij Id., II, 111.
trait bien flatteur ; il ne ressemble guère à celui que, dans une lettre de la même année (l~35) (I), Gresset traçait d'eux, où il les appelait « gens de décachetante etinterceptante mémoire» et les traitait de vénérables espions. De plus, en 1762, quand on bannit les jésuites, Gresset, alors retiré à Amiens, et qui professait une piété austère, se garda de plaider leur cause ? les ressentiments de sa jeunesse n'étaient pas encore éteints. Les Adieux seraient donc l'œuvre d'un hypocrite ? Nullement. Dans le bonheur de la délivrance, on oublie les peines delà captivité; quoi qu'en dise le proverbe, il y a de belles prisons : celles que l'on quitte. Gresset, reconnaissant à la Compagnie de lui rendre la possession de lui-même, ferma les yeux sur ses défauts, et, pour un instant, ne vit plus que ses qualités,
L'épître fit quelque bruit; Voltaire écrivit à M. de Cidevillc (19 janvier 1736): « Je n'ai point lu les adieux aux révérends Pères, mais je suis fort aise qu'il [Gresset] les ail quittés; un poêle déplus et un jésuite de moins, c'est un grand bien dans le monde ». Il parut même deux répliques anonymes, dont M. de Cayrol a inséré la première : « Réponse de M. l'abbé M... à la lettre de M. Vabbé G... » (2) ; l'abbé M. se demande si c'est bien pour des peccadilles que les jésuites, qui ont toujours recherché les beaux génies, se sont débarrassés de sapersonne. Gresset, qui délestait toute polémique, ne dut pas attacher à ces deux pièces plus d'importance qu'elles n'en méritaient. Peut-être composa-t-il vers le même temps (3) un
(1) Voy. plus haut.
(2) De Cayrol, I, 10G. « On trouve la seconde, ajoute-t-il, dans plusieurs des anciennes éditions des œuvres de Gresset » (1740, 1 i 48 1773 et 17S0 ; note de la p. 10(5).
(3) Hypothèse de M. de Cayrol, I, 106.
(iKESSET. 6
Voyage de Paris à Amiens, en prose et en vers comme ses Voyages antérieurs, et dont il reste quelques fragmeuls ; l'un d'eux, sur la ville de Saint-Denis, a une cei laine ampleur de style,, inusitée chez l'auteur de tant de vers légers :
Ce lieu, de la grandeur la demeure dernière,
Attriste et saisit a la lois; La mort y mit son trône ; on voit la sous ses lois Des hommes confondus, couchés dans la poussière,
Et cc=i hommes étaient des rois.
En tout cas, si son voyage à Amiens date réellement de cette époque, il ne fut pas de longue durée ; il revint à Paris dans les premiers jours de l'année 1736 jouir des succès mondains que lui promettait sa réputation déjà universelle (1) et répondre aux espérances que le' monde lettré foudait sur son gracieux talent.
(I) « On calculait, écrit M. de Wadly à d'Alembert (lettre communiquée par M. de Belloy), les instants qui devaient le rendre à la société, et j'ai entendu dire par un homme de beaucoup d'esprit, qui était à Paris dans ce moment, que l'engouement était tel, que, si on avait su l'instant où il devait y arriver, la foule des gens du premier ordre 6e fût trouvée sur sa route. »
l'hôtel le ciiaulnes
Gressel, en arrivant à Paris, eut une heureuse chance : il trouva un salon aimable qui lui ouvrit ses portes toutes grandes et dont les habitués lui firent le meilleur visage.
La maison où il se vit ainsi choyé dès le premier jour était l'hôtel de Cliaulnes, demeure princière qui au xvne siècle éblouissait Mme deSévignépar son riche ameublement, par ses « beaux damas galonnés d'or (1), » par ses bougies si nombreuses « qu'elles auraientobscurci le soleil, s'ils s'étaien tlrouvés ensemble (2j » ; par toute cette existence, comme elle dit, « à la grande (3) ». Au xvm° siècle, elle n'avait rien perdu, semble-t-il, de sa majestueuse élégance ; on y admirait les œuvres d'art, la décoration splendidc. Mais parmi tant de curiosités, aucune n'était plus piquante et plus originale que le couple qui en faisait les honneurs.
Le duc (i) mène une vie en partie double, à la fois savant et soldat, homme d'étude et homme de guerre. Savant, il l'est avec passion ; la physique et les sciences naturelles l'attirent particulièrement; il fait
(1) Mm- de Sériguê, Hachette, édit. des Grands Ecrivains. X, 230. (2)Id., X, 230.
(4) Il s'appelle d'abord duc de Picquigny, jusqu'à la mort de son père (1144), puis duc de Chaulnes.
construire une machine, électrique, la plus grande que l'on eût vue en France et qui permettait d'imiter le bruit du tonnerre. Aussi en 1743 (il avait vingt-neuf ans) est-il élu membre honoraire de l'Académie des sciences. L'archéologie ne Je laisse pas indifférent: c'est un collectionneur entendu (1). Mais il se rappelle qu'un gentilhomme doit l'impôt du sang; tour à tour brigadier (1740) (2), aide de camp de M. de Bclle-Isle (17 il) (3), il fait merveille au siège de Prague ; en récompense, il obtient du roi (1742) le titulariat du gouvernement d'Amiens que possédait son père le maréchal et dont celui-ci se réserve les appointements (4) ; l'année suivante, il devient maréchal de camp (5). En 1744, on le rencontre parmi les plus valeureux combattants de Dettingen (6); puis il se distingue à Fontcnoy (1745) (7) ; cette même année il publiait un mémoire relatif au quatrième livre de X Optique de Newton (8); en 1747. il est à l'armée de Flandre, comme l'atteste l'épître xv de Gresset (9). De retour en France, il s'occupe avec ardeur d'une compagnie de chevau-légers dont il a le commandement (10)et achètelalieutenance générale de Bretagne (11). Le roi, en 1750, le charge de tenir les Etats de celte province (12); on craint des troubles, mais le duc parvient à apprivoiser les rudes Bretons, en gagnant les cœurs... par les estomacs ; pen-
(li Michaud, Blogr. univ.
(2) De Luynes, Mémoires, III, 160.
(3) Ed., 111. 451.
(4) Id., IV, 301.
(6 Voltaire, XV, 217.
(7 Id , 7111,388, et XV, 214.
I chaud, Bingv. unir.
('.)) Œuvres de ffres*et, I, 219
De Luynes, Mémoire*, VIII, 157-s