‹ J. B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvreChapitre 29 sur 78 · Madame Ruelle. — Salon de 1751. N · texte numérisé non relu

Madame Ruelle. — Salon de 1751. N

47. — Madame du Ruisseau. — Peinture. — Femme de Charles du Ruisseau, avocat au Parlement qui signera au contrat de mariage de Perronneau. — Salon de 1751. N° 101.

48. — Mademoiselle Silanie. — N'est autre que Mlle Lany, danseuse de l'Opéra, née vers 1733, morte en 1777. — Salon de 1751. N°81.

49. Mademoiselle Rosalline, dite Raton, artiste de l' Opéra-Comique. — Salon de 1751. N°85.

50. — Le prince de Soubise. — Pastel. — J'ai trouvé, aux Archives du château de Chantilly, où l'on conserve quelques registres de comptes du prince de Soubise, père de la princesse de Condé (Charlotte -Godefrede- Elisabeth), et spécialement dans le 3me compte de l'année 1751, au verso du feuillet 67, cette mention: »Peintres en portraits«.

»Plus de la somme de mille livres payée au Sr Perronneau, autre peintre, le 9 Décembre 1751, pour le portrait en pastel de S.A., suivant l'ordre et

quittance rapportés, cy 1,000 livres. «

Il s'agit de Charles de Rohan, prince de Soubise, maréchal de France, né et mort à Paris (1715—1787).

1753 51. — Bouguer. — Pastel. — Signé au bas, à gauche: Perroneau, 1753. — Musée

du Louvre. — Il est tourné de trois quarts vers la gauche, la perruque longue poudrée, les yeux gris bruns, cerclés de bleu, les traits accentués, comme taillés à coups de hache, la bouche volontaire, le teint bilieux, la physionomie sévère. Il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle, un habit lilas pâle changeant avec manchettes de dentelle, un gilet de même couleur, mais plus pâle. Il tient la main droite passée dans son gilet, son tricorne sous le bras gauche; il est assis dans un fauteuil. Fond jaune vert. — Ce pastel a été gravé par Miger. — Le 10 Octobre 1846, M. Grangeret de Lagrange, l'un de conservateurs de la bibliothèque de l'Arsenal donne, pour le musée de Versailles, le portrait peint au pastel par Perronneau, en 1753, de Bouguer, membre de l'Académie des sciences. — Il s'agit de Pierre Bouguer, né en 1698 au Croisic (Loire Inf.), mort en 1758, ingénieur hydrographe, membre de l'Académie royale des sciences, de la société royale de Londres, honoraire de l'Académie de marine, hydrographe du roi. Pl. 36.

52. — Le sculpteur Adam. — Peinture. — H. 1 ,28. — L. 0,95 (Morceau de réception à l'Académie de Perronneau). — Musée du Louvre. — Il s'enveloppe dans sa gamberluque de taffetas vert; il est assis les jambes croisées auprès du socle d'une statue; ses mains, aux manches retroussées, gardent encore le marteau et le ciseau. Sur le socle de la statue, on devine dans l'ombre la naissance d'une jambe. Il s'agit de Lambert- Sigisbert Adam, dit l'aîné, né à Nancy en 1700, prix de Rome en 1723, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1 737, professeur en 1 744, mort à Paris en 1 759. — Salon de 1 753. N° 1 24. — Collection de l'Académie royale de peinture et de sculpture. — Ecole nationale des Beaux-Arts. Pl. 47.

53. — Jean- Baptiste Oudry. — Peinture. — H. 1,28. — L. 0,95. (Morceau de réception à l'Académie). Musée du Louvre. — Il est vu de trois quarts, tourné vers la gauche; sa perruque est poudrée, il a les yeux bleus, la physionomie sévère, un peu dure. 11 porte un tour de cou de linon blanc avec dentelle, un habit de velours vert foncé avec manchettes de dentelle. Un mouchoir de couleur sort de sa poche. Son bras gauche s'appuie sur un fauteuil tendu en velours de Gênes rouge, la main tenant une palette et des pinceaux. La main droite est largement ouverte comme dans un geste de démonstration. Le fond est presque entièrement formé par une toile posée sur un chevalet. — Salon de 1753. N° 124. — Collection de l'Académie royale. — Ecole des Beaux-Arts. — Il s'agit de Jean-Baptiste Oudry, né à Paris en 1689, élève de son père Jacques Oudry et de Largillière, membre de l'Académie royale de peinture en 1719, directeur de la manufacture de Beauvais, surinspecteur de la manufacture des Gobelins, mort à Beauvais le 30 Avril 1755. Pl. 30.

