‹ J. B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvreChapitre 14 sur 78 · LE PASTELLISTE ET LE PEINTRE · texte numérisé non relu

LE PASTELLISTE ET LE PEINTRE

L'œuvre de Perronneau est le plus brillant chapitre de l'histoire du pastel au XVIIIe siècle. Alors comme aujourd'hui, ce fut l'âge d'or de cet art aimable et facile. Il semble que la mode, vulgarisant un genre déjà connu depuis le XVIe siècle, ait étendu sur les vélins, les poudres de couleur, comme elle semait sur les épaules nacrées, sur les cheveux, sur les habits de velours noir, les poudres d'amidon, de Chypre, d'ambre et de bergamotte.

Les Clouët, Daniel Dumonstier et Lagneau, par leurs portraits aux trois crayons, avaient préparé la voie; Robert Nanteuil, le graveur, exécutait souvent au pastel les portraits qu'il voulait traduire sur une planche de cuivre. Vivien, généralisant un procédé que Le Brun et Largillière n'avaient pas dédaigné, exposait dix-huit pastels au Salon de 1704. Chacun sait le succès de la Vénitienne Rosalba Carriera, venue à Paris en 1720. Dans la suite, Charles Coypel, Hubert Drouais le père, La Tour, certainement inspiré par le succès de la Rosalba, Perronneau, Valade, Roslin, Loir, Francisque Millet, Greuze, Lundberg le Suédois, Caresme, Hall et l'inimitable Chardin envoyèrent des pastels au Salon du Louvre. 1 Liotard le Genevois promenait sa gloire achalandée de ville en ville.

1 Nous avons relevé entr'autres, dans les livrets:

Nîl 90. Autre, au pastel, représentant M.***.

1757 — ROSLIN, Académicien.

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