‹ J. B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvreChapitre 28 sur 78 · Madame Thiboust. — Pastel. — Salon de 1750. N · texte numérisé non relu

Madame Thiboust. — Pastel. — Salon de 1750. N

36. — Kam. — Il est ainsi méntionné sur le livret du Salon de 1750: N° 136. M. Kam, en habit de velours noir. — Dans le 2e Compte que rend à S. A. Mgr. le Prince de Soubise, Jacques Larceneux, trésorier général de Sadite Altesse, de la recette et dépense par lui faite en la dite qualité pendant l'année 1752 (Archives du Château de Chantilly), on lit en effet, au recto du feuillet 83:

»Peintres en portraits. « »Kamme.«

»De celle de onze cent quatre livres payée au Sr Kamme, peintre du roy de Pologne, sur des ordres par écrit de S. A. pour des portraits par lui faits, sçavoir:

»3 mars 1752 600 livres. «

»28 juin 504 livres. «

»Revenant les dites sommes à celle susdite de 1104 livres. « D'autre part, on lit dans les Mémoires de Ville (tome I, p. 490):

»Octobre 1771. — Le 1er M. Kamm, de Strasbourg, mon ancien ami, étant venu prendre congé, ne m'a pas trouvé, et, ma femme étant malade, il n'a parlé qu'à nos domestiques. « Au tome II, p. 1 . — Janvier 1 775. le 22 .... M. Kamm, peintre de Strasbourg, étant venu à Paris avec M. Dietrich, m'est venu voir tout aussitôt. J'ay revu cet ancien ami avec plaisir. «

Au tome II, p. 3. ^Février, le 25 .... M. Kamm a encore dîné chez nous. Il doit partir le mardy gras . . . .«

37. — Beaumont. — Graveur de l'Hôtel de Ville. — Salon de 1750. N° 140.

38. — Portrait de jeune femme tenant un bouquet de barbeaux. — Pastel. — H. 0,58. — L. 0,46. — A M. Jacques Doucet. — Modelé de gauche à droite. Elle est vue de

gauche à droite, assise, le corps penché à gauche, la main et le bras droit s'appuyant à une table. Elle a les cheveux légèrement poudrés, les yeux gris, sur la lèvre glisse un sourire. La physionomie est élégante, la pose simple et gracieuse. Elle porte un esclavage de perles autour du cou; sa robe en taffetas taupe, falbalassée d'un bouillonné de même nuance, s'orne d'une modestie de gaze festonnée s'ouvrant sur un »corps« bleu foncé ou bleu barbeau, orné d'un nœud de soie bleue, le »parfait contentements De la main gauche, elle tient un bouquet de barbeaux ou bleuets, un peu pâlis. Le bras gauche, replié le long du corps, est orné d'un bracelet de trois rangées de perles. — Peut-être le N° 134 du Salon de 1750. — Exposition de Cent Pastels (1908) N°81. Pl. 79.

1751 39. — Desfriches. — Pastel. — H. 0,59. — L. 0,50. — Signé en haut, à gauche:

Perroneau, 1751 . — A M. Ratouis de Lima y. — Modelé de gauche à droite. Il est représenté assis, vu à mi-corps, la tête tournée vers la gauche. Il a les cheveux poudrés, frisés sur les tempes et noués par le ruban noir du catogan. L'ovale du visage est délicat, le front développé; les yeux bruns, à la prunelle très noire, donnent au regard quelque chose de captivant. Le »mazulipatam«, foulard de couleur rayé jaune et bleu, est négligemment noué autour du cou sur une robe de chambre de lampas bleue à ramages blancs; la main gauche est appuyée sur un carton à dessin d'où sortent quelques feuillets. Fond vert neutre. — Il s'agit d'Aignan-Thomas Desfriches, dessinateur -amateur, né à Orléans le 7 Mars 1715. Il s'adonna à ses moments de loisir au dessin, sur un papier plâtré dit »papier à tablettes«; les bords de la Loire et du Loiret lui fournirent le sujet de la plupart de ses paysages. Il peignit non sans talent et grava quelque peu. Lié avec la plupart des artistes et des collectionneurs de son temps qu'il recevait à Orléans ou à la Cartaudière, sa maison de campagne, il entretint avec eux une correspondance assez suivie. Il avait réuni une belle collection de dessins et de tableaux, principalement des écoles flamande et hollandaise. Il mourut à Orléans le 25 Décembre 1800. — Salon de 1751. N° 83. — Exposition des Beaux-Arts d'Orléans en 1884. N° 498. — Exposition de Cent Pastels (1908). N°91. Pl. 53.

40. — Madame Desfriches. — Pastel. — H. 0,59. — L. 0,48. — A M. Ratouis de Limay. — Modelé de gauche à droite. Elle est vue de trois quarts, assise, tournée vers la droite, la tête inclinée vers l'épaule gauche; les cheveux sont légèrement poudrés, les yeux sont bruns, la bouche souriante; un triple collier de perles est attaché sur la nuque par un ruban. Elle est vêtue d'une robe de soie changeante ciel et lilas, falbalassée d'un bouillonné de taffetas s'ouvrant en décolleté carré, bordé d'une »modestie« sur un »corps« garni du » parfait contentement«, plus mauve que bleu; une semblable coque de ruban s'épanouit à la manche courte du bras droit, surmontant les trois engageantes de dentelle; de la main droite, elle tient une navette d'écaillé avec laquelle elle fait des » nœuds «, tandis que la main gauche retient le fil de la »frivolité«. Fond vert. — Il s'agit de Madame Desfriches, née Marie-Madeleine Buffereau, épouse du dessinateur Aignan-Thomas Desfriches, morte à Orléans le 5 Février 1813, âgée de 97 ans. — Exposition des Beaux- Arts d'Orléans, 1884. N°499. Pl. 54.

41. — Chevotet. — Pastel. — H. 0,59. — L. 0,50. — Signé au milieu, à gauche: Perroneau 1751. — Musée d'Orléans. — Il est vu de trois quarts, tourné de droite à gauche, une longue perruque poudrée tombant sur ses épaules, les traits accentués, les yeux bruns, la bouche volontaire, le teint jaune. Il porte un tour de cou de linon blanc avec un jabot de gaze rayée, festonnée, un habit sans col, lilas pâle changeant, un gilet bleu à broderies et à boutons d'or entr' ouvert. Sous le bras gauche il tient un carton, d'où sortent quelques feuilles. Fond vert jaune rompu avec une ombre portée à gauche. — Il s'agit de Jean-Michel Chevotet, architecte du roi, né à Paris en 1698, mort

dans la même ville en 1772. Il construisit le pavillon de Hanovre et le château de Petit-Bourg. Il fut en 1 732 reçu membre de l'Académie royale d'architecture qui lui avait décerné son grand prix en 1722. — Exposition rétrospective des Beaux- Arts et des arts appliqués à l'industrie. Orléans, 1876. N° 269- — Exposition des Beaux-Arts d'Orléans, 1884. N° 501. — Légué par M. Delzons au Musée d'Orléans. Pl. 60.

42. — Madame Chevotet. — Pastel. — H. 0,59. — L. 0,50. — Signé au milieu à gauche: Perroneau 1751. — Musée d'Orléans. — Modelé de gauche à droite. — ■ Elle est vue de face, la tête très légèrement inclinée vers la droite, les cheveux poudrés et coiffés d'une cornette de dentelle avec papillon bleu dont les barbes envolées rejoignent le réseau de tulle de la palatine, retrouvant elle-même les nœuds blancs du «parfait contentement«. Elle a les yeux bruns à la prunelle noire, la bouche souriante, le visage un peu alourdi par la maturité, mais très gracieux. Au cou elle porte un collier de quatre rangs de perles, son corsage bleu décolleté en carré est en partie couvert d'une mantille noire jetée sur les épaules. Le »corps« est formé de trois nœuds de soie blanche superposés. Fond vert. — Il s'agit de Anne-Catherine Chevotet, née Rémond, épouse de Jean-Michel Chevotet, architecte. — Exposition rétrospective des Beaux-Arts et des arts appliqués à l'industrie, Orléans 1876. N° 270. — Exposition des Beaux- Arts d'Orléans, 1884. N°502. — Légué par M. Delzons au musée d'Orléans. Pl. 61 .

43. — Le duc d'Aumont. — Peinture. — H. 1,80. — L. 0,67. — Hôtel de ville de Boulogne -sur -Mer. — Il est représenté debout, à droite, en habit de cour. — Dans les archives de Boulogne-sur-Mer, je trouve cette note concernant ce tableau (Liasse 192, Pièce N° 5): »I1 sera tenu compte à M. Fontaine de la somme de six-cent-dix-sept livres pour le portrait de Mgr le duc d'Humières notre gouverneur, qui a été tiré par le Sr Peronneau par nos ordres étant à Paris pour être placé en l'Hôtel de ville et ce y compris les frais d'emballage, ports etc. ... à laqueUe somme de six-cent-dix-sept livres

11 sera employé par le dit Sr Fontaine, dans son état de dépenses. A Boulogne, ce

12 Janvier 1751. Signé: Coilliot.« — Il est impossible d'affirmer que ce portrait ait été conservé dans ses dimensions premières, tous les portraits de gouverneurs ayant été ramenés à une dimension uniforme. Il s'agit de Louis-François d'Aumont, marquis de Chappes, duc d'Humières, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Compiègne et du Boulonnais, né le 30 Mars 1671, mort le 6 Novembre 1751, à Paris, où il est enterré dans l'église Saint-Gervais. Il avait épousé en 1 690 Anne-Louise-Julie de Crevant, fille de Louis de Crévant, duc d'Humières, maréchal et grand maître de l'artillerie de France, et de Louise-Antoinette Thérèse de la Châtre, à la charge de prendre le nom et les armes d'Humières. Les ducs d'Aumont furent gouverneurs du Boulonnais de père en fils (Dictionnaire de la noblesse par laChesnaye des Bois et Barbier). Le portrait du duc d'Aumont par J. B. Perronneau est dans la salle des mariages de l'Hôtel de ville de Boulogne.

44. — Le comte de Bonneval. — Salon de 1751. N° 76. — Il s'agit probablement de Louis-Charles-Michel de Bonneval, l'un des six intendants des Menus-Plaisirs.

45. Monsieur Ruelle. — Premier échevin de Paris demeurant me St. Louis, près le Palais. - Salon de 1751. N° 77.

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