‹ J. B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvreChapitre 30 sur 78 · Vernet. — Salon de 1759. N · texte numérisé non relu

Vernet. — Salon de 1759. N

78. — Cochin (Charles-Nicolas, le fils). — Salon de 1759. N° 62. — D'après une lettre de Robbé à Desfriches, datée de 1757, Cochin, dans ce portrait, serait vêtu »d'une

casaque de soye«, et tiendrait »le bras gauche tendu, ayant un porte-crayon entre l'index

et le pouce«.

1 760 79. — François Pinchinat. — Pastel ovale. — H. 0,63. — A M. le comte de Riche-

bourg. — Vêtu d'un habit de soie rose avec un jabot de dentelle; fait probablement en 1760 à Orléans. Il s'agit de François Pinchinat, Ecuyer, conseiller secrétaire du Roy.

80. — Madame Pinchinat. — Pastel ovale sur vélin. — H. 0,63. — A M. le comte de Richebourg. — Fait probablement en 1760. — Coiffée d'un bonnet de dentelle, un esclavage de perles autour du cou, elle est vêtue d'une robe de soie bleue avec un nœud au corsage »le parfait contentement« ; sur ses épaules est jetée une dentelle noire. Vue en buste. — Il s'agit de Madame Pinchinat, épouse de M. Pinchinat, née Avoye Seurrat.

81 . — M. Boyer, armateur. — Pastel. — H. 0,60. — L. 0,48. — Signé en haut, à droite: Perronneau. (Probablement fait en 1760). — A M. Arthur Veil-Picard. — Il a les cheveux poudrés, frisés à marteau, les yeux gris bleu; un jabot de dentelle s'attache sur un tour de cou de linon blanc; il est vêtu d'un habit vieux rose à gros boutons d'étoffe. Il tient son tricorne sous son bras gauche. Fond vert très rompu. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 95. Pl. 21.

82. — Portrait de jeune femme. — Pastel. — H. 0,55. — L. 0,44. — Signé en haut à gauche: Perronneau (probablement fait en 1760 à Bordeaux). — A M. Arthur Veil- Picard. — Les cheveux légèrement poudrés, les yeux gris bleu, l'expression un peu poupine, elle est vêtue d'un mantelet de taffetas noir, laissant apercevoir sur le devant du »corps« le nœud bleu du »parfait contentement«. Fond vert. — Grande ressemblance avec le portrait d'enfant en costume de hussard. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 94. Pl. 22.

83. — Portrait d'enfant en costume de Hussard. — Enfant Boyer (probablement fait à Bordeaux en 1760). — Pastel ovale. — H. 0,53. — L. 0,43. — A M. Arthur Veil-Picard. — Les cheveux poudrés et frisés débordent du shako ou bonnet de hussard, dont la pointe allongée est renversée sur l'épaule droite. Il est vêtu du dolman, c'est-à-dire de la veste bleue relevée par des brandebourgs et des boutons d'or. La pelisse de drap bleu, doublée de peau de mouton, jetée sur l'épaule gauche et retenue par un simple cordon, est décorée de ganses et d'olives également en broderies d'or. Il porte une bandoullière de soie, galonnée comme elle l'était pour les corps d'élite, allant de l'épaule droite vers le côté gauche de la veste et barrant ainsi le dolman. Autour du cou une petite cravate de linon blanc rayé. Fond jaune vert. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 96. Pl. 23.

1763 84. — Portrait de femme. — Portrait présumé de Madame Miron. — Pastel ovale.

H. 0,63. — L. 0,47. — (Pendant du portrait d'homme daté 1772.) Signé en haut, à droite: Perronneau 1763. — A X***. — Modelé de gauche à droite. Elle est vue de trois quarts en pleine lumière, tournée de droite à gauche, regardant de face, elle a les cheveux relevés assez haut et poudrés, les yeux bruns. Elle porte autour du cou un esclavage de grosses perles, attaché du côté droit par un ruban noir. Le décolleté est largement évasé; une mantille de tulle noir, garnie à ses bords de dentelle de Chantilly, laisse transparaître la nuance bleue du corsage de taffetas ciel, le devant du corsage ou » corps « en soie rose passée est orné du »parfait contentement«, disposé sous la rangée de dentelle blanche dite »modestie«. Fond gris vert jaune. — Salon de 1765. N° 65. — Vente M. H. J. M.*** (Mandle), Février 1904. N°5l/ Pl. 77.

85. — Trudaine de Montigny. — Ovale. — Jean- Charles -Philibert de Montigny, Intendant des finances, amateur d'art. Il avait réuni une collection remarquable de tableaux, dessins, estampes, terres cuites, qui fut vendue en 1 770. — Salon de 1 763. N° 82.

86. — Madame Trudaine de Montigny. — Ovale. — Madame Trudaine de Montigny était fille de Michel Bouvart de Fourqueux, conseiller d'état et successeur de Calonne au Contrôle général. — Salon de 1763. N° 82.

87. — Madame de Tourolle. — Madame de Tourolle avait signé au contrat de mariage de Perronneau, comme amie de Mademoiselle Aubert. — Salon de 1 763. N° 85.

88. — Arent van der Waëyen. — Pastel. — Mars 1763. — H. 0,56. — L. 0,435. — Au baron vanLynden, château de Nederhorst. — Une demi-figure dans un ovale; tourné de droite à gauche, presque de profil. Le personnage est vêtu d'un habit et d'une sorte de cache-nez blanc. Il porte une perruque »à la procureur«, poudrée. La physionomie est celle d'un homme âgé, sévère et un peu maussade. — Il s'agit d' Arent van der Waëyen, fils d' Arent van der Waëyen et d'Hermine de Bruyn, né le 16 Janvier 1684, mort le 1er Août 1767, à l'âge de 78 ans. Pl. 9.

89. — Madame Arent van der Waëyen. — Pastel. — Mars 1763. — H. 0,56. — L. 0,435. — Au baron van Lynden. — Une demi-figure dans un ovale. Tournée de gauche à droite, vue de trois quarts, la tête coiffée d'une fanchon à bordure de dentelle, vêtue d'une robe de chambre à revers et à ramages, et d'un fichu de linon blanc croisé sur la poitrine, cette vieille personne penche la tête avec une expression de bonté. — Il s'agit de Sara Hinloopen, née le 14 Août 1688, mariée le 15 Mai 1710 à Arent van der Waëyen. Elle était fille de Frans Hinloopen par Sara van Reygersbergh, et mourut à l'âge de 87 ans, le 1 Juin 1775. Peinte à l'âge de 74 ans. Iconographia Batava door E. W. Moes (tome I): N° 3523. Sara Hinloopen (1689—1767) Echtg. van Arend van der Wayen. Door J. B. Perroneau, pastel. Bij de Freules Warin op den huize Nederhorst bij Abcouden. Pl. 10.

90. — Antoni Warin, échevin. — Pastel. — Avril 1763. — H. 0,56. — L. 0,435. — Au Baron van Lynden. — Peint par Perronneau en Avril 1763. — Une demi-figure; tourné de droite à gauche, de trois quarts. Le visage de cet homme de 51 ans est coiffé de cheveux poudrés et frisés à marteau. Le personnage porte un tour de cou en linon blanc où s'attache un jabot de dentelle, d'un gilet et d'un habit de la même nuance. Fils de Nicolas Warin et de Madeleine-Christine Lestevenon, né le 12 Décembre 1712, marié le 12 Décembre 1742 à Jeanne-Marie van der Waëyen, mort le 10 Novembre 1764. — Gendre de M. et Mme Arent van der Waëyen, portraicturés en Avril 1763, ce Warin descendait d'un Français chassé par les dragonnades. — Iconographia Batava door E. W. Moes (tome II): N° 8859. — Anthonie Warin (1712—1764), Schepen van Amsterdam.

— Door J. B. Perroneau, pastel. Bij den graaf van Lynden, huize Nederhorst bij Nigtevecht. Pl. 11.

91 . — Portrait présumé de Madame Antoni Warin. — Peinture. — 1 763. — H. 0,58.

— L. 0,48. — Au Baron van Lynden. — Elle regarde de face, vue de trois quarts; les cheveux poudrés et relevés en toupet retombent sur la nuque en dragonne. Le décolleté s'encadre d'une modestie par dessus laquelle passe une écharpe bleu-clair, nouée sur l'épaule droite par un cordonnet à glands. Ce portrait se trouve au château de Nederhorst; il a toujours appartenu à la famille Warin. Il appartient maintenant au baron van Lynden. héritier de la famille Warin. Pl. 12.

92. — Hasselaer. — Pietro-Cornélis Hasselaer, bourgmestre d'Amsterdam (1 720-1 795),

— Salon de 1763. N° 83.

93. — Hogguer. (1 722—1 793.) — Le baron Daniel Hogguer, ministre de Hollande à Hambourg, échevin d'Amsterdam, celui-là même qui hébergera La Tour pendant son voyage en Hollande, et que La Tour mentionne dans son testament. — Salon de 1763. N° 84.

94. — Guelwinck. — Nicolas Guelwinck, plusieurs fois échevin et ensuite bourgmestre. — Salon de 1763. N° 86.

95. — Tolling. — ^Egidius -Willem Tolling, né en 1699, mort en 1778, était avocat à Amsterdam. — Salon de 1 763. N° 87.

96. — Gérard Meerman. — Peinture ovale. — Muséum Weestreeno Meermianum à la Haye. — Il est vu de trois quarts, regarde de face, tourné de droite à gauche. Les cheveux poudrés, frisés à marteau, noués en catogan, il porte un tour de cou en linon blanc et un jabot de dentelle, un habit ample, bordé de skons et un gilet de la même nuance, également bordé de skons. La main droite, sortant d'une engageante de dentelle est passée dans le gilet. Gérard Meerman fut conseiller et syndic de la République de Rotterdam (1722 — 1771). Il est l'auteur d'un ouvrage en deux volumes, intitulé: Origines typographicae. Pl. 34.

97. — Madame Perronneau faisant des nœuds. — Salon de 1 763. N° 88.

1765 98. — Soyer. — Peinture. — H. 0,70. — L. 0,57. — Signée en haut, à droite: Perronneau 1 765. — Musée d'Orléans. — Il est tourné de trois quarts vers la droite, la perruque poudrée, les yeux gris bleu, la lèvre volontaire, l'expression sévère et intelligente. Il porte un tour de cou de linon avec jabot de dentelle, un habit lilas rose à boutons d'étoffe, doublé de fourrure. De la main gauche, dont on voit tous les doigts, il tient un carton vert et un compas. Fond vert. — Il s'agit de Robert Soyer, ingénieur des Ponts et Chaussées, né à Paris en 1717, mort à Orléans en 1802. Il a construit le pont d'Orléans dont les travaux durèrent de 1751 à 1760. — M. Eudoxe Marcille, au mois de Juillet 1883, se rendit acquéreur, pour le musée d'Orléans, de ce portrait qu'il paya 100 Frs. à M. Lartheau, juge de paix à Puiseaux (Loiret). Pl. 56.

99. — Portrait d'homme. — Pastel ovale. — H. 0,73. — L. 0,57. — Signé et daté 1 765. — Au duc Decazes. — Il est tourné de trois quarts vers la gauche, les cheveux poudrés et frisés, les yeux bleus, la physionomie très expressive, un peu dure; il est vêtu d'un habit bleu, bordé de galons d'or, avec boutons d'or, et d'un gilet bleu. Sous le bras gauche il tient son bicorne galonné d'or. — Exposition des Cent Pastels (1908). N° 71. Pl. 16.

100. — M. Raguenet d'Orléans. — Pastel, signé en haut à droite: Perronneau 1 765. — La figure de trois quarts, l'habit de velours rouge brique, un peu effacé, le jabot de fine dentelle, jouant sur le devant de la veste et saillant en profil. Fond gris tirant sur le vert. — Ce pastel se trouvait il y a quelques années dans un château des environs d'Orléans.

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