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(3) Renseignements fournis par M. Staring.
van Gheel van Spanbrock (1737-1797) n’est $uère plus avenante: comme son mari, elle paraît en buste dans un ovale de pierre.
tournée de trois quarts vers la droite, le visage haut coiffé, d’une
manière qui désage l’oreille ; elle regarde de face avec la même
dignité austère ; la robe de soie bleu foncé, le décolleté $éné-
reux et le nœud du « parfait contentement », l’écharpe lésère de
mousseline blanche, le collier de perles ne suffisent pas à éclairer
cette physionomie rébarbative (pl. 39).
Trois documents nous renseisnent sur l’année 1779. Le 31 juillet, Perronneau si$ne aux procès-verbaux de l’Académie. Le 19 août, il « réclame les bontés de M. le comte d’Angiviller, pour obtenir des bienfaits du Roy un losement au Louvre ou dans les maisons qui appartiennent au Roy. M. de Tournéant (de Tournehem ?) lui avait donné sa parole qu'il en auroit un des premiers vacants. Depuis, M. le marquis de Marigny lui écrivit à Amsterdam que le premier seroit pour luy ; mais différents voyages qu'il a faits l'ayant empêché de se rappeler à son souvenir, les Peintres qui ont été reçus depuis luy ont profité du lo$ement qui auroit dû lui être réservé.
« Le suppliant ayant eu l’honneur de peindre plusieurs fois devant Sa Majesté, ne se servit point de cette occasion pour en obtenir cette faveur, se reposant toujours sur les promesses que M. le marquis de Marigny lui avoit fait.
« M. le comte d’Ansiviller pourra juger de ses talens, s’il daigne jetter les yeux sur quelques tableaux que le suppliant exposera cette année au Louvre, il espère beaucoup de ses bontés, tant par son rangs d'ancienneté d’académicien que par les promesses qui lui ont été faites, il ne cessera de faire des vœux pour la conservation de ses jours.
«Si M. le comte d’Angiviller a des ordres à donner à M. Peronneau, il aura la bonté de luy faire adresser chez M. Robin, agréé de l’Académie, cloître des Bernardins. »
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Pastel. Signé. 1767 ou 1768.
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Cette supplique est annotée par Pierre, premier peintre du roi, de la manière désobliseante que voici:
« Il y auroit trop de choses à répondre au présent mémoire. Elles pourroient être désobligeantes, quant au talent. Mais comme les encoura$gemens présentés par les supérieurs ne sont jamais que conditionels, l’on estime que sans faire sentir à M. Peronneau que ses plaintes ne sont pas plus fondées que ses droits, une réponse vaguement encourageante doit suffire (1). »
Et Perronneau reçoit, en effet, la réponse suivante (2) fort aimable, mais hélas ! négative:
« J'ai reçu, Monsieur, le mémoire que vous m’avez adressé et par lequel vous me demandez un logement au Louvre ou dans quelque maison du Roy, attendu l’ancienneté de votre réception à l’Académie. Je ferai volontiers en votre faveur ce que les circonstances me permettront, sur quoi je crois néanmoins devoir vous observer qu’il y a plusieurs officiers de l’Académie qui n’ont . point encore de logement chez le Roy. Je verrai, au surplus, avec plaisir, les ouvrages que vous comptez exposer cette année, et je ne doute pas qu'ils ne soyent, comme ceux que vous avez mis dans d’autres occasions, très propres à vous faire honneur, ainsi qu’à l’Académie. — Je suis.