54. — Oudry et Madame Oudry. — Pastel. — H. 0,71. — L. 0,57. — A Mmex***. — Modelé de gauche à droite. Au premier plan, le corps penché en avant, la tête

tournée à gauche, est assis un artiste qui n'est autre qu' Oudry lui-même; sa longue perruque est poudrée, il a le front très développé, les yeux bleus, la bouche souriante, le teint rose. Il porte un habit marron à gros boutons avec des manchettes de dentelle; son gilet, de même couleur, est déboutonné sur un jabot de dentelle. Sa main droite qui tient un porte — fusain, s'appuie sur la gauche. Derrière lui, à gauche, regardant par dessus son épaule, est Madame Oudry, sa femme, coiffée d'un petit bonnet blanc que recouvre une bagnolette noire. Elle porte un mantelet de taffetas noir. De la main gauche, elle tient l'épaule gauche de son mari. Fond bleu clair. — Madame Oudry, née Marie -Marguerite Froissié, fille d'un miroitier, épousa en 1709 Oudry, qui lui donnait depuis quelque temps des leçons de peinture. Elle mourut à l'âge de 89 ans et fut inhumée à St. Germain-l'Auxerrois le 29 Janvier 1780. Pl. 31.

55. — Jeanne Dorus, troisième femme de Jean-Baptiste Le Moyne, âgée de trentedeux ans. — Pastel. — H. 0,66. — L. 0,57. — A M. Georges Dormeuil. — Elle a les cheveux poudrés, les yeux bruns, un esclavage de perles autour du cou, les épaules couvertes d'un mantelet bleu, avec le »parfait contentement« au corsage, disposé sous une »modestie« de gaze blanche. Fond bleu rompu d'or. — Salon de 1 753. N° 1 25. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 75. Pl. 17.

56. — Le Président Bignon. — Pastel. — H. 0,54. — L. 0,44. — Signé en haut, à gauche: Perroneau, 1753. — A M^e Very. — Il est tourné de trois quarts vers la gauche, la perruque poudrée, les yeux bruns, la physionomie très vive et spirituelle; il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot, un habit et un gilet noir. Fond vert. — Il s'agit d'Armand-Jérôme Bignon, né à Paris en 1711, reçu avocat général du Grand-Conseil en 1729, maître des requêtes en 1745, bibliothécaire du roi, prévôt des marchands, conseiller d'Etat, de l'Académie Française, mort le 7 Mars 1772.

57. — La Comtesse Jacquette d'Arche, née de Loupes. — Pastel. — H. 0,47. — L. 0,39. — Signé en haut à droite: Perronneau. — A Mm<= René d'Hubert. — Les cheveux poudrés, les yeux bruns à la prunelle noire, la bouche souriante, l'expression très gracieuse, elle est vêtue d'un mantelet de taffetas gris foncé avec le devant du corsage bleu, bordé d'une modestie. Un ruban bleu, noué sous le menton, entoure le cou. Fond vert. — Ressemblance très marquée avec le portrait de femme de la collection Henry Michel- Lévy et avec le portrait de femme de la collection Georges Dormeuil, qui ont figuré à l'Exposition de Cent Pastels. — Exposition de Cent Pastels (1908). Pl. 83.

58. — Julien Le Roy. — Le portrait de Julien le Roy, horloger du roi, ancien directeur de la Société des Arts, né à Tours en 1686, mort en 1759, a été gravé par Moitte, in f°, et par F. Hubert pour accompagner une notice biographique de Le Prévôt d'Exmes. — Salon de 1753. N° 126. Pl. 68.

59. — La Princesse de Condé. — Salon de 1753. N° 122. — J'ai trouvé, aux Archives du château de Chantilly, dans le deuxième compte de l'année 1752, au recto du feuillet 83 (registres de comptes du prince de Soubise, père de la princesse pe Condé) cette meution:

»Perronneau.«

»Plus de celle de six cents livres payée le 6 may 1 752 au Sr Peronneau, autre peintre, pour le portrait de Mlle de Soubise, aujourd'huy princesse de Condé,

suivant l'ordre et quittance rapportés, cy 600 livres. «

Il s'agit de la princesse Charlotte-Godefrede-Elisabeth de Soubise, qui avait épousé le prince de Condé le 2 mai 1 753, et qui mourut en 1 760. Les Archives conservent une correspondance charmante, adressée par cette princesse à son mari. Cette correspondance a fait l'objet d'une publication du comte Fleury dans le Carnet historique et littéraire du 1 5 octobre et du 15 novembre 1 898.

