‹ J. Barbey d'Aurevilly; impressions et souvenirsChapitre 7 sur 12 · PORTRAITS D'AMIS · texte numérisé non relu

PORTRAITS D'AMIS

Des rares amitiés que Barbey d'Aurevilly avait contractées dans la presse catholique, une seule survécut à toutes : celle qui le liait au très noble comte Roselly de Lorgues, doyen des écrivains militants en faveur de l'Eglise, et victime, lui aussi, de cet exclusivisme intolérant qui repousse et veut écarter les hommes d'initiative et de talent supérieur. Le 31 décembre 1888, le maître écrivait à son vieil ami, son contemporain : « Que les années qui vont suivre celle-ci soient pour vous aussi douces que celle qui achève de s'écouler ce soir l'a été pour moi, grâce à vous. » Galant et charmant hommage d'un octogénaire à son aîné !

Lorsque le comte Roselly de Lorgues , en 1856 , publiait son éloquente histoire de Christophe Colomb, véritable et définitif monument élevé au Révélateur du globe, sur la mémoire duquel pesaient depuis quatre siècles l'ingratitude et le silence, M. d'Aurevilly fut un des premiers à rendre justice à l'historien dont plus de trente ans auparavant le Christ devant le siècle avait soulevé de si passionnées discussions. Et dans les pages brûlantes qu'il écrivit alors, il rappela que

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