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Louis Daniel, banquier à Paris ; Laurent Cars, $raveur ; Gérard Baudet, avocat au Parlement ; Julien Le Roy, horloger du Roy ; Philippe-Charles Lesendre de Villemorien, administrateur $énéral des postes ; Jean Laroche et Sauveur Laroche, arquebusiers du Roi; Charles-Jacques Billaudel, intendant ordonnateur des Bâtiments du Roi, contrôleur du château de Choisy ; Charles Duruisseau, avocat au Parlement.
Du côté de Louise-Charlotte Aubert: François-Joseph Marteau, $raveur des médailles du Roi et Geneviève Girard son épouse, ses oncle et tante; Marie-Françoise Aubert, sa sœur;
du d. sieur futur époux il n’ait aucun enfant vivant nez ou à naître du d. futur mariage et s’il y en a et qu'ils viennent à décéder avant d’avoir ateint leur majorité sans ettre pourvus par mariage, sans laisser de postérité et sans avoir valablement disposé de leurs biens, la présente donation reprendra sa force et vertu et sortira son plein et entier effet au profit de la d. dile future épouze. Pour l’exécution de toutes les clauses et conventions du présent contrat de mariage, il y aura hypothèque acquise et formée dès aujourd’huy. Pour faire et justifier ces présentes où besoin sera, les parties ont fait et constitué leur procureur, le porteur auquel elles donnent à cet effet tout pouvoir requis et nécessaire, promettant obligeant chacun en droit les dits sieurs et d. père et mère de la d. futur épouze solidairement comme dessus reconnus.
Fait cy après à Paris, en la demeure des d. sieurs père et mère de la d. dle future épouze cy devant désignée: l’an mil sept cent cinquante quatre le trois novembre avant midy et ont signé: Perronneau —- Aubert — Rapilliart du Clos — Aubert — Collin -— Marteau — Aubert — Ducrottoy — Girard — J. B. Massé — Peter de Pape — Ryneveld — Dubois de Pape — L. de Pape fils — G. Girard — Geneviève Marteau — Charlier — M. A. Challe — M. Victoire Marteau — M. Nérot et Tourolle — C. Tourolle — Félicité Tourolle — H. Coquelin — La Fcentaine — Babauit — Gaignat — Billaudel — de Boustancourt — Cars — Laroche — Baudet — Gontaut de Biron — duc de Biron — J. Laroche — Julien Leroy — de Villemorien — Blondel Dazaincourt —- Duruisseau — Raguenau — Desmeures.
et le quatorze décembre mil sept cent cinquante cinq est comparu devant les Conseillers du Roy, notaires au Chastelet de Paris, soussignés le dit sieur Jean Baptiste Perroneau de l’Académie Royale de Peinture, nommé en son contrat de mariage cy-dessus et des autres parts demeurant ä Paris, Place du Palais Royal, paroisse Saint Germain l’Auxerrois, lequel a reconnu avoir reçu en plusieurs et différentes fois; des f. Louis François Aubert, peintre du Roy, actuellement décédé et dame Marie Antoinette Rapilliart-Duclos — son épouse à présent sa veuve qui lui ont payé du vivant du sieur Aubert la somme de dix mille livres dont six mille livres en deniers comptans et espèces sonnantes et quatre mille livres en effets le tout pour la dot par eux constituée à demoiselle Charles Louise Aubert leur fille, à présent épouze du d. sieur Perroneau de laquelle somme de dix mille livres, il quitte et décharge le feu sieur Aubert et la d. demoiselle son épouze, à présent sa veuve et s’en charge envers la d. dame son épouze promettant, obligeant.
Fait et passé à Paris en l’étude le jour et l’an désignés cy-dessus.
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Geneviève et Victoire Marteau, ses cousines ; Charles-François Aubert de Rigny, procureur au Parlement, son cousin; Jean Ducrottoy, marchand orfèvre ; Jacques Charlier, peintre du Roi; Michel-Ange Challe, peintre ordinaire du Roi ; Geneviève Colin ;
Madeleine Nerot; veuve Tourolle ; Claude-Charles-Dominique
Tourolle; Charlotte-Félicité Tourolle; Mar$suerite-Françoise Cocquelin ; « Tous amis ».
Le père et la mère de la mariée habitant place Dauphine, le mariage fut célébré en l’église Saint-Barthélemy, leur paroisse, le 9 novembre : Perronneau et sa jeune femme s’en allèrent habiter leur appartement de la rue Fromenteau, qu'ils durent occuper jusqu’en 1756. Il semble que les charges nouvellement assumées aient provoqué l'instabilité de notre artiste. En fait, sa vie pourrait se diviser en deux parties : l’une presque entièrement vécue à Paris ; l’autre, à dater de son mariage, faite.-de déménasements, de pérégrinations, sans trêve, jusqu à sa mort.
L'année 1755 inaugurait cette série d'épreuves. Un envoi considérable au Salon trahissait une recrudescence de travail. La mort de son beau-père, survenue le 20 octobre 1755, dans son nouvel appartement de la rue du Four, en la paroisse de Saint- Sulpice, lui créait une situation difficile. Il fallait partager l’héritase entre la veuve, les deux filles et le fils mineurs. Cet héritage comprenait trois catésories de biens: les meubles usuels; les métaux et bijoux, prisés par Hubert-Léon Cheval de Saint- Hubert, orfèvre, quai des Orfèvres, et Barnabé-Ausustin Mailiy, peintre en émail, quai des Morfondus ; enfin des biens en Champagne, qui précisément allaient bientôt mettre Perronneau dans le plus $rand embarras.
Cette année, il signe cinq fois aux procès-verbaux de l’Académie, le 30 août, le 6, le 10 et le 28 septembre, enfin le 31 décembre. Donc, jusqu’au Salon, qui s’ouvrait le 25 août, il ne donne pas signe de vie. Même obscurité en ce qui concerne
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ses envois. N'’étaient les comptes-rendus des folliculaires contemporains, nous serions bien embarrassés. Heureusement les Annonces, affiches et avis divers du 10 septembre nous avertissent que « deux portraits de M. Perronneau se distinguent aisément de la foule : ce sont ceux du prince Charles de Lorraine et de la princesse Charlotte de Lorraine, abbesse de Remiremont et de Mons ». En quoi se distinsuaient-ils ? La « Lettre d’un particulier à un de ses parents peintre en province, sur le Sallon », datée de Paris, le 19 septembre, nous l’apprend : « M. Peronneau nous a mis sous les yeux un portrait colossal, en cuirasse, n° 92, (respect à part dû au Prince qu’il représente) ce portrait eût pu fisurer au plafond du dôme des Invalides, s'il eût été plus fier de couleur. Tous ses autres portraits sont gris et portent un air commun. Je vois avec chagrin la décadence d’un si jeune académicien qui avoit paru promettre d'abord. »
Estève (1) s’indigne de l’abondance des portraits, ne reconnaît qu'aux personnages d'importance le droit de se faire portraicturer: « Qu'on peisne M. le marquis de Marigny, c'est le droit des $ens, personne n’en saurait murmurer. Il en est de même du portrait qu'a fait La Tour et de plusieurs autres que je pourrais citer, soit de M. Van Loo le neveu, de M. Nattier, de M. Tocqué et de M. Perronneau... Vous voulez donc scavoir, Monsieur, par quels motifs je blâme la multiplicité des portraits qu'il y a cette année dans le Salon. Ma réponse est toute simple. La plupart de ces portraits sont peints si admirablement, que les yeux les moins faits pour s'y connaître en sont blessés. » Et il déclare que « dans le portrait de M”* la princesse Charlotte de Lorraine, la main qui tient l'éventail est estropiée et la tête fort mal coëffée. »
Dans quel refuge se cachent les portraits de M Vanville tenant un bouquet de barbeaux, de M" *** et de M”° *** en
(1) Lettre à un partisan du bon goût sur l’Exposition des tableaux faite dans le Grand Salon du Louvre, le 28 août 1755. — Seconde lettre à un partisan du bon goût.