‹ J.-B. Siméon ChardinChapitre 20 sur 55 · LE TOTON · texte numérisé non relu

LE TOTON

Gravé par Lépicié, en 1742, d'après le tableau de Chardin.

tout y est bruit, mouvement, gaieté, dépense exubérante de gestes et de cris; les scènes dramatiques elles-mêmes s'y développent avec plus d'ampleur et de liberté. Le cadre parisien, où s'est volontairement renfermé Chardin, est plus étroit ; les appartements, mal éclairés, pauvrement meublés, sont tristes; plus tristes encore les visages de ceux qui les

FRANCE. — PEINTRES. J.-lî . SIMEON CHARDIN. — 4

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habitent, et que ]'àpre nécessite talonne de trop près pour qu'ils aient le temps de sourire. L'idée d'un certain rang à tenir et d'un décorum à garder intervient aussi pour comprimer l'expansion. Dans Chardin, les enfants eux-mêmes sont graves ' ; ils ont quelquefois des tambours, mais je doute qu'ils s'en servent beaucoup. Il ne faut pas gêner le voisin dans ces ruches de carton où nous sommes entassés les uns sur les autres.

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