60. — Mylord de Huntington. — Il s'agit de ce même mylord de Huntington, jeune homme d'environ 24 ans, d'une jolie figure, et puissamment riche, d'une des premières familles d'Angleterre, demeurant rue des Petits-Augustins chez Olivier, tenant l'hôtel de Hambourg garni, et qui fut le protecteur de MUe Lany, danseuse à l'Opéra. — Salon de 1753. N° 123.

1754 61. — Hubert Drouais. — Pastel. — H. 0,63. — L. 0,56. — Signé en bas à gauche: Perroneau, 1 754. — A M. Noël Valois. — Il est tourné de trois quarts à gauche, la perruque poudrée, les yeux bleus, les lèvres un peu pincées, le regard sévère, l'expression très intelligente, le teint clair. Il est vêtu d'un habit de velours noir avec manchettes de dentelle; un jabot de dentelle s'attache sur un col de satin blanc. Il est assis sur un fauteuil au dossier de velours rouge; de la main gauche, il tient un portefeuille. Fond gris vert. — Il s'agit d'Hubert Drouais, peintre, élève de De Troy, né à la Roque (Eure) en 1699, reçu membre de l'Académie royale de peinture en 1730, mort à Paris en 1767; il fut le père de François -Hubert Drouais, et le grand-père de Jean -Germain Drouais. Au dos du tableau on lit: »Peint par Peronot de l'Acad. Royalle de France. « Et cette autre note: »Ce portrait est celui de M. Drouais le père de Mme Lutton peint par M. Peronneaux, peintre de l'Accadémie Royalle de peinture de sculpture, peint en l'année 1754.« Pl. 14.

62. — Portrait d'homme. — Pastel. — H. 0,50. — L. 0,47. — Signé: Perronneau peintre du roi, en 1 754, à La Haye. — A M. van Kretschmar à Utrecht. — Vu de trois quarts, en buste, tourné vers la gauche, les cheveux poudrés, en habit bleu clair, soutaché d'or, portant cuirasse sous l'habit, il semble âgé de trente ans environ. Fond gris clair.

63. — Le docteur Pierre Poissonnier. — Gravé par J. P. Benoit aux frais de Louis -François Rigaut, médecin et physicien de la Marine. Pierre Isaac Poissonnier, médecin et chimiste célèbre, auteur d'un grand nombre d'ouvrages, né à Dijon en 1720, mort à Paris en 1 798. Ce même Poissonnier fut le médecin de Boucher, qui fit pour lui son dernier tableau, en priant sa femme de le lui remettre.

1 755 64. — Le Prince Charles de Lorraine. — En cuirasse. — Salon de 1 755. N° 92.

65. — La Princesse Charlotte de Lorraine, abbesse de Remiremont et de Mons. — Salon de 1755. N° 93.

66. — Madame Vanville tenant un bouquet de barbeaux. — Salon de 1 755. N° 94.

1 756 67. — Portrait de jeune homme aux trois roses. — Pastel. — H. 0,58. — L. 0,47. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1756. — A x***. — Eclairé de gauche à droite, il est vu à mi-corps, assis dans un fauteuil au montant de bois jaune, au dossier de velours bleu; il a les cheveux poudrés, le toupet en »vergette« frisé à marteau; les yeux d'aigue marine d'une limpidité lumineuse expriment la douceur et la mélancolie; le nez est un peu busqué; le personnage est vêtu d'un habit rose, » velours de pêche«, avec un col de velours noir; un jabot de fine dentelle s'attache sur le tour de cou de linon blanc; il porte à la boutonnière trois roses thé, dont les queues, d'un bleu vert, sortent d'une boutonnière de l'habit. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 100. Pl. 43.

68. — Jean Couturier des Flottes. — Pastel. — H. 0,58. — L. 0,44. — Signé en haut, à gauche: Perronneau. — Musée du Louvre. Il est vu de trois quarts à gauche, les cheveux poudrés, les yeux bruns, la physionomie ingrate. Il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle, un habit bleu avec quelques fleurettes blanches à la boutonnière. Fond vert jaune. — Donné par M. Henri de Fonbrune. — Ce portrait a été fait en 1 756. Pl. 80.

69. — M. de Beauséjour. — Pastel. — Signé à droite, en haut: Juillet 1756, par Perronneau. (A M. Laliment, château de la Touratte près Bordeaux?)

70. — Le Marquis de Mirepolx, brigadier des armées du roi. — Salon de Toulouse 1 758. N° 26. (Au marquis de Lévis-Mirepoix?)

71. — La Marquise de Mirepoix. — Salon de Toulouse, 1758. N° 27. (Au Marquis de Lévis-Mirepoix?)

72. — Monsieur Dujon, peintre toulousain. — Salon de Toulouse 1 758. N° 25.

73. — Laurent Cars. — Pastel. — H. 0,58. — L. 0,49. — Musée du Louvre. — Il est 1 759 vu de trois quarts vers la gauche, la tête presque de face, la perruque moutonne, poudrée,

les yeux bruns cerclés de bleu, les sourcils très marqués, les narines dilatées, un double menton, la physionomie spirituelle et enjouée. Il porte un habit gris à gros boutons, fermé du haut sur un tour de cou de linon blanc, laissant bouillonner les ondulations de la dentelle d'un jabot. Entre le pouce et l'index de la main droite il tient un porte crayon, les autres doigts maintenant un carton bleu à dessin, sur lequel on remarque le croquis d'une tête féminine. Il est assis sur un fauteuil à dossier canné. Fond jaune vert, rompu de bleu et de brun. — Il s'agit de Laurent Cars, graveur, fils de Jean-François Cars, graveur, né à Lyon en 1699, reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1733, conseiller en 1757, mort en 1771. — Salon de 1759. N° 61. Pl. 24.

74. — Robbé de Beauveset. — Pastel ovale dans un carré. — H. 0,53. — L. 0,44. — Signé en haut, à droite: Perronneau. — Musée d'Orléans. — Il est vu de face, en buste, les cheveux poudrés, les yeux bruns à la prunelle noire, l'air boudeur, le teint maladif. Il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle, un habit bleu sans col, à gros boutons, un gilet bleu déboutonné. Fond verdâtre. — Il s'agit du portrait de Pierre -Honoré Robbé de Beauveset, poète licencieux de l'école de Piron, né à Vendôme en 1714, mort à Saint-Germain-en-Laye en 1792. Il est l'auteur d'une Satire sur le goûtt (1752), de »Mon Odyssée ou le Journal de mon retour de Saintonge (1760)«, poème de près de 2000 vers, pour lequel Desfriches, son oncle par alliance, composa quatre vignettes qui furent gravées par C. N. Cochin, et de quantités d'épîtres badines, d'odes, de contes licencieux. — Salon de 1759. N° 63. — Ce portrait provient de la collection de Desfriches pour lequel Perronneau l'avait fait. En 1760, Desfriches l'estimait 72 livres (la bordure et la glace trente-six livres). Il a été donné au Musée d'Orléans par M. Gâtineau père, le 28 Décembre 1877. Pl. 78.

75. — Jacques-Charles Dutillieu. — Pastel. — H. 0,72. — L. 0,60. — Signé en haut, à droite, Perronneau, pinx. — A M. Jacques Doucet. — Il est vu de face, en buste, la perruque poudrée, vêtu d'un habit et d'un gilet abricot avec un jabot de dentelle. Il tient sous le bras gauche son tricorne bleu tirant sur le gris. Fond bleu. — Ce portrait a été fait en 1759 à Lyon. — Ancienne collection Willemoy. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 80. Pl. 69.

76. — Madame Pezant- Dutillieu. — Pastel. — H. 0,69. — L. 0,55. — A M.Léon Michel-Lévy. — Elle est vue de face, les cheveux poudrés, la tête légèrement inclinée vers la gauche, les yeux bleus, la physionomie très gracieuse; elle porte un esclavage de perles autour du cou. Le décolleté de son corsage s'encadre d'une ample draperie bleue. Fond jaune. — Il s'agit du portrait de Mme Pezant- Dutillieu, née Benoîte Sacquin, épouse de Jacques -Charles Dutillieu, née en 1731, morte en 1771, et dont le portrait fut exécuté à Lyon en 1759. Pl. 70.

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