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un caprice, comme la mode, comme la femme ; il crée des atti- | tudes, des mines, des petits airs câlins, chiffonnés. Perronneau l’a merveilleusement rendu. Cette jeune fille est espièsle comme le chat qu’elle retient et caresse ; elle a des naïvetés, une mutinerie badine, une jeunesse d’enfant, maïs une frimousse déjà très piquante ; son âme de poupée coquette transparaît dans ce pastel. :
Ici encore, nous sommes dans le cercle des amis d'Orléans, puisqu’une réplique de ce portrait provient de la succession de M. Huau, conservateur du musée de peinture d'Orléans, lésataire de Huquier, et que la tradition de famille, sisnalée dans le catalogue de la vente, en 1905, à l'Hôtel Drouot, veut que cette œuvre ait été exécutée par Perronneau, pour son ami Huquier, le père de cette fillette. à Avec le portrait de M. de La Tour, Perronneau se confrontait avec son rival. Bien qu'avant la dotation Lécuyer, les portraits de Saint-Quentin aient été à la merci du premier venu (1) nous ne pensons pas que l’on puisse équivoquer l’authenticité de ce pastel (pi. 12). On lit en effet dans le testament de Jean-François de La Tour, ancien officier de cavalerie, frère du pastelliste : « Je donne et lèsue de plus à l’école gratuite de dessein (de Saint- : Quentin) pour rester à demeure dans la salle d'étude, savoir: 41. — Le portrait de mon frère, peint en habit de velours noir et en veste rouge salonnée en or, par Perronneau, et non une copie qui en a été faite. | | Tous ceux qui l’ont vu ont été unanimes, depuis Goncourt qui affirmait que cette effigie tenait vaillamment sa place au musée, au milieu des quatre-vingts pastels de La Tour, jusqu’à l’un des meilleurs pastellistes de notre temps, Chéret, qui allait, droit à elle, comme à l’œuvre la plus remarquable de cette assemblée
(1) Les peintres qui désiraient en exécuter une copie pouvaient les emporter chez eux; c’est ainsi qu’un original de La Tour a été remplacé par une copie.
PORTRAIT D'UN BÉNÉDICTIN Peinture. Signée et datée 1748.
(A M. Chévrier)
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