‹ J.B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvre 1923Chapitre 34 sur 107 · PIS · texte numérisé non relu

PIS

PORTRAIT D'HOMME DE LA FAMILLE Journu

LT Ancienne collection Demotte)

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Pastel. S

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cornette s'incline doucement vers la terre et le fichu de linge blanc, croisé sur la poitrine, évoque une guimpe monacale( pl.25). Le portrait de leur gendre, Antoni Warin, échevin, fils de Nicolas Warin et de Magdeleine-Christine Lestevenon, né le 12 décembre 1712, marié le 12 décembre 1742 à Jeanne-Marie van der Waëyen et mort le 10 novembre 1764, porte lui aussi une date précise: avril 1763. Antoni Warin a donc 51 ans: il est vêtu comme ses beaux-parents, comme les Hollandais ses contemporains, à la française: habit, tour de cou en linon blanc, jabot de dentelle, perruque poudrée et frisée. Nous pensons que le portrait à l’huile, d’une femme, conservé dans la même galerie, de par la convenance de l’âge, par la ressemblance physionomique avec M" Arent van der Waëvyen, par le costume, par le fait qu’il a toujours, chez le baron van Lynden, héritier de la famille Warin, accompagné les trois autres portraits, est aussi de Perronneau : tel est l’avis de M. Starins qui, d’après la coiffure du modèle, assignerait à ce portrait une date beaucoup plus avancée que 1763.

Au Salon du Louvre, Perronneau rapportait de son voyage, suivant le livret: « M. Asselart, Bourguemestre d'Amsterdam, M. Guelwin, M. Tollins, M. Hanguer, Echevin d'Amsterdam ». Il y avait ajouté « Madame Perronneau, faisant des nœuds », c’est-à-dire occupant ses mains avec le fil de la frivolité et jouant avec la navette, ce « petit magasin des £râces » ; M”° de Tourolle, probablement celle qui avait signé à son contrat de mariage, parmi les amies de sa femme, enfin M. et M" Trudaine de Montigny.

Ici nous pénétrons dans un milieu nouveau, la brillante société du Temple. Dans une lettre à Desfriches, du 2 janvier 1770, Perronneau écrit: « Je n’ay pu voire M. de Fourqueux qui me veut du bien, qui est à sa terre... M. de Fourqueux insiste pour que je soient stable à Paris. » Et dans une autre lettre de Paris, le 14 mai 1772, au même correspondant: « Aussi n’ai-je veu

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