Scène III
M. de la Popelinière. La Tour — (Il va à son chevalet et trouve une lettre sur sa boîte aux crayons) — Qu'est-ce que cette lettre?
M. de la Pop. — C'est une lettre qu'on a apportée il y a une heure. La Tour — Vous permettez? (Lisant.)
»Monsieur, J'arrive à Paris sans argent. (Encore un mendiant qui sait l'orthographe.) Je n'ai qu'une ressource, c'est de prouver au public que j'ai presque autant de talent que vous. Le moyen en est simple, (qu'est-ce que cette manière de parler?) Je peins comme vous au pastel. (Comme moi!) Voulez- vous accepter un duel aux crayons devant l'Académie? (Quelle audace!) Je serai vaincu dans cette lutte inégale: mais le bruit qui se fera autour de mon nom me recommandera tout naturellement pour les portraits que vous ne voulez pas faire. Croyez à ma profonde reconnaissance.
» signé: Péronneau. «
Péronneau! Oui, oui, c'est un dessinateur de talent. C'est égal, voilà un faquin d'une nouvelle espèce. Nous songerons à cela . . .