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La duchesse d’Avyen est aussi une de ces jeunes vieilles d’une
époque où les femmes savaient vieillir avec esprit. Son portrait, une peinture, existe encore dans la collection ae M. David Weill (pl. 7) ; il est sifné au milieu à droite: Perronneau, 1748, ét il mesure Im20 de hauteur sur 1 mètre de larseur. Par son importance, comme par sa réussite, il mérite d’avoir figuré à cette revue étonnante des femmes du XVIII siècle que fut l'Exposition dés Cent portraits de femmes et qui fut passée, en 1909, sur ja terrasse du Jardin des Tuileries.
Elle est représentée dans un fauteuil canné doré ; la neige de
ses cheveux s’auréole d’une cornette saufrée et d’un papillon blanc posé au point dit « physionomie » ; autour du cou, un triple rang d’améthystes ; une palatine de dentelle rejoint les nœuds du « parfait contentement » ; un tablier s’épingle sur la robe en velours bleu turquoise. Aux manches, des « enfaseantes » de dentelle, dont les blancs crémeux jouent avec le fond ambré et les petits poignets de « Chantilly noir ». Une main repose sur la table à ouvrage ; l’autre, sur le travail commencé.
La duchesse d’Ayen fit faire ce portrait pour sa sœur Catherine Le Couteulx, femme de Jean-Baptiste Devin, trisaïeul du comte de Lagarde auquel il appartenait avant de passer dans la collection de M. David Weill. |
M. Aicard possède un remarquable portrait d'homme, au pastel, siéné: Peroneau et daté: 1748, mesurant Om67 x Om5l, portrait qui proviendrait des environs de Dijon et représente un homme offrant quelque ressemblance avec le portrait de Perronneau du musée de Tours. Le personnage, vu de face, porte un habit bleu de France à boutons de filisrane d’or et s’enlève sur un fond rompu d’or ; il a un tricorne passé sous le bras gauche dont la main est elle-même engagée dans le gilet d’où déborde un jabot de lingerie (pl. 8).
La critique, nous l’avons vu, fut favorable au pastelliste. On