‹ J.B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvre 1923Chapitre 22 sur 107 · PERS · texte numérisé non relu

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lui-même, la corpulence du personnage, la nuance lilas de l’habit, le gilet de soie bleue, dont les broderies entremêlées de chenille, de cordonnet, de dentelle d’or, tout gsuilloché de ces minuscules passementeries qu’on appelait « soucis de hannetons », les variations les plus délicates du bleu avoisinant le mauve, et trouvant inévitablement leur écho, leur complémentaire, dans le teint bilieux du visage, un peu atténué par le jabot de $aze rayée et le tour de cou de linon blanc, tel nous apparaît Jean-Michel Chevotet, architecte du roi, né à Paris en 1698, mort dans !a même ville en 1772, membre et $rand-prix de l’Académie Royale d'architecture, prêt à ouvrir le carton passé sous son bras, et à vous montrer les plans du pavillon de Hanovre ou du château de Petit-Bourg£, à moins que ce ne soient les relevés de l’ancien escalier des ambassadeurs, au palais de Versailles. Perronneau prend prétexte de la modestie de M"* Chevotet pour enlever sur un fond vert, et dans l’encadrement souple d’une mantille noire et d’une robe bleue, l’éblouissante $amme des blancs: blanc de la cornette, fixée à la neis$e des cheveux par deux épingles à têtes de diamants, deux « firmaments », blanc des barbes envolées, mais rejoignant sa$fement le réseau de tulle de la palatine perdue elle-même et comme absorbée dans le blanc crémeux des « parfaits contentements », blanc des apprêts de la linsère, tissus de clarté de la dentellière, nacre des perles, tous ces blancs participant à la vie par les reflets de la chair, apparus sous les trames nuageuses.

On lit dans les procès-verbaux de l’Académie Royale de peinture et de sculpture:

« Séance du 27 janvier 1753. — Lecture de la liste de Mrs les À gréés et décision à ce sujet. — Ensuite le Secrétaire a lu la liste de M" les Agréés, avec la datte de leur Agrégation, et il a été décidé que la Compagnie ne manderoiïit pour l’assemblée pro-

pie

chaine que les S" Verbrec, Adam le Cadet, Falconet et Péroneau,

comme étant ceux qui sont le plus en retard.

Séance du 23 février. — MM. les À sréés se présentent à P Àssemblée. Prolongation du temps accordée. — M" les Agréés dénommés dans la délibération du 27 Janvier dernier s'étant présentés à l'assemblée pour y répondre, suivant le contenu du

mandat, la Compagnie, après avoir reçu avec indulgence les

excuses respectueuses qu'ils ont faites de leur retard, a bien voulu, par une grâce singulière et sans tirer à conséquence, accorder :

Au S° Peroneau, six mois. »

Cette fois Perroneau fut exact.

« Réception de M. Peronneau. Aujourd’hui, samedi 28° juillet, l'Académie étant assemblée, le Sieur Jean-Baptiste Péronneau, de Paris, Peintre de portraits, lui a présenté ceux de M. À dam l'aîné et Oudry, professeurs, qui lui avoient été ordonnés pour ouvrages de réception. Les voix prises à l’ordinaire, la Compasnie a reçu et reçoit ledit Sieur Péronneau, Académicien, pour avoir séance dans les assemblées et jouir des privilèses, honneurs et prérogatives attachés à cette qualité, en observant par lui les Statuts et Rèslemens d’icelle Académie, ce qu’il a promis en prêtant serment entre les mains de M. de Silvestre, Ecuyer, Premier Peintre du Rov de Pologne, Directeur et Ancien Recteur. »

En effet Perronneau, en sa qualité d’académicien, signe aux procès-verbaux de l’Académie le 4 août, le 23 août, le 31 août, le 24 novembre, le 1°” et le 29 décembre de l’année 1753.

Au Salon du Louvre, il envoyait, avec ceux d’Oudry et d'Adam l'aîné, cinq autres portraits. Qu’est devenue Elisabeth de Rohan- Soubise, princesse de Condé, mariée à seize ans la même année, et morte en 1760 ? Nous avons relevé dans les archives du musée Condé, à Chantilly, parmi les registres de comptes de la maison de Soubise, et plus spécialement dans le « troisième compte

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ETS /.Malvaux